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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

LA POSTE : ILS PRIVATISENT AU NOM DE L'EUROPE, AU NOM DU SERVICE PUBLIC A LA FRANCAISE, RESISTONS TOUS ENSEMBLE !

Dans sa guerre contre le peuple de notre pays, le pouvoir politique a fait annoncer, par son serviteur zélé, le président de La Poste, une nouvelle étape dans le démantèlement du service public à la française.

Ce nouvel épisode se veut l'achèvement d'un processus de déréglementation mis en œuvre par les gouvernements successifs depuis 20 ans pour se conformer aux exigences de l'intégration européenne. Un nouvel acte de mépris de la volonté populaire exprimée lors du référendum de 2005 !

Exigeons le rejet de la transposition de la directive européenne 2008/6 sur les services postaux !

TOUJOURS LE MEME CHOIX DOGMATIQUE

Pour les idéologues du capitalisme, la loi du marché, seule, doit dominer toutes les sphères de la société. Les cadres politiques nationaux sont désormais des entraves à leur appétit de profits. En France, la constitution d'un grand secteur public et nationalisé, dont "la Poste" est un élément structurant, a permis à notre pays de conquérir un niveau de développement économique, technologique et surtout social en toute indépendance vis-à-vis de toutes les autres puissances capitalistes mondiales.

Les conquêtes de la Libération, renforçant la maîtrise nationale sur les grands secteurs de l'économie et garantissant un statut aux personnels des administrations et entreprises publiques, sont soumises à des attaques systématiques et coordonnées.

Si on n'avait pas encore compris, il suffit de lire Emmanuel Kessler, ex-vice président du MEDEF, dans « Challenges », en octobre 2007. Il voit dans les réformes actuelles : « non une impression de patchwork...mais une profonde unité à ce programme ambitieux : statut fonction publique, sécurité sociale, régime spéciaux de retraite etc. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

L'UNION EUROPEENNE AU SERVICE DU CAPITAL

Depuis son instauration, l'intégration européenne sert de prétexte à toutes les remises en cause des fondements du pacte social dans notre pays. Les traités de Rome, Maastricht, Nice, Barcelone, Lisbonne, le traité constitutionnel de 2005 remodelé et adopté aujourd'hui par l'UMP et le PS, malgré le NON Français en 2005, ont tous participé à détruire la cohérence des services publics, dont celle de la Poste.

C'est le fondement même de la construction européenne que de garantir la libre circulation des capitaux, pour faire de la loi du marché la seule règle à suivre dans un univers de « concurrence libre et non faussée ».

Ainsi la poste autrichienne, les postes allemandes, la poste hollandaise sont cotées en bourse avec toujours le même résultat : fermetures de bureaux de poste, salaires en dégringolade, postiers remplacés par des supermarchés, des épiceries, des boulangers ou dans des églises comme en Angleterre.

Ainsi donc, les détenteurs de capitaux n'auraient aucun compte à rendre, dans aucun pays, et c'est vers eux que gouvernement et direction de la Poste se tourneraient pour financer le service public postal dans notre pays. De qui se moque-t-on sinon de nous ?

QU'EST DEVENU LE MINISTERE DES PTT ?

La privatisation dictée par Bailly s'inscrit dans un processus initié en 1985 par Mexandeau, ministre de François Mitterrand, prolongé par Longuet, ministre de Chirac, et réalisé par Quilès, dans le gouvernement socialiste de 1991 avec l'adoption de la loi séparant "la Poste" et "France Télécom". On voit aujourd'hui ce qu'il est advenu de cette dernière et surtout du service dégradé rendu désormais à la majeure partie de la population. N'oublions pas qu'à l'époque "France Télécom" entreprise publique, détenait seule la maîtrise sur la téléphonie mobile et avait la possibilité de développer ce service nouveau à toute la population sans la recherche à-priori de la rentabilité financière.

Ce fut la fin du recrutement de fonctionnaires au profit de contractuels sous payés et sans droits (suppression de la prime d'installation et du droit à mutation, formation et contrats au rabais, CDD abusifs, temps partiels imposés, etc...). La mise en concurrence des salariés, suivant leur statut, a conduit à une dégradation pour tous avec des situations parfois dramatiques de suicide.

CHRONIQUE ANNONCEE DU DEMANTELEMENT DE LA POSTE

Pour les postiers, tournées allongées, tri désorganisé, salariés ballottés d'un travail à un autre, d'un horaire à un autre, travail déshumanisé et payé à des salaires de misère, sans parler de l'intérim, CDD et autres précarités, toutes joyeusetés devenues spécialités de l'entreprise postale.

Pour les usagers, retards de courriers, tournées des facteurs à découvert, files d'attentes de plus en plus longues devant des guichets sans agent, réduction des heures d'ouverture, augmentation des tarifs.

Pour ne prendre qu'un exemple, le facteur est un lien social quotidien dans certaines régions de France. C'est un effet structurant de notre société qui dépasse la simple fonction prévue dans les textes. Que le gouvernement maîtrise l'administration postale et il garde la possibilité d'agir sur l'aménagement cohérent du territoire, en prenant en compte les besoins sociaux et environnementaux. Un pouvoir qui abandonne ce levier d'action, comme il l'a fait pour "Renault", est-il digne de confiance ou doit-il être dessaisi ?

De la même façon, c'est le pluralisme de la presse d'opinion, organisé par les ordonnances de 1947 (distribution 6 jours sur 7, aide à la distribution, etc...) qui est en question. Seuls seront privilégiés les grands groupes multimédias se partageant le gâteau de la publicité, ceux qui véhiculent l'idéologie patronale, ceux qui cherchent à façonner l'opinion au détriment du débat démocratique.

QUELLES SOLUTIONS POLITIQUES POUR CEUX QUI REFUSENT

CETTE REGRESSION ?

L'annonce de la mise en place d'une commission par Sarkozy veut empêcher la contestation populaire de grandir et de s'exprimer. La grève et la manifestation du 23 septembre sont les premières ripostes.

Pour "Rouges Vifs", l'exigence d'un référendum sur cette seule question n'est pas la priorité, d'autant que le précédent référendum sur la constitution européenne a déjà livré son résultat : le peuple Français refuse la « concurrence libre et non faussée » et veut conserver, dans son cadre national, la liberté de choisir le périmètre de ses services publics, sans le limiter au service postal.

Les nouvelles dispositions constitutionnelles, adoptées dernièrement dans un large consensus, nous semblent, de toute manière, insurmontables pour ce type d'initiative populaire.

Nous pouvons nous retrouver, dans l'immédiat sur l'exigence du refus, par la représentation parlementaire, de la transposition de la directive obligeant à l'ouverture à la concurrence de la distribution du courrier, base du projet de privatisation de la Poste.

Plus fondamentalement, nous affirmons la supériorité de l'efficacité du Public sur l'économie privée pour satisfaire les besoins collectifs. C'est un choix à faire entre l'intérêt général qui rapporte à tous et la dictature financière au profit de quelques uns.

Radicalement, nous faisons le choix de l'appropriation sociale, collective, des services publics incluant une propriété publique, des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les usagers pour déterminer les objectifs et finalités des services publics, de la Poste en particulier.

Pour s'en servir, au profit de la collectivité, comme outil pour changer la société et faire reculer vraiment le capitalisme.

Paris, le 22 Septembre 2008

source : « rouges-vifs ile-de-france »



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