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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par diablo

Communiqué: (extraits)

Après 18 ans de peine incompressible (dont 7 à l'isolement), plus 3 années de prison supplémentaires, le parquet vient de demander la révocation de la mesure de semi-liberté qui s'applique depuis 10 mois à Jean-Marc Rouillan, préalable à sa libération conditionnelle prévue en fin d'année.
Cette demande fera l'objet d'une audience contradictoire et d'un débat sur le fond le jeudi 16 octobre.
Parmi les conditions très restrictives de sa semi-liberté, il était interdit à Jean-Marc Rouillan d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné. Il ne lui était aucunement interdit de rencontrer des journalistes, de donner des interviews ni de s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui et sur son nouvel engagement militant.
L'interview publiée dans L'Express a servi de prétexte au ministère public pour réagir de manière précipitée, provoquant un emballement médiatique. Pourtant, Jean-Marc Rouillan n'a pas parlé des faits, il n'a fait que commenter l'interdiction d'en parler.
En suspendant provisoirement la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, en le menaçant de révoquer celle-ci et donc de le renvoyer en prison, les autorités ne tentent-elles pas de l'empêcher de s'exprimer librement, une fois sa peine accomplie ?
On ne peut rejouer une nouvelle fois le procès de Jean-Marc Rouillan. Il n'y a aucun fondement juridique à lui imposer un chantage au reniement, aux regrets: la notion de repentance n'existe pas en droit français...

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
Paris, le 13 octobre 2008

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