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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par eldiablo

 
 
 
 
 
 
La France doit réaffirmer son indépendance, s’opposer au projet de « Nouveau Moyen-Orient » et refuser le choc des civilisations !
 
A l’enlisement des impérialistes US en Irak et à leurs revers militaires qui se multiplient en Afghanistan vient de s’ajouter, lors de l’agression d’Israël contre le Liban, l’échec de la mission qu’ils avaient confiée aux dirigeants de ce pays et visant à détruire le Hezbollah chiite, en tant qu’actuel élément principal de la capacité de résistance de l’armée libanaise. Ces difficultés stratégiques et d’autres, rencontrées par les dirigeants des Etats-Unis, commencent à changer la donne et augmentent le risque annoncé d’une agression de caractère non conventionnel contre l’Iran.
Il est devenu manifeste que pour développer leur domination à travers des interventions et des invasions militaires terrestres, même barbares et destructrices comme celles de l’Irak ou du Liban, l’impérialisme américain et ses alliés n’ont plus, malgré leur puissance technologique, la capacité de neutraliser ou de vaincre toujours, facilement, rapidement et sans pertes significatives pour eux, des résistances populaires et nationales en essor et qui se conjuguent. L’échec actuel de leur volonté colonialiste de remodeler, sur des bases ethnico-religieuses, un nouveau Moyen-Orient satellite en est un exemple patent.
En conséquence, leur tentation grandit de recourir, d’une manière générale, à des armes de destruction massive, notamment nucléaires, ou encore à des armes nouvelles très puissantes.
Les dirigeants terroristes états-uniens l’ont annoncé clairement : dans le contexte de leur stratégie de guerres préventives, ils n’excluent pas, sous le prétexte que l’Iran maintient (légitimement) son programme d’enrichissement d’uranium, d’utiliser des armes nucléaires contre ce pays souverain. Des responsables politiques et militaires préconisent l’utilisation d’armes nouvelles très puissantes qui donneraient des résultats équivalents à ceux obtenus avec des bombes nucléaires tactiques, mais suscitant, pensent-ils, une image politique moins négative aux yeux de l’opinion publique mondiale.
Il est à souligner qu’aucun gouvernement européen n’a jamais désapprouvé, ni ne s’est jamais désolidarisé de ces menaces américaines réitérées de bombardements éventuels contre l’Iran. Divers commentateurs géopolitiques affirment qui plus est, qu’il existerait un consensus sur ce sujet, entre la majorité des dirigeants de l’Europe germano-américaine et leurs suzerains à Washington.
 L’Iran, qui ne possède pas l’arme nucléaire et affirme jusqu’ici que ses objectifs en matière d’atome sont civils et pacifiques, se trouve géographiquement proche de l’Etat d’Israël, qui n’a jamais signé le Traité de non-prolifération de ces armes et possédait dès 2003, quant à lui, environ 400 têtes nucléaires. Cette logique du deux poids deux mesures, est intolérable.
 A terme, la préservation de la paix dans le monde exige un désarmement nucléaire général et non la perpétuation d’un monopole à géométrie variable et restant ouvert aux seuls amis ou supplétifs de l’impérialisme US. En premier lieu, ne serait-il pas équitable que ceux qui demandent aux Iraniens de ne pas se doter de l’arme nucléaire, fassent preuve de la même exigence vis-à-vis de l’ensemble des pays concernés de la région, et que tout le Moyen-Orient, pour commencer, soit dénucléarisé ?
L’Europe fédérale que le capital financier néo-libéral entend imposer aux peuples est inscrite de manière indélébile dans l’atlantisme le plus agressif et dans un processus impérialiste et totalitaire. Une analyse intéressante de l’Union Juive Française pour la Paix, rappelle que la Commission européenne avoue sans détours attribuer à Israël le rôle de garant de la stabilité et de la sécurité dans la région, pour construire la prospérité économique, et que la France et l’Italie ont avec Israël des liens plus étroits encore, en particulier en matière d’armement (« Israël est-il une menace nucléaire ? » – www.ujfp.org). L’intérêt national de la France et de son peuple, mais aussi celui de tous les peuples du monde, impose à notre pays de se démarquer clairement de la politique de guerre des impérialistes américains de tous poils. Elle doit s’opposer à leur volonté d’orchestrer le choc des civilisations et de remodeler le Moyen-Orient sur des bases ethniques et religieuses, en entités antagonistes.
Dans la crise actuelle, J. Chirac et D. de Villepin ont l’occasion de réaffirmer utilement les positions gaulliennes qui furent les leurs, face à G. W. Bush, à l’ONU, au moment de leur refus de la guerre en Irak. En ont-ils la volonté face à Sarkosy, l’un des principaux porte-parole de G. W. Bush en France ? Eux-même semblent n’être plus que des acteurs intermittents et velléitaires d’un gaullisme, dont les principes de respect du droit des nations à maîtriser leurs destins sont rendus trop lourds pour eux par des réflexes pavloviens acquis à la suite d’une longue pratique de capitulations européistes, de soumissions et d’abandons de la souveraineté nationale. Son discours devant les ambassadeurs l’a montré, Jacques Chirac est conscient du danger majeur que représente le risque de divorce entre les cultures et les religions. A-t-il perçu le rôle des USA dans la manipulation des extrémismes religieux ?
Au Liban, la politique de la France doit abandonner son ambivalence attestée par le boycott d’Emile Lahoud, Président francophone de la République libanaise, lors du dernier sommet de la Francophonie, et par les déclarations de ministres français surtout préoccupés par la volonté de désarmer la Résistance libanaise et de neutraliser le Hezbollah (jusqu’à ce que J. Chirac reconnaisse qu’il s’agit d’un processus interne libanais). L’unité nationale des Libanais est précieuse et doit être soutenue. Si le gouvernement de la France envoie des troupes au Liban pour s’ingérer dans les affaires intérieures de ce pays ou contribuer à « finir le travail » des agresseurs israéliens, il serait mieux inspiré de s’abstenir. L’audience de la France dépend de son refus de s’engager dans une nouvelle aventure qui, malgré la couleur des casques et la mise en avant de l’ONU, pourrait s’avérer purement impérialiste, dans la logique du Nouveau Moyen-Orient et dans celle du choc des civilisations chères à la politique des dirigeants états-uniens.
Une politique française conçue dans une logique anti-impérialiste, d’indépendance et de paix exigerait au contraire la sortie de la France de l’OTAN, son retrait d’Afghanistan, où notre pays n’a rien à faire, et un soutien solide, dépourvu de toute ambiguïté, à la nation et au peuple libanais. Notre pays devrait, en premier lieu, contribuer avec détermination à une juste solution du problème palestinien et se situer à l’avant-garde, comme toute son histoire et sa vision du monde l’y prédispose, du combat contre l’engrenage du choc des civilisations, lequel pourrait conduire à une nouvelle guerre mondiale.
Il serait de l’intérêt national d’une France libre de se rapprocher davantage de pays comme la Russie et la Chine qui sont directement concernés par lamenace américaine,  et qui ont constitué avec l’Iran et d’autres pays, l’Organisation de Coopération de Shanghai. Ces deux pays sont souvent amenés à s’opposer à la volonté US de régner sur un monde unipolaire et ne peuvent accepter passivement les actuels préparatifs de guerre états-uniens. Ils subiraient les effets directs de cette guerre contre l’Iran et savent être sur la liste de guerres « préventives » ultérieures mais déjà à l’étude.
 Des obstacles existent donc qui limitent les possibilités bellicistes des dirigeants américains et de leurs alliés. Mais les peuples du monde doivent d’abord compter sur eux-mêmes, sur leurs propres forces de résistance anti-impérialiste et pour la paix, sur leur prise de conscience et sur leur mobilisation internationaliste et solidaire. Il est urgent qu’en France, le peuple rétablisse sa souveraineté, celle de la Nation abandonnée par les fanatiques de l’Europe supranationale, ethniste et atlantiste, de la social-démocratie, de la fausse gauche comme de la vraie droite.
 
C.B. (Comité Valmy) - 25 août 2006.
 

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Géronimo 06/09/2006 21:02

Encore d'accord avec toi...Pourtant je ne suis pas de la même tendance politique que toi
Ciao - Géronimo