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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par eldiablo

 
Shanghai - octobre 2006 -photo EL DIABLO
 
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CITATIONS : « Dans le cas de la Chine, si on permet aux entreprises privées d’exister, l’inégalité économique finira, dans certaines circonstances, inévitablement par se transformer en division de la société ‘en classes Et on peut facilement constater aujourd’hui l’ampleur des différences sociales ». (Wei Xiaoping, Renmin Université, Pékin,) .
« La part de la valeur de l’économie publique dans l’ensemble de la production industrielle décroît rapidement. En 1992 la proportion venait à se situer au-dessous du niveau de 50% déjà considéré comme la dernière ligne de défense pour la préservation du socialisme et arrivait à 48, 1%. En 1996 la proportion descendait à 29, 6% » (Report of the National Condition in China, China Statistical Publishing House – 1998). NB : La situation s’est aggravée depuis huit ans.
« L’essence du socialisme est de libérer la production, de la développer, d’éliminer l’exploitation, les trop grandes différences afin d’atteindre l’objectif du bien-être pour tous » Deng Xiaoping, XII ème congrès du PCC, 1987). NB: Certes mais le premier et le second critères figurent dans les dogmes du capitalisme et Den Xiao Ping rallié au marché dont il récuse le caractère capitaliste omet cet aspect essentiel souligné par Marx : « Seule la production capitaliste fait de la marchandise la forme universelle de tous les produits » (Matériaux pour l’économie).
« Ce capitalisme (chinois) sacrifie beaucoup de gens et entraîne des destructions violentes de cultures régionales (…). Ils (les intellectuels) sont devenus des chiens de garde du grand marché mondialisé ». (Xu Xing, écrivain chinois cité par Martine Bulard, Le Monde diplomatique, Janvier 2006)
                 
 *
Et si on regardait la Chine pour la voir telle qu’elle est et telle qu’elle devient. La République populaire de Chine est un Etat capitaliste dirigé d’une main de fer pour son peuple et de velours pour le capital privé, par un parti unique, régnant sans partage sur un pays où les inégalités se creusent.
Sur 1,3 milliard d’habitants, 900 millions (près de 70%) ne disposent pas d’un pouvoir d’achat suffisant pour faire les achats répondant à leurs besoins minimaux. Le bol de riz en fer (la garantie du travail pour tous et à vie) est devenu une thèse gauchiste La force de travail est complètement marchandisée et soumise sans protection à l’arbitraire des patrons qui colonisent la Chine comme au temps des concessions mais en profondeur et sous la houlette aujourd’hui d’un gouvernement « communiste », Les syndicats maison sont des agents de la direction non des défenseurs des salariés. La sécurité sociale est démantelée, le pouvoir chinois reconnaît qu’elle est meilleure dans les pays capitalistes de l’ouest Ainsi les retraites ne sont prises en charge que pour un tiers par l’Etat les deux autres tiers sont régis par un système privé de fonds de pension. Selon le ministère chinois du travail lui-même, 20% des Chinois les plus riches s’accaparent 55% des richesses produites alors que 20% des plus pauvres s’en partagent 4, 7%. La Chine, en 2004 se voit attribuer par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) le coefficient 44, 7 qui mesure les inégalités, moins il est vrai que le Nigéria (50, ­6), le Chili (57,1) ou le Brésil (59, 7) mais surtout en hausse rapide, Il était de 28 en 1981 ! L’amélioration de la situation d’une frange de « bobos » ne doit pas cacher l’aggravation pour la majorité du peuple. D’où des résistances (3, 76 millions de manifestants en 2004 selon le ministre de la Sécurité publique, M. Zhou Yongkang. Les plus démunis des Chinois sont les ouvriers-paysans, ces exilés de l’intérieur, les mingong. Dépourvus de tout droit (systèmes publics, école, santé, chômage…) ils représentent cependant une masse travaillant au noir de 80% des employés de la construction urbaine, de 28% de ceux de la production électronique, de 58% de ceux de la restauration. (selon l’UNESCO de Pékin).. La durée journalière du travail est ordinairement d’une dizaine d’heures. Observons enfin que les technocrates du PCC sont actuellement formés dans les universités occidentales qui ne situent pas leur enseignement dans des perspectives socialistes.
Posons ces questions : Qu’est-ce qui engendre la surexploitation, le chômage, qui tend à augmenter le temps de travail et à réduire les salaires? Qu’est-ce qui considère les droits sociaux comme une entrave à son développement ? Est-ce le socialisme ou le capitalisme ?
La Chine ne se manifeste pas dans l’arène internationale comme un contre pouvoir à l’hégémonie américaine, son nationalisme passe avant le devoir de solidarité internationale ; elle n’est nullement dans un camp opposé au capitalisme, elle appartient au même système, peut-être en est-elle même la caricature, elle n’est pas pour l’occident une adversaire mais seulement une concurrente qui fonde sa croissance sur la surexploitation du peuple. Comme le Japon ou l’Inde. Du moins ceux-ci ne se réclament-ils pas du communisme !
Source: combat communiste

Xian - octobre 2006 -photo EL DIABLO

 

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