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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Les appels de John Monks, secrétaire de la C.E.S., relayés en France par le secrétaire général de la C.G.T., à aller "voter pour une Europe sociale" n'ont pas été entendus par une grande majorité de travailleurs, notamment les jeunes, qui ont décidé de s'abstenir en toute connaissance de cause. "L'Europe sociale", il y a bien longtemps qu'ils n'y croient plus depuis qu'ils ont compris que la construction européenne n'avait été conçue et mise en œuvre que dans l'intérêt du capital au détriment du travail et pour empêcher l'expression de la souveraineté populaire. Dans un entretien à la publication "Alternatives économiques" du 3 avril 2009, Jacques Delors expliquait que le désintérêt des peuples résultait d'une érosion de la mémoire par rapport aux objectifs des "pères de l'Europe". C'est justement parce que les peuples ont de la mémoire qu'ils sont de plus en plus nombreux à refuser de voter dans toute l'Union européenne mais pas pour les raisons avancées par M. Delors. Ils se souviennent que François Mitterrand leur avait promis en 1983:"L'Europe sera sociale ou ne sera pas"; que c'est le même Jacques Delors, alors président de la Commission européenne, qui a initié et mis en œuvre l'Acte unique ouvrant à la concurrence les marchés des capitaux, des biens, des services et des travailleurs; que l'Union européenne a participé aux guerres dans les Balkans et est devenue le cheval de Troie de l'OTAN. Ils ont aussi et surtout en mémoire la façon dont le rejet du traité de constitution européenne (avec une forte participation de 70%) a été bafoué par la manœuvre parlementaire qui a fait adopter le traité de Lisbonne. Le peuple français a tiré les enseignements de ce déni de démocratie en s'abstenant massivement le 7 juin à près de 60%, 70 à 80% dans les quartiers populaires et 77% dans les Départements d'Outre-mer. Cette abstention, qui constitue un record historique, exprime avant tout un rejet de l'intégration européenne et de ses politiques antisociales et de démantèlement des services publics. Effectivement, parmi les abstentionnistes, on retrouve un fort pourcentage de ceux qui avaient voté "non" en mai 2005 et qui n'ont pas trouvé d'autre façon de s'exprimer dans cette élection.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le taux d'abstention est élevé dans presque tous les pays de l'Union européenne, 57% en moyenne. Mais il est encore supérieur dans les pays de l'Est nouveaux membres de l'Union européenne depuis 2004 (ou 2007 pour la Bulgarie et la Roumanie). Particulièrement courtisés après la chute de l'URSS, leurs peuples se sont tournés vers l'Union européenne qui leur était présentée comme un eldorado de la consommation. Obligés d'appliquer des critères d'adhésion très contraignants qu'on leur imposait, ils ont peu réagi à la casse de leurs services sociaux, à l'augmentation des importations et à la privatisation de pans entiers de leur économie. Quel désenchantement depuis leur adhésion! N'attendant rien de l'Union européenne, subissant au contraire ses injonctions et ses directives, ils se sont massivement abstenus avec des taux de participation souvent inférieurs à 30% :19% en Slovaquie, 22% en Roumanie, 27% en Pologne, 28% en République tchèque et en Slovénie, 36% en Hongrie, 37% en Bulgarie. Ces résultats n'ont pas empêché le journal "Le Monde" du 8 juin de juger les Polonais "euro enthousiastes"!

Cette vague d'abstentions, une véritable déferlante, n'a pas empêché la plupart des commentateurs et responsables politiques, à droite comme à gauche, de proclamer dès le lendemain de l'élection leur "besoin d'Europe"! D'autres, plus perspicaces, ne cachent pas leur inquiétude comme Jean-Claude Juncker, le président luxembourgeois de l'Euro groupe, pour qui on aurait tort de sous-estimer "le caractère explosif" de la situation: "Nous sommes au milieu d'une crise économique et financière, nous allons vers une crise sociale puisque crise d'emploi il y aura (...). J'ai l'impression que beaucoup d'hommes politiques sous-estiment l'impact du phénomène". Il a mille fois raison de prévoir une explosion sociale puisque les politiques antisociales, qui vont se renforcer, en aggravant les injustices et les inégalités, ne pourront que déboucher sur des luttes revendicatives. La voie du changement ne peut venir que par les luttes à tous les niveaux. A nous, communistes, de contribuer à faire grandir ces luttes en les inscrivant dans la construction d'une politique progressiste dégagée du carcan de l'Union européenne et ouverte à des coopérations internationales fondées sur l'avantage mutuel dans le respect des souverainetés nationales.

Jean Paul L.M.

source : « collectif polex »

 

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