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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par DIABLO

Alors que l'ensemble des pays européens s'enfonce dans la crise, nous sommes une nouvelle fois « invités », le 7 juin prochain, à des élections au parlement européen. La campagne qui s'annonce reprendra les mensonges classiques des campagnes électorales précédentes : « l'Europe c'est la paix » ; « l'Europe c'est un contrepoids aux États-unis, à la Chine, à la Russie, etc. » ; « l'Europe, c'est une nécessité face à la mondialisation », etc. A ces mensonges s'en ajoute déjà un nouveau qu'on nous répète maintenant : « l'Europe est la seule solution pour sortir de la crise».

Le mythe de « l'Europe protectrice »

Rappelons-nous ce que l'on nous disait hier pour justifier la disparition des monnaies nationales et l'imposition d'une monnaie unique : L'euro était censé nous préserver de la crise. Il fallait que l'on accepte les remises en cause de nos acquis sociaux nationaux, pour asseoir la stabilité économique de l'ensemble de la zone euro. Le libre échange, la « gouvernance européenne », la « concurrence libre et non faussée » étaient les solutions aux crises du système capitaliste.

Les travailleurs ont senti depuis longtemps les effets négatifs de la construction européenne - dans la baisse de leur pouvoir d'achat, dans la marche à la « libéralisation » des services publics -. La crise actuelle montre que cette construction européenne n'a aucun effet sur la stabilité économique. Les pertes des travailleurs sont évidentes et les acquis promis ne sont que de la poussière. Ainsi les dernières statistiques d'Eurostat (l'équivalent de l'INSEE pour l'Union Européenne) viennent démentir tous les mensonges sur l'Europe « protectrice » : Au dernier trimestre 2008, le Produit Intérieur Brut (PIB) de la zone euro a reculé de 1.5 % c'est à dire plus que le PIB des USA qui est pourtant l'épicentre de la crise mondiale actuelle (1%).  La seule conclusion qui s'impose est évidente : l'Europe et l'euro ne protègent de rien et surtout pas des crises du capitalisme.

Les leçons de la crise

Face à la crise actuelle, chacune des bourgeoisies des États européens a fait appel à des outils nationaux pour tenter de réagir : injection de liquidités pour sauver les banques, plans de relances nationaux, aide à certaines branches économiques, etc. Autrement dit, les quelques velléités de réaction face à la crise n'ont été possibles que parce que le processus de destruction des États nationaux n'a pas été encore mené entièrement à son terme.

Certains pays de la zone euro envisagent d'ailleurs sérieusement de  revenir à une monnaie nationale. C'est le cas du Portugal, de la Grèce et de l'Espagne. Le débat est également ouvert en Irlande et en Italie.  Mais bien sûr les médias ne nous en disent rien car cette seule hypothèse montre que l'Union Européenne est minée de contradictions.

Les décisions de Bruxelles mènent à une harmonisation des politiques monétaires, financières, économiques, budgétaires, législatives, etc., alors même que les niveaux de développements de chaque pays sont inégaux. Ce sont les pays dominants, et le premier d'entre eux, l'Allemagne, qui imposent ainsi les mesures qui servent leurs intérêts au détriment des autres pays, et en particulier des pays les moins développés. On prétend ainsi imposer les mêmes politiques à des situations différentes. Que dirions-nous si dans un hôpital, on dispensait les mêmes traitements à des maladies différentes ?

Les traitements qui nous sont imposés nient les réalités nationales et procèdent d'une seule logique : tirer vers le bas l'ensemble des « coûts du travail » directs (nos salaires et nos conditions de travail) et indirects (nos retraites, notre sécu et les services publics). Pour le capital financier qui domine l'Europe, celle ci n'est qu'un marché de 450 millions de consommateurs.

L'Union Européenne, c'est à la fois l'exacerbation de la concurrence avec les USA et une lutte sans merci entre les bourgeoisies européennes en général et entre les bourgeoisies françaises et allemandes en particulier pour la domination de ce bloc impérialiste. L'exacerbation de ces rivalités pour arracher l'hégémonie en Europe s'est faite, se fait et se fera par une exploitation plus dure de chacune des classes ouvrières et des peuples d'Europe.

Car L'Union Européenne, c'est aussi un projet d'union des actionnaires milliardaires européens pour piller les peuples opprimés du monde et devenir hégémonique au plan mondial.

Le bilan désastreux de l'Union Européenne

Bien que l'Europe soit l'une des régions les plus riches du monde, quel bilan peut avancer l'Union Européenne ? 

Du point de vue social d'abord :

-tous les traités européens passés n'ont fait qu'accroître la liberté (libéralisation ?) du capital financier et du marché. Or cette liberté est la cause réelle de la crise que nous vivons et que nous payons quotidiennement par des licenciements massifs et une baisse de notre pouvoir d'achat,

-l'UE compte 80 millions de pauvres et 20 millions de chômeurs,

- Le traité de Maastricht a imposé le « pacte de stabilité » qui n'est rien d'autre qu'une machine à détruire les services publics sous prétexte de réduire les dépenses de l'État, tout en réduisant les impôts des plus riches,

Le sommet de Barcelone (2002) a conduit à la contre-réforme des retraites qu'a mis en place Raffarin en France un an plus tard. Le même sommet appelle à accélérer les mesures permettant des « formes de travail plus souples » (traduire plus flexibles, moins protégées, et donc plus précaires), ...

Le bilan de l'Union Européenne, c'est aussi des droits démocratiques remis en cause sous prétexte de « lutte contre le terrorisme », la chasse liberticide aux sans papiers sous prétexte d'harmonisation des politiques migratoires, le soutien à Israël qui massacre et colonise en Palestine, et l'engagement militaire à l'étranger sous prétexte « d'équilibre mondial » : le continent européen, qui aura vécu des décennies de paix après 1945, a connu à nouveau la guerre avec l'agression de l'Etat yougoslave par l'OTAN en 1999. En 2004, l'Union Européenne a succédé à l'OTAN à la tête de l'opération militaire internationale en Bosnie-Herzégovine.

Le bilan de l'Union Européenne, c'est enfin une attaque sans précédent contre les conquêtes démocratiques des peuples de chaque pays européen. C'est ce qu'illustre parfaitement l'adoption du TCE par voie parlementaire, trois ans seulement après la victoire du NON populaire au référendum, ce qui constitue un véritable viol de la souveraineté populaire. 

L'Europe est et ne peut être que l'Europe des multinationales et du capital financier. On n'a jamais vu et on ne verra jamais le capital financier et les multinationales se préoccuper des conditions d'existence de la classe ouvrière et des peuples. « L'Europe sociale » n'est qu'un mythe euro-chauvin visant à nous endormir et à faire passer la pilule de la plus grande attaque contre les travailleurs depuis le début du vingtième siècle.

Combattre la construction européenne, c'est-à-dire la coalition à l'échelle européenne des capitalistes européens, c'est  inscrire sur notre drapeau :

Le peuple et les travailleurs exigent que la France sorte de l'Union Européenne !

Rassemblement des Cercles Communistes

pour la reconstruction d'un parti communiste révolutionnaire

Cercle Henri Barbusse

Coordination Communiste 59/62

Cercle Communiste d'Alsace

Cercle Communiste de Région Parisienne

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