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Publié par Michel El Diablo

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Chers camarades,

 

Depuis notre dernier congrès en décembre 2012, la situation économique et sociale s'est rapidement et considérablement aggravée pour la classe ouvrière et le peuple.


Il est utile de rappeler dans quelles conditions Hollande a été élu président de la république en mai 2012, quelques mois avant notre dernier congrès.


Nous avons démontré depuis la création de notre parti en 2002, que le capital à plusieurs options pour appliquer sa politique, la droite et ses alliés bien sûr, mais à l'époque ses dirigeants, usés par les mesures prises à l'encontre du peuple, devaient laisser la place à d'autres dirigeants complaisants.


Le parti socialiste s'est avéré être le mieux placé d'autant plus que tous les partis se réclamant de « gauche » ont appelé sous des formes diverses à voter pour Hollande, du Parti Socialiste aux Verts, du Parti Communiste français à Mélenchon, en passant par le NPA etc.…


« Chasser Sarkozy » était devenu le mot d'ordre pour masquer l'allégeance du PS au capital et ainsi poursuivre sa politique.


Les partis politiques, mais aussi les syndicats dont la centrale CGT ont fait le choix de porter Hollande au pouvoir, à ce titre, il faut se poser la question sur le rôle du syndicalisme, nous y reviendrons.


Rappelons-nous que Hollande avant son élection, s'est rendu en Angleterre et en Allemagne pour rencontrer les représentants des multinationales et les rassurer sur ses intentions politiques.


Personne ne pouvait donc ignorer que le parti socialiste avec Hollande comme candidat allait servir les intérêts du capital.


Les partis dits de « gauche » et les syndicats ont donc fait consciemment un choix politique dont ils ne pouvaient ignorer le but.


Aujourd'hui, ces mêmes partis, ces syndicats se disent « surpris, étonnés, voire trahis » par la politique menée.


Nous avons été les seuls à démontrer qu'Hollande était une option pour permettre au capital de se développer, inutile de dire que les faits nous donnent raison, par pour nous flatter, mais pour démontrer l'utilité d'un parti révolutionnaire comme le nôtre.


Deux ans et demi après son élection Hollande applique scrupuleusement les décisions du Medef : casse des acquis sociaux, atteintes au droit du travail, à l'accès à la santé, à la retraite, blocage des salaires et des pensions, casse de l'industrie, poursuite des privatisations dans les secteurs de l'énergie, des transports, de l'école, des universités, cadeaux aux entreprises, bref toute la panoplie au service du capital dirigée contre les travailleurs.


Que ce soit en France, en Europe ou dans le monde, le gouvernement actuel répond le doigt sur la couture aux injonctions des grandes puissances capitalistes. Cette politique entraîne un profond mécontentement, les luttes se développent mais sont isolées les unes des autres, nous verrons pourquoi.


Les sondages d'opinion indiquent que 74 % des électeurs qui ont voté Hollande sont mécontents de son action. 90 % ne souhaitent pas qu'il se représente pour un 2ème mandat. Les taux d'abstention aux élections sont également un indicateur de ce mécontentement vis-à-vis de cette politique et de la politique en général.


" Droite – gauche, c'est pareil ", c'est ce que l'on entend très souvent et c'est sur cette base que le Front National progresse. Pas besoin pour lui de faire de grandes campagnes politiques, pour le Front National le mécontentement actuel est le résultat de la politique de " l'UMPS " entendez par là « droite gauche c'est pareil ».


Le Front National se dit prêt à gouverner, mais pour appliquer la politique du capital qu'il ne condamne jamais. Au contraire il l'accompagne dans ses décisions nous le verrons plus loin. C'est la troisième option au service des multinationales ce que nous appelons le troisième fer au feu prêt à être utilisé selon les circonstances.


Le mécontentement est profond, mais tout est mis en œuvre pour masquer une perspective réelle de changement.


Tous les partis de droite ou dits "de gauche" disent offrir une "alternative" à la politique actuelle, tous veulent "rassembler". Ce discours est vide de sens, les programmes politiques ne sont que des appels à voter pour que rien ne change.


"L'alternative" en question ne vise qu'à aménager le capital sous des formes diverses selon les partis, et le "rassemblement" consiste à unir diverses formations autour d'un programme électoral.


Pour notre parti, il n'existe que deux choix possibles: affronter le capital ou le servir, affronter le capital, c'est organiser la lutte pour le supprimer. Pour cela, l'union et le rassemblement du peuple dans la lutte de classe permanente est indispensable pour y parvenir. Nous sommes les seuls à proposer cette perspective révolutionnaire, le reste n'est qu'illusions ou impasses politiques.


Nous nous sommes créés pour construire cette perspective politique.


Après la chute de l'Union soviétique, les partis révolutionnaires en France et ailleurs se sont sabordés.


Il fallait et nous avons eu raison, construire un parti qui propose une perspective politique claire : lutter pour chasser le capital et construire une société socialiste.


Depuis notre premier congrès en 2002 nous pouvons mesurer le chemin parcouru. Ce n'était pas dans « l'air du temps » de créer un parti révolutionnaire, il a fallu beaucoup de débats, de conviction, d'analyses politiques sur la base du marxisme léninisme pour y parvenir.


Qu'en serait-il si nous ne l'avions pas fait ?


La situation politique démontre bien que le peuple a besoin d'un parti comme le nôtre. Nous avons beaucoup évolué dans tous les domaines, le renforcement de notre organisation, notre présence dans les luttes, notre expression sur tous les sujets, nos propositions.


Certes, il reste beaucoup à faire et nous sommes en congrès pour en débattre, mais rappelons-nous, l'attitude de ceux qui nous regardent, qui nous écoutent ou qui nous lisent a changé.


Ce changement est plus clair maintenant, nous avons renforcé notre présence politique, notre participation aux élections nationales nous a permis d'être mieux perçus, d'être un parti qui compte dans la vie politique nationale, nous poursuivons le développement de notre activité internationale ce qui nous permet de constater que dans de nombreux pays des partis qui se réclament comme nous du marxisme léninisme sont en construction.


Il faut poursuivre notre renforcement, nous connaissons les difficultés, les obstacles, mais nous savons également que l'espace est grand ouvert pour développer les idées révolutionnaires que nous sommes les seuls à porter.

La politique actuelle est entièrement consacrée au développement du capital.


Répétons-le, ce sont les multinationales qui dirigent, ce sont elles qui possèdent les grands moyens de production et d'échange, ce sont elles qui décident de la politique à mener, qui mettent les hommes en place et leur dictent leurs exigences.


Il n'y a pas besoin de grands discours pour le démontrer, les faits parlent d'eux-mêmes.


« J'aime l'entreprise », cette déclaration d'amour de Valls faite au MEDEF, reprise par Hollande n'est pas une surprise, c'est une confirmation.


Tout le débat sur « l'offre » et la « demande », sur la « compétitivité » des entreprises, « c'est l'entreprise qui crée la richesse » se traduit par des décisions politiques. En voici quelques-unes:


- Il faut réduire le «coût du travail ».


– Les travailleurs sont trop payés, le Medef et le pouvoir ont décidé de bloquer les salaires, les pensions. Pas d'augmentation du SMIC, blocage depuis quatre ans des rémunérations dans la fonction publique.


Les pensions de retraite sont bloquées jusqu'à fin 2015 et cela pourrait être prolongé jusqu'en 2017. La CSG des retraités est alignée sur celle des actifs, ce qui entraine une nouvelle baisse du pouvoir d'achat.


– Les français se soignent trop : il ne se passe pas un jour sans que les dépenses de santé ne fassent l'objet d'études ou de mesures consistant à les réduire parce que trop « importantes ».


Année après année, les dépenses de santé diminuent ce qui n'était jamais arrivé depuis la création de la sécurité sociale, après la dernière guerre.


La fermeture de maternités, la diminution considérable du nombre de lits dans les hôpitaux, la fermeture totale de centres hospitaliers, les regroupements, le développement de la chirurgie ambulatoire pour ne pas dire aléatoire, la rentabilité obligatoire imposée dans les services pour empêcher leur disparition casse la solidarité du système de santé français. C'est la privatisation de la médecine et de la sécurité sociale.


Les Français sont des fainéants : ils ne travaillent pas assez, ils refusent de travailler le dimanche. La propagande capitaliste est à la pointe également sur le sujet. Le temps de travail ou plutôt le temps d'exploitation du travail doit être allongé.


C'est bien connu, plus le temps d'exploitation du travail est grand, plus le profit réalisé est important, les marxistes que nous sommes connaissent bien le mécanisme. Revendiquer la baisse du temps de travail est donc pour les patrons une atteinte inacceptable au profit. De la même façon, partir en retraite trop tôt participe du même raisonnement.


On pourrait croire alors que la précarité du travail qui se développe fortement est contradictoire avec l'allongement du temps de travail que veulent imposer les patrons. Il faut bien voir que la précarité a deux effets: la baisse des salaires et l'utilisation maximum de l'exploitation du temps de travail.


C'est pourquoi le Medef veut imposer un contrat de travail adapté aux conditions de production actuelle.


Le travailleur doit être disponible tout le temps et à tout moment, son temps de travail doit être adapté à la production.


Le contrat de travail à durée indéterminée est considéré comme un privilège qu'il faut supprimer. C'est ce que Colomb, le maire « socialiste » de Lyon préconise en proposant un contrat de travail avec une période d'essai de trois ans.


– Les Français sont des assistés, ils bénéficient d'une protection sociale, d'allocations chômage payées par des cotisations sociales prélevées sur le travail que les patrons appellent « charges » et qui empêche l'entreprise d'être compétitive, entendez par là ça diminue les profits.


Il faut donc supprimer ces « charges » qui pèsent sur les profits nouveaux cela représente de 28 à 33 milliards d'euros par an d'exonération selon l'activité économique. Le système a été mis en place dès 92 et renforcé en 98 par Martine Aubry dans le cadre de la loi sur les 35 heures.


C'est un manque considérable de ressources pour la sécurité sociale, par contre c'est une source de profit pour les entreprises et un motif pour justifier le démantèlement de la protection sociale sous prétexte d'un « déficit » qui n'existe pas.


L'attaque contre les chômeurs vise à réduire encore les conditions d'accès aux allocations chômage prélevées également par des cotisations sur le travail.


– Les travailleurs français sont trop protégés : encore un privilège… « Le code du travail ne devrait comporter qu'une quarantaine de pages, c'est largement suffisant pour réglementer le travail ». Ces propos tenus par Gattaz sont repris sous des formes différentes par le pouvoir socialiste.


Il est insupportable au Medef que l'emploi soit protégé dans la fonction publique, comme il est insupportable de justifier des licenciements, que l'entreprise propriété privée fasse l'objet d'inspections, que la médecine se mêle de l'aptitude des salariés à supporter ou non les conditions de travail, que les salariés puissent saisir un tribunal pour défendre leurs droits, que les salariés puissent s'organiser en syndicats, élire leurs représentants.


Tout ceci est insupportable pour le capital, les contraintes que représente le code du travail, l'inspection et la médecine du travail, le tribunal des prud'hommes, les droits syndicaux à l'entreprise doivent être supprimés. Tout ce qui constitue un repère collectif doit disparaître.


Cette politique au service exclusif du capital atteint comme on le voit tous les secteurs et a des conséquences économiques et sociales considérables. La casse industrielle s'accélère, tous les jours les suppressions d'emplois font l'actualité : commerce, construction, travaux publics, agroalimentaire, chimie, textile, ameublement…


Dans l'industrie automobile, c'est 3500 emplois qui vont disparaître dans le groupe Peugeot après les 11 000 suppressions ces deux dernières années.


Les syndicats du groupe font état d'un plan en préparation de 10 000 nouvelles suppressions d'emplois.


Mêmes objectifs chez Renault : investir dans les pays à « bas coût », démanteler les entreprises françaises.


En 10 ans Peugeot et Renault ont supprimé 70 000 postes en France.


Les équipementiers de l'automobile sont sur la même ligne : Valeo veut doubler son chiffre d'affaires en Chine tous les quatre ans, il a ouvert quatre nouvelles usines cette année, et prévoit quatre autres implantations dans ce pays. Faurecia annonce son intention de doubler ses ventes en Chine d'ici à 2018 pour les porter à 4 milliards d'euros. Ce groupe compte déjà 55 usines en Chine et va investir 400 millions supplémentaires.


Michelin veut doubler son activité chinoise dans les 10 ans à venir.


Toutes ces entreprises ont supprimé des emplois, fermé des sites de production.


Dans la construction de matériel de transport, 10 000 emplois sont menacés alors que les besoins de remplacement de train « TER, TGV, Métro ») sont immenses. Les régions avaient signé en 2009 des contrats pour 1860 trains, elles n'en ont confirmé que 315 faute de financement. Idem pour les trains Corail en fin de vie, ils ne seront pas remplacés.


Alstom transport, Alstom énergie vendu aujourd'hui à l'américain Général- Electric avec à la clé des opérations financières juteuses soutenues par l'État, sont également menacés d'une dizaine de millier de suppressions d'emplois.


Areva, sous prétexte de manque d'activité veut également dégraisser ses effectifs, le maître d'œuvre s'appelle Philippe Varin, nommé récemment par Hollande à la tête de l'entreprise, l'ancien PDG de Peugeot a liquidé 11 000 emplois dans le groupe automobile. L'état capitaliste lui exprime toute sa reconnaissance.


Il ne reste pratiquement plus rien de la sidérurgie française, Hollande est allé à Florange constater les dégâts de sa politique qui a laissé 2000 travailleurs sur le carreau.


En 2014, alors que l'année n'est pas terminée, 300 000 ruptures de travail conventionnelles ont été enregistrées dont 24 500 pour le seul mois de septembre, c'est un moyen pratique pour camoufler les licenciements et sortir ses travailleurs des statistiques du chômage.


La liste des suppressions d'emplois peut paraître longue, elle est pourtant très incomplète. Le chômage atteint chaque mois des niveaux historiques (près de 30000 chômeurs de plus en Octobre)


63 400 entreprises ont fermé ou sont en cours de fermeture en 2014. Le rythme au fil des années ne diminue pas.


La production industrielle représentait 25 % du produit intérieur brut il y a 12 ans, elle n'en représente que 13% aujourd'hui. Mettre fin à cette situation rapidement nécessite d’engager la lutte immédiatement pour chasser les propriétaires des moyens de production et d’échange sans indemnité, confier aux travailleurs la maitrise de ces moyens de production et d’échange afin de répondre aux besoins immenses de la population.


Si les dégâts économiques sont énormes, les dégâts sociaux ne le sont pas moins, ils en sont le reflet.


La France compte aujourd'hui 9 millions de pauvres dont 1,2 millions d'enfants, c'est près de 15 % de la population. Pour se nourrir, 1,5 millions de personnes ont recours à des associations.


Le chômage touche aujourd'hui près de 8 millions de personnes et selon l'INSEE le chômage de longue durée a augmenté de 56 % en cinq ans, le nombre des allocataires du RSA a évolué de 26 % dans la même période et les revenus des plus modestes ont diminué de 6 %. Le chômage touche 26 % des jeunes de moins de 25 ans, 43 % dans les zones urbaines.


D'après le journal « les Échos », la production de logements neufs est tombée proportionnellement à la population actuelle au niveau des années 40 alors que 4 millions de personnes sont mal logées.


Le nombre de travailleurs pauvres s'accroît, ils sont plus de 2 millions à travailler sans pouvoir subvenir à leurs besoins.


Cette politique est catastrophique pour le peuple mais produit des profits considérables pour les capitalistes.


L'unique but du capital et d'accumuler du profit peu importe les moyens et les conséquences que cela engendre, c'est une question d'existence pour lui.


Il est obligé de chercher sans cesse de nouvelles sources de profit, il ne s'intéresse aux peuples que pour les exploiter.


C'est le cas en France et partout ailleurs.


En 2013, les entreprises du CAC 40 ont réalisé plus de 80 milliards de profits, elles ont distribué 43 milliards à leurs actionnaires.


Dans le monde, en 2014 alors que les profits ne sont pas encore connus, 1200 entreprises cotées vont distribuer 1190 milliards de dollars soit 133 milliards de plus qu'en 2013. Les champions selon le journal « les Échos » sont les s'États-Unis, puis la Chine et la Russie pour ne citer que le « podium » des pays phares du capital.


La course au profit s'accélère :


Les 2100 milliards de richesses produites en France servent à alimenter les profits et dividendes : 220 milliards sont offerts aux patrons sous forme d'exonérations fiscales et sociales tous les ans. En 2014 ce chiffre a été augmenté de 50 milliards.


Pendant ce temps, le pactole, selon le magazine « Capital » des français les plus riches atteint 257 milliards d'euros en 2014, il s'est accru de 10 % par rapport à 2013. Pour ne citer que quelques bénéficiaires : la famille Peugeot plus 117 %, Vincent Bolloré plus 56 %, Martin Bouygues plus 54 %, la famille Wendel plus 29,2 % etc.… Je ne vais pas toutes vous les citer, il y en a cent dans la liste produite par le magazine. L’argent existe, il y en a partout et beaucoup pour augmenter les salaires et les pensions, pour développer les services publics, santé, éducation, recherche, transports, industrie, logement… et il en resterait encore beaucoup.

Mais ils en veulent toujours plus, ils ne peuvent pas s'arrêter car le système s'effondrerait.


Récemment la commission européenne a demandé à la France d'accélérer les réformes. Elle préconise de:


– réduire le « coût du travail » par l'exonération des cotisations sociales,


– réformer les allocations chômage,


– réduire les dépenses de santé,


– réformer les retraites,


– simplifier les démarches en adaptant le crédit impôt recherche,


– fusionner les collectivités locales, réduire les dotations de l'État,


– réduire les contraintes réglementaires dans le commerce, simplifier les autorisations d'ouverture,


– supprimer les tarifs réglementés du gaz et de l'électricité,


– ouvrir le marché intérieur des transports de passagers à la concurrence...


Comme on le voit cette liste de réformes exigées par les états capitalistes européens est déjà en cours en France, il ne s'agit ici que d'accélérer le rythme de leur application, pour le reste l'accord est total entre les pays européens dont la France.


Pour appliquer cette politique, les partis préparent la relève.


C'est à celui qui se montrera le plus attentif à l’exigence des multinationales.


Le Medef, encouragé par la complaisance des uns et des autres et en l'absence de rapport de force pousse son avantage, ses exigences n'ont pas de limite.


Le pouvoir socialiste est déjà usé, les partis pour accéder au pouvoir se positionnent en fonction des revendications patronales et des grandes puissances.


La droite cherche celui qui sera le meilleur pour servir les intérêts du capital.


Le parti socialiste nous l'avons dit est usé par l'exercice.


Le parti communiste cherche à rassembler les mécontents, c'est-à-dire la quarantaine de socialistes « affligés » ou « frondeurs », les Verts et Mélenchon autour de l'idée d'une meilleure répartition des richesses parce que le capital « coûte trop cher ». Il suffirait donc de réduire le coût du capital mais de ne pas le supprimer. Ce qui revient à dire que le capital doit être rémunéré et peut poursuivre en toute quiétude l'exploitation du travail.


L'histoire sociale nous apprend tous les jours que le capital n'a jamais rien cédé tous les acquis lui ont toujours été arrachés par des luttes puissantes et massives que ce soit en France ou ailleurs dans le monde.


Autre idée développée par le parti communiste et Mélenchon : construire une sixième république. Il suffirait donc de changer les institutions pour modifier la situation.


Selon Mélenchon, la sixième république se résume à redonner le pouvoir au peuple au travers d'une assemblée constituante. La belle affaire…


On est en pleine gestion du capital. Le peuple n'aura de pouvoir qu'à une condition : chasser le capital par les luttes.


Dans son dernier livre, Mélenchon n'en parle jamais, comme il ne parle jamais de la propriété des moyens de production et d'échange, le parti communiste français non plus et encore moins les « affligés, les frondeurs » du parti socialiste et les Verts.


Tout ce petit monde veut créer de nouvelles illusions pour servir le capital plutôt que de l'affronter.


Le Front National pour sa part se déclare prêt à gouverner. Nous l'avons déjà dit, c'est le troisième fer au feu du capital prêt à servir ses intérêts.


La propagande capitaliste utilise tous les moyens pour promouvoir le Front National qui serait devenu le « parti des pauvres et des travailleurs », défenseur de la France contre le « mondialisme ».


Pour le Front National c'est « l'UMPS » qui est responsable de la situation en France et en Europe et non pas la politique du capital. Et pour cause ! Marine Le Pen soutien « l'économie de marché » à condition qu'elle soit régulée. Elle défend comme le gouvernement actuel les entreprises françaises qui "croulent sous les taxes, ce qui les asphyxie et les empêchent d'être compétitives, il faut donc les soulager » (Europe 1, octobre 2014). On croirait entendre le Medef.


Sur l'Europe et en réponse à une question sur le déficit de la France elle dit : « il ne faut pas sortir des 3 % de déficit, il faut continuer à faire des économies ». Elle ajoute « il faut faire des économies sur l'immigration, la fraude sociale, la fraude fiscale ».


À l'Assemblée nationale, les deux députés Front National ont dénoncé lors du débat sur le budget de la sécurité sociale : « l'hypertrophie des dépenses sociales qui privent l'État de moyens pour ses missions régaliennes comme la sécurité et la défense".


Concernant le budget de la défense, Marine Le Pen et Philippot le numéro deux du parti, jugent la loi de programmation militaire inquiétante. "Il faut plus d'argent, le budget des armées accuse un retard de 10 milliards d'euros par rapport au budget du Royaume Uni ».


Le Front National a d'ailleurs approuvé les interventions militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient.


Par ailleurs, le Front National sélectionne ses soutiens aux manifestations. Il a craché sa haine contre la grève des cheminots, contre les manifestations sur les retraites, mais a soutenu celles des patrons « bonnet rouges » qu'il a qualifié de « révolte populaire » qui a fait plier le gouvernement.


En 2013 concernant la sortie de l'euro, on pouvait lire sur le site du Front National : « avec le retour de la monnaie nationale, les conditions seraient réunies pour une dévaluation bénéfique car une dévaluation bénéficie à toutes les entreprises exportatrices. Cela représenterait une bouffée d'air pouvant aller jusqu'à 100 milliards d'euros pour ces entreprises. »


Dans la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen avait déclaré : « je suis la seule à défendre la libre entreprise dans notre pays. Je veux mener une planification en accord avec les chefs d'entreprises. »


Et elle a rappelé dans une interview au journal « Le Monde » en 2013 : "nous ne remettons pas en cause l'économie de marché, ni les bienfaits de la concurrence… Si elle est loyale. » !


Par contre, dans la campagne des présidentielles de 2012 elle a dénoncé « le scandale des subventions versées aux associations », elle doit être contente puisque 200 000 emplois sont menacés dans les activités associatives, les collectivités territoriales qui financent 50 % des budgets des associations ne peuvent plus les financer à cause des diminutions des dotations de l'État.


Elle a également dénoncé le "scandale des arrêts maladie qui coûteraient 2 milliards par an à la sécurité sociale". Quant à la question de l'augmentation du SMIC posée par un journaliste faisant remarquer qu'elle n'en parle jamais elle répond : « c'est un détail, je ne parle pas des détails ».


Tout pour l'entreprise, contre les revendications sociales, tel est le programme développé par le Front National.


Il faut d'ailleurs rappeler que lorsque ce parti a eu des députés de 1986 à 1988 ils ont voté :


– pour la suppression de l'autorisation administrative de licenciement,


– contre l'institution d'une cotisation sociale de 12,6 % sur les revenus du capital,


– approuvé la loi de 1986 qui autorise le gouvernement à privatiser les entreprises nationales,


– voter contre le rétablissement de l'impôt sur les grandes fortunes,


– voter contre l'arrêt des essais nucléaires.


Voilà la réalité de ce qu'est le front national, réalité soigneusement édulcorée par la propagande capitaliste, on est loin du parti des travailleurs.


Il faut faire connaître cette réalité, les choix politiques du Front National correspondent en tous points aux choix du capital.


Nous avons vu le positionnement des partis politiques dans la situation actuelle, qu'en est-il des syndicats ?


La compromission de la CFDT est sans égal, la centrale est devenue le fer de lance du Medef, à la pointe des négociations sur toutes les mesures que proposent les patrons. Elle signe les accords les plus régressifs comme l'ANI qui permet aux patrons d'exercer le chantage à l'emploi pour casser les accords d'entreprises sur les salaires, la durée du travail et son organisation. Elle se déclare volontiers réformiste et fière de l'être, il y a longtemps qu'on avait compris, et se dit responsable de ses actes ce qui lui vaut les louanges répétées de Gattaz.


Malgré ses allégeances, son influence ne baisse pas, au contraire, ses résultats aux élections professionnelles indiquent une progression légère mais régulière.


L'absence d'un syndicalisme de classe confédéré se fait sentir. La centrale CGT a fait le choix du "dialogue social", du "syndicalisme rassemblé". La structuration, l'organisation, la coordination, l'impulsion des luttes, seul moyen pour satisfaire les revendications sont abandonnées. Les luttes sont nombreuses mais isolées les unes des autres. Les motifs ne manquent pas pour revendiquer : salaires, emploi, protection sociale, service public, droits syndicaux sont des enjeux nationaux mais ne font l'objet d'aucune cohérence revendicative.


Les syndicats d'entreprises doivent se débrouiller seuls, quelquefois avec l'aide d'une structure locale, et malgré ces obstacles, les luttes se développent, souvent à l'initiative des syndicats CGT d'entreprise.


L'orientation politique de la centrale commence à être contestée, des travailleurs ont besoin de lutter ensemble, c'est leur force et le seul moyen répétons-le pour satisfaire les revendications. Les récents résultats aux élections professionnelles à France-Télécom démontrent le désarroi des travailleurs face à la situation, ils ont besoin d'être organisés pour les luttes revendicatives.


L'intégration des centrales syndicales à la gestion du capital est un rêve pour le patronat et le pouvoir parce qu'ils en ont besoin pour les associer à leurs décisions.


Le choix politique du « dialogue social » fait des dégâts considérables. À chaque rencontre, ce sont les revendications du Medef qui prévalent et aboutissent systématiquement à des reculs sociaux négociés.


Au cours d'une rencontre organisée par le parti communiste français (voir l'Humanité) sur le thème de la reconquête industrielle, des dirigeants confédéraux de la centrale CGT ont développé l'idée (qui n'est pas nouvelle) qu'il faut intervenir dans les choix stratégiques des entreprises, que les patrons ont une responsabilité sociale… Jamais l'idée de socialisation des moyens de productions et d'échanges n'a été évoquée. D'ailleurs au cours de cette rencontre, les dirigeants syndicaux ont défendu l'idée de la création d'un pôle public bancaire pour financer les entreprises.


Associer le capital et le travail est le but poursuivi par ceux qui possèdent les moyens de production et d’échange. De plus toutes les centrales syndicales sont adhérentes à Confédération Européenne des Syndicats et à la Confédération Syndicale Internationale qui collaborent chacune à leur niveau avec le capitalisme européen et mondial. Les travailleurs, la classe ouvrière a besoin d’un syndicalisme de lutte de classe, qui agit avec les masses, qui organise les luttes revendicatives sans compromission pour satisfaire les besoins sociaux. Pour Communistes, augmenter les salaires est une question essentielle, nous revendiquons un SMIC à 1900 euros nets immédiatement, l’augmentation immédiate des pensions et allocations indexées sur les salaires.


 

Chers camarades,


 

La situation que nous vivons en France est vécue de la même manière par les peuples d'Europe.


Depuis la chute de l'URSS, le capitalisme européen s'est développé, organisé, structuré et continue à le faire. En France comme en Europe, ce sont les multinationales qui dirigent.


Les gouvernements en place ne sont que des exécutants, les véritables chefs d'État ce sont les propriétaires des moyens de production et d'échange. Je vous renvoie à ce que nous disons dans notre brochure : 113 multinationales dirigent l'Europe.


Dans tous les pays européens, des plans d'austérité sont en œuvre. Ils ont tous le même objectif : faire du profit en faisant payer les peuples.


Les recettes sont les mêmes partout : attaques sur les acquis sociaux, le droit du travail, les retraites, la santé, les services publics, les entreprises publiques, tout y passe. Ça va plus ou moins vite selon les rapports de force mais les objectifs sont ciblés.


Ces plans d'austérité rencontrent des résistances, la classe ouvrière européenne agit de plus en plus fort. Il ne se passe pas une semaine sans que des mouvements sociaux se déroulent en Europe. Espagne, Grèce, Angleterre, Allemagne, Portugal, Belgique, en Italie une grève générale est annoncée le 12 décembre contre la casse du code du travail. En France depuis la rentrée des vacances des initiatives ont eu lieu, d'autres sont prévues dans les professions, je ne reviens pas sur les obstacles aux luttes. Que fait la Confédération Européenne des syndicats?


Nous devons encourager les luttes chaque fois que c'est possible, prendre les contacts nécessaires…


Pour se développer le capital européen a besoin de concentration économique et politique. Le parlement européen constitue la représentation politique des états qui sont chargés d'appliquer partout, on le voit avec les plans d'austérité, la politique des multinationales.


Ils veulent aller plus loin, soumettre les budgets nationaux des états membres au diktat des multinationales. La banque centrale européenne contrôle aujourd'hui 85 % des actifs bancaires français ce qui pose la question de la souveraineté nationale.


La modification de la structuration administrative en France au travers du regroupement des régions, des fusions entre communautés de communes qui préparent la disparition de nombreuses communes n'a pas pour but premier d'économiser des dépenses publiques. C'est déjà fait nous l'avons vu avec la diminution des dotations de l'État. Le but c'est de mettre les futures grandes régions sous la tutelle de Bruxelles. A terme c'est la disparition des nations pour les soumettre totalement à la loi du capital.


Autre axe de développement du capital européen, c'est la mise en place d'une défense européenne sous la direction d'un ministre européen de la défense.


En concentrant ses moyens politiques, économiques et militaires, le capitalisme européen dispose des leviers essentiels pour imposer la force si nécessaire aux peuples qui résisteraient à ses objectifs. On est loin des déclarations vantant l'Europe de la paix lorsque l'URSS a disparu, c'est le contraire qui est apparu très vite, la Yougoslavie a été démantelée au prix de centaines de milliers de morts.


En 10 ans, l'Europe est intervenue militairement 27 fois, quatorze interventions sont en cours actuellement sur trois continents: Afrique, Asie, Europe.


La France joue le rôle d'avant garde militaire pour l'Europe. Après la Lybie, la Centrafrique, le Mali ou elle participe au démantèlement des états en organisant le chaos, elle mène actuellement des opérations militaires en Irak et renforce son armée en Jordanie, au Niger, au Qatar, en Arabie Saoudite. Sur les 28 pays qui constituent l'union européenne, 22 sont intégrés à l'OTAN, bras armé de l'impérialisme américain. L'Europe tente d'accélérer le processus d'intégration dans l'OTAN des pays qui n'en sont pas encore membres comme l'Ukraine par exemple.


Ce renforcement des capacités militaires n'a qu'un but : contraindre les peuples du monde à la loi du profit capitaliste et participer à la concurrence inter-impérialiste que mènent aujourd'hui les multinationales mondiales.


Lorsque l'URSS, qui a joué un rôle incontestable dans la libération des peuples de la domination capitaliste a disparu, la concurrence internationale, la course au profit, le développement du capital mondial amènent à un nouveau partage du monde.


Les multinationales veulent s'accaparer les richesses de la planète, c'est la course effrénée qui conduit le monde au bord d'un conflit généralisé.


Marx et Engels dans le manifeste communiste de 1848 écrivaient « poussée par le besoin de débouchés nouveaux, la bourgeoisie mondiale envahit le monde entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout ». On peut mesurer la justesse de l'analyse, la mondialisation c'est cela. C'est la domination économique et politique de grands groupes capitalistes et de leurs états serviteurs. C'est l'organisation du monde pour la course au profit.


Selon les dernières données rendues publiques par le crédit Suisse le 14 octobre, la richesse du monde s'est accrue de 8,3 % dans l'année passée (de la mi- 2013 à la mi- 2014) pour atteindre 263 000 milliards de dollars, et l'écart entre les riches et les pauvres s'est élargis.


1% des habitants possèdent près de 50 % des biens de la planète.


La Chine représente 8 % des 263 000 milliards de dollars


Selon le rapport sur la richesse mondiale 2014, les 263000 milliards de dollars créés dans l'année passée représentent le double de la richesse globale de l'an 2000. Selon ces données l'Amérique du Nord et la région la plus riche avec 34,7 % de la fortune suivie par l'Europe qui en abrite 32,4 %, la partie continentale de la Chine est classée quatrième (8,1 %).


Dans cette course, tous les moyens sont utilisés, les conséquences sont catastrophiques :


– guerres, génocides, misère, immigration massive, déplacements de population, montée des intégrismes de toutes natures, utilisation des religions, racisme etc.… Ce sont les armes utilisées par le capitalisme.


– 2 milliards d'êtres humains sont dans la misère, 60 pays sont aujourd'hui plus pauvres qu'en 1990. 2,8 milliards de personnes ont moins de 600 € par an pour vivre, un sur cinq moins d'un euro par jour. 33 000 enfants meurent chaque jour de maladie, de faim ou de soif. Aux USA, 36 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, 9 millions en France. Ce sont les conséquences du capitalisme.

C'est pour cela que nous voulons l'abattre et il n'y a pas que les luttes pour y parvenir.


La lutte de classe est mondiale, la classe ouvrière résiste, on a parlé des luttes en Europe, elles se développent partout dans le monde : en Afrique du Sud, les travailleurs des mines luttent pour de meilleurs salaires et conditions de travail avec des acquis très importants malgré la répression. Les postiers d'Afrique du Sud sont en grève actuellement pour les mêmes revendications.


Des luttes puissantes ont lieu au Bangladesh, au Vietnam, au Cambodge, en Inde dans le textile, en Chine dans la métallurgie, au Brésil ou la jeunesse revendique des moyens pour développer les services publics. Ajoutons à cela les mouvements populaires en Tunisie, en Égypte. Ces mouvements sont aujourd'hui dévoyés, sous domination de l'armée pour préserver les intérêts capitalistes, mais les luttes dans ces pays se poursuivent. L'absence ou la faiblesse de partis révolutionnaires se fait durement sentir.


D'autres peuples cherchent à s'extirper de la domination du capital, c'est le cas au Venezuela, en Bolivie, à Cuba ou le peuple continue à résister.


Le peuple palestinien se bat jour après jour pour obtenir son indépendance dans un pays libéré de la colonisation d'Israël. Ce scandale dure depuis 40 ans, des centaines de milliers de palestiniens sont morts, déplacés ou réfugiés sans que le pouvoir assassin d'Israël ne soit inquiété. Il agit en toute impunité, soutenu par l'impérialisme américain et des pays européens notamment par le pouvoir français. On se souvient des propos--- scandaleux d' Hollande lors des bombardements de la Palestine justifiant l'agression des israéliens pour se protéger des attaques palestiniennes.


Confronté à l'opinion publique nationale et internationale le Parlement français doit se prononcer sur la reconnaissance de l’état palestinien. Après la Suède et l'Espagne et sans préjuger des débats et du vote en France, c'est un progrès mais il n'est que symbolique. Notre parti propose de rompre immédiatement toute relation diplomatique, politique et commerciale avec Israël jusqu'à la disparition totale des colonies des territoires palestiniens occupés illégalement et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale palestinienne.


Dans cette région du monde comme partout ailleurs ce sont les richesses qui sont convoitées par les multinationales et cela entraîne une concurrence entre elles de plus en plus dangereuse.


On a déjà évoqué les conflits provoqués par l'impérialisme dominant (les USA) et ses satellites (l'Europe). Des feux sont allumés partout dans cette conquête de profits nouveaux.


La situation en Ukraine est significative de l'affrontement sans limite que mènent les multinationales. Les revendications sociales à l'origine du conflit en Ukraine ont très vite été détournées, utilisées pour organiser un coup d'état et la mise en place d'une junte dont des membres appartiennent à des groupes fascistes bien connus dans le pays. Cette junte dont un des premiers actes a été de s'attaquer au parti communiste ukrainien a tout de suite reçu le soutien de l'impérialisme américain et de son satellite européen.


L'Ukraine est un pays riche dans le collimateur du capital européen depuis la chute de l'URSS comme d'ailleurs l'ensemble des pays de l'ex URSS y compris la Russie. L'impérialisme européen cherche tous les prétextes pour dominer l'ensemble de ces pays et tout est fait pour entraîner la Russie dans un conflit généralisé.


Nous avons soulevé le nouveau partage du monde, l'Ukraine en fait partie comme tous les pays.


L'impérialisme américain domine et s'accapare la plus grande partie des richesses mondiales, il cherche sans cesse à se développer et n’hésite pas à utiliser toute sa puissance pour imposer ses choix. Tous les prétextes sont bons pour justifier sa domination il qualifie les états qui résistent de terroristes ou de dictatures : Irak, Iran, Libye, Cuba, Syrie, Chine, Corée du Nord etc. ces pays sont classés bon ou mauvais selon les circonstances et surtout selon la loi du profit capitaliste. Un méchant est bon quand il fait allégeance au capital exemple Israël, un bon devient méchant lorsqu'il résiste à l'impérialisme dominant exemple la Russie, On pourrait multiplier les exemples avec d'autres pays comme l'Iran, l'Afghanistan, la Libye, etc.


Un certain nombre de pays tentent d'échapper autant que faire se peut à la domination de l'impérialisme américain, c'est le cas des pays appelés émergeants. Ils s'organisent pour participer à la concurrence internationale, ce sont les peuples et les richesses de la planète qui sont l'objet de cette concurrence ce qui fait naître les tensions internationales que nous connaissons aujourd'hui.

Les multinationales mondiales mènent la danse.

Le capitalisme libéré de l'URSS et de ses zones d'influence accélère son emprise sur les richesses de la planète. Les pays dits "émergeants" pour des raisons d'intérêt économique, politique ou géopolitique cherchent à échapper à la domination des États-Unis : le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud représentent aujourd'hui 20 % du commerce mondial et sont en pleine expansion. Après avoir signé les accords commerciaux ils tentent de créer une monnaie unique pour concurrencer le dollar. Ces pays représentent 25 % du produit intérieur brut mondial, à égalité avec celui des USA et de l'Europe. D'ici à 2015, les BRICS devraient assurer 61 % de la croissance mondiale.


D'autres accords commerciaux existent en Asie (ASEAN) regroupant 10 pays. L'ALBA qui comprend neuf pays d'Amérique latine qui se déclarent progressistes. La CELAC qui regroupe 33 pays déclare vouloir se libérer de la tutelle des États-Unis. Le MERCOSUR. L'OPEP pour les pays exportateurs de pétrole. L'APEC etc. etc.


Selon l'organisation mondiale du commerce on assiste à une vague sans précédent d'accords de libre-échange entre états capitalistes.


Ces accords n'échappent pas aux multinationales capitalistes qui participent souvent à plusieurs accords commerciaux qui se concurrencent. La course au profit génère des contradictions entre états et entre multinationales qui s'entrecroisent et qui produisent des tensions supplémentaires.


L'accord transatlantique qui se négocie actuellement entre les USA et l'Europe a pour objet de libérer le commerce entre les deux continents. Aucune contrainte ne doit faire obstacle aux règles du profit, aucun état ne pourra s'opposer à l'application de l'accord, à la « liberté » du commerce qui touche l'ensemble des secteurs qu'ils soient productifs ou non. Les négociations menées par les multinationales, se déroulent dans la plus grande discrétion.


Ces rapports de domination entre états existent parce que le capitalisme existe. Nous disons non à ce monde de domination capitaliste il faut donc développer la lutte anticapitaliste partout dans le monde. Nous sommes pour le respect de la souveraineté des peuples de chaque pays dans tous les domaines.


Pour la disparition de toutes les organisations supranationales qui n'existent que pour faire appliquer les lois du capital, pour organiser les guerres, dominer les peuples pour les empêcher de décider eux-mêmes de leur avenir. Nous sommes pour développer une politique de coopération et de paix débarrassée de tout esprit de domination. Nous sommes pour développer des accords commerciaux respectant la souveraineté de chaque peuple.


 

Chers camarades,


 

Notre brochure s'intitule abattre le capitalisme, construire le socialisme, il n'y a pas d'autre choix.


La tâche est rude nous le savons depuis que nous nous sommes créés.


Tout va dépendre des luttes, de la volonté du peuple, de sa détermination à construire une société débarrassée du capital. Cela ne viendra pas tout seul, le développement de notre parti, des idées révolutionnaires que nous portons est indispensable.


Les luttes ne peuvent que s'amplifier parce que la situation s'aggrave dans tous les domaines, mais ceux qui luttent de sont pas automatiquement des révolutionnaires, ils ont besoin d'explication, ils ont besoin de comprendre, ils ont besoin d'être convaincus sur les causes de la situation existante.


Je le disais en introduction du rapport, mesurons le chemin parcouru, il démontre l'utilité d'un parti révolutionnaire pour la classe ouvrière et le peuple.


Il faut passer à une phase de développement plus importante, nous allons, sitôt le congrès terminé, examiner avec le secrétariat le bureau et le comité national comment nous développer dans les départements où nous sommes absents. Nous en avons déjà débattu il faut passer au concret, décider d'initiatives, mettre des noms, des dates, qu'elle contacts… Tout cela suppose une organisation, vous donnerez votre avis.


Nous avons du matériel de qualité, nous avons fait beaucoup d'efforts dans ce domaine, nous collons mieux à l'actualité, notre site s'enrichit pratiquement chaque jour.


9.500 personnes sont destinataires de l'hebdo.


Nous venons de créer une équipe en charge de la propagande composée de quatre camarades qui se réunissent tous les 15 jours.


Toutes les semaines, après le secrétariat, une autre équipe de six camarades est chargée d'écrire en fonction de l'actualité les articles à paraître dans la semaine.


Nous sortons entre cinq et six journaux par an, idem pour les tracts.


Cette année nous avons réalisé une brochure qui traite de tous les sujets actuels, nationaux ou internationaux, c'est une référence indispensable pour débattre et informer.


Nous avons tout ça à disposition, nous sommes donc loin d'être démunis mais il nous reste à faire beaucoup d'efforts pour faire connaître ce matériel. Cela va de pair avec notre activité dans les départements. N'hésitons pas à élargir nos réunions d'adhérents, nous le faisons déjà dans quelques endroits.


Début 2015, il y a des élections cantonales, c'est l'occasion de nous faire connaître dans les départements, on a pu mesurer les progrès réalisés aux européennes.


Il faut s'y mettre maintenant si nous voulons être présent à temps partout.


Nous faisons des adhésions, ce n'est pas négligeable dans cette période où beaucoup sont désabusés, notre persévérance finit par payer.


Nos sympathisants sont plus nombreux, ils participent à nos réunions, distribuent les tracts, nous aident dans les campagnes électorales.


Tout démontre qu'il l’y place pour Communistes, l'espace politique est ouvert pour nous développer.


Renforcer "Communistes" c'est aussi lui donner les moyens de sa politique. On sait tous combien coûte une campagne électorale, il faut remettre la souscription à l'ordre du jour.


Vous avez pu remarquer la place que prend l'actualité internationale actuellement, c'est normal, le développement mondial du capital, les tensions liées à la concurrence internationale, les dangers de guerre, les luttes des peuples demandent de l'attention, de la compréhension. Nous avons là aussi fait beaucoup de progrès sur la politique internationale, nous sommes les seuls à porter des idées neuves, révolutionnaires. Il faut que l'on poursuive, une équipe se met en place pour développer encore ce secteur, et resserrer nos liens internationaux. Militer dans un parti révolutionnaire comme le nôtre est enrichissant, exaltant, formateur, cela nous permet de comprendre, d'expliquer. Mais être révolutionnaire n'est pas inné, on le devient, former les adhérents c'est construire l'avenir. L'équipe chargée de la formation politique va se mettre en place prochainement mais peut assurer dès maintenant si nécessaire la formation indispensable pour comprendre.



Chers camarades,



Place au débat, le congrès va nous permettre de progresser. L’actualité est riche, notre tâche essentielle c’est le renforcement de notre parti, le développement des idées révolutionnaires que nous sommes les seuls à porter dans le concert permanent de la propagande capitaliste et des illusions que tentent de créer l’ensemble des politiques. La tâche est rude mais exaltante.

 

A vous la parole.

 

 

 

source : site communistes

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