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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Déclaration de solidarité de l'O.S.P.A.A.A.L.

face aux récents évènements dans les Antilles françaises


Depuis le mois de décembre passé, un impressionnant mécontentement populaire s'est approprié des plus importantes places publiques de La Guadeloupe et de La Martinique, dont la cause fondamentale est la détérioration persistante du niveau de vie de la population. Ces îles des Antilles sont situées à quelques 7000 kms  de Paris et accumulent de sérieux problèmes sociaux, malgré les transferts financiers qu'elles reçoivent de l'extérieur, lesquels pour la crise économique généralisée qui affecte le monde, en toute logique, ont diminué substantiellement.

Le coût de la vie dans ces territoires est élevé pour le fait qu'ils n'ont pas pu développer leur propre économie domestique et doivent, en conséquence, importer de nombreux produits de base pour leur nécessaire survie. Il suffit de signaler que près de 90% de la consommation de ces îles provient de France et d'Europe, sans compter les décisions de caractère législatif et budgétaire qui sont adoptées par la métropole et ne prennent pas en compte, réellement, les aspirations et critères d'une partie importante de leur population. Les quatre «Départements Français d'Outre-mer» : La Guadeloupe, La Martinique, La Guyane et La Réunion, ont enregistré en 2008 un taux de chômage supérieur à 20%, c'est à dire, de deux à trois fois supérieur à celui de la France métropolitaine, selon les données du Bureau Français des Statistiques, ce qui reflète une grave réalité pour la masse des travailleurs de ces pays.

Convertis en Départements d'Outre-mer en 1946 avec le propos de camoufler la nature de leur statut colonial, les supposées vitrines des Caraïbes, exhibées à la région comme une référence évolutive par la France pour leur niveau élevé de vie, prospérité économique et large développement social, elles souffrent dans l'actualité une des pires crises jamais connues, que de prestigieuses personnalités politiques locales coïncident à qualifier de plus grave que celle vécue aujourd'hui par la métropole.

Les protestations, qui ont causé une grande émotion dans ces petits pays des Caraïbes, s'expriment contre la distribution inégale de la richesse existante et le coût élevé de la vie, qui est impossible d'être assumé par les habitants qui forment ces pays, détenteurs d'une énorme richesse culturelle autochtone, mais subordonnés et dépendants de la France dans les sphères politiques, économiques et sociales.

La crise sociale et économique de l'Ile de La Guadeloupe s'est aiguisée avec la mort du syndicaliste Jacques Bino en plein milieu d'une grève générale, avec des affrontements entre les jeunes et la police, qui a eu pour résultat  quelques 40 personnes détenues.

Les grévistes dirigés-es par le mouvement LKP (Liyanna Kont Pwonfitasyon), qui regroupent des syndicats, des organisations politiques et d'autres associations, réclament une augmentation des salaires et une baisse des prix des produits de première nécessité. Mais la grève, qui est menée depuis le 20 janvier et à laquelle au 5 février s'est unie la voisine Ile de La Martinique, est aussi l'expression d'un profond malaise économique et social, ainsi que des tensions entre différents secteurs sociaux du pays.

Cette dramatique situation pourrait aussi avoir des échos dans La Guyane Française et dans l'Ile de La Réunion, où une convocation à la grève générale est faite pour le 5 mars prochain avec les mêmes revendications.

Face à cette critique situation existante dans ce qui est appelée la Caraïbe française, l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine (OSPAAAL), en sa qualité de membre intégrant du Comité Exécutif Régional de l'Assemblée des Peuples de la Caraïbe :

-désire envoyer un fraternel message de solidarité aux frères et soeurs qui se lèvent aujourd'hui contre les politiques capitalistes de tendance néo-libérale, qui sont le bouillon de culture pour maintenir leurs faibles économies sous de fortes relations d'exploitation et de dépendance.

-lance un appel à toutes les organisations et mouvements sociaux à maintenir bien haut les drapeaux de la justice sociale, trouver le chemin pour la satisfaction de leurs justes revendications, et préserver la précieuse vie de leurs camarades de lutte.

-selon le contenu des accords approuvés durant la IVéme Assemblée des Peuples de la Caraïbe, célébrée durant le mois de juillet 2008 à La Havane, elle offre sa modeste contribution à la divulgation de la réalité que vivent les peuples de La Martinique et de La Guadeloupe, et à leur aspiration à ce que la France engage le processus de décolonisation de leurs territoires, en vertu de la résolution pertinente de l'Organisation des Nations Unies.

Secrétariat Exécutif de la OSPAAAL

(Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine)

La Havane, 23 février 2009




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