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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Elections européennes : pour le PCF, sortir de l'impasse

Par André Gerin, député et maire de Vénissieux (Rhône).


La plupart des documents du PCF concernant l'Europe omettent tous dans leur argumentation la clé de voûte. Ils poursuivent l'abandon, le reniement idéologique de l'identité communiste. C'est le programme a minima du Parti de gauche européen.

Changer d'Europe, est-ce possible sans poser la question de l'indépendance et de la souveraineté nationales ? Depuis cinquante ans, l'Union européenne se construit, sans le dire, comme un super-État qui en impose chaque jour davantage aux États nationaux. Combien d'heures et de nuits ont passé les députés et les sénateurs à transcrire dans le droit français des directives européennes ?

L'Union européenne veut faire mettre un genou à terre aux États nationaux pour casser les acquis que les peuples ont conquis au fil de leurs luttes. Le projet Balladur sur la réforme institutionnelle, en supprimant des communes et des départements pour leur substituer des grandes agglomérations entrepreneuriales, aboutit à la démolition de la Constitution issue du Conseil national de la Résistance.

L'Union européenne est un bloc impérialiste héritier du plan Marshall de 1947 et, comme tout bloc, une force menaçante vis-à-vis des forces de progrès, des pays émergents, en contradiction frontale avec les valeurs du socialisme et du communisme.

Laisser croire que l'on peut changer d'Europe sans reconquérir notre souveraineté nationale est une illusion. Où seraient les forces capables d'un tel miracle ? Peut-on imaginer une Europe sociale, socialiste, de progrès - employons le qualificatif que l'on veut - qui repose sur une domination des États nationaux ?

Tout le monde sait que je suis contre le Front de gauche. Mais admettons que je sois pour... Je ne comprends vraiment pas comment on peut se déclarer contre la politique de Sarkozy et pour l'Union européenne. La discrétion de la direction du PCF sur la présidence française de l'UE, les six derniers mois de 2008, est stupéfiante ! Est-ce à dire que nous approuvons le Sarkozy, président de l'Europe, tout en désapprouvant le Sarkozy président de la France ?

Voulons-nous être dupes du jeu sordide qui se joue autour de nos industries, quand Sarkozy fait mine de les défendre tout en laissant l'Europe condamner toute velléité de relocalisation et continuer de chanter les louanges du « marché libre et non faussé » ? Le PCF est-il devenu européo-sarkozyste ? « Retour à gauche », « union de la gauche », ces mots n'ont aujourd'hui plus de sens. Quel rôle historique pour le Front de gauche ? Servir la promotion de Jean-Luc Mélenchon ? Nous assistons à la naissance d'une énième filiale du Parti socialiste avec un Parti communiste qui se marginalise !

A-t-on le droit de proposer un nouveau modèle de développement pour la France et pour l'Europe ? Nous le savons d'expérience, l'union ne peut se résumer à un bloc de partis. Elle doit être celle des travailleurs, des citoyens, des élus sur des projets de transformation sociale. Est-ce absurde pour l'Europe de proposer trois grands principes ?

- La paix au sein et en dehors de l'Union européenne. Si on commençait par signer des accords de politique étrangère, par signer un véritable traité de paix et de coopération entre les pays européens. (Il est bizarre que cette question ait toujours été laissée de côté.)

- Les traités européens. Si on commençait par abroger tous les traités qui s'opposent aux droits fondamentaux de chaque nation (revenir à leur souveraineté), concernant les lois sociales, la protection des travailleurs, l'intervention de l'État dans l'économie, les nationalisations, etc.

- Les coopérations. Si on développait la coopération entre les nations européennes autour de projets industriels, de recherche, d'aménagement du territoire, des transports, projets cofinancés par les États sur la base du volontariat et coordonnés à l'échelle européenne, voire plus largement.

Les dix propositions présentées par Marie-George Buffet sont très loin de correspondre à l'attente du mouvement social et des peuples. Pour répondre aux puissantes exigences qui montent dans le pays, nous devrions avoir l'audace d'oeuvrer au rassemblement du peuple de France sans arrière-pensées électoralistes, l'audace de participer à la construction d'un front de lutte à l'image de ce qu'a réalisé le LKP en Guadeloupe, où chacune des forces politiques a préservé son identité.

Le PCF se dirige vers une impasse. Il faut le dire tout net, avec le Front de gauche, c'est la confusion, c'est la dilution. Comment croire dans ces conditions que l'électorat populaire retrouvera les ressorts de son vote « non » en 2005 ?


source: cette tribune libre d'André Gerin à été initialement publiée par le quotidien "L'Humanité" daté du 18 mars 2009

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