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Publié par Michel El Diablo

Blaise-Compaore-bukina-faso.jpg

Le 31 octobre 2014, le président du Burkina Faso passant outre la Constitution postule un cinquième mandat ce qui provoque une gigantesque manifestation populaire dans les rues de la capitale Ouagadougou entraînant la démission du président qui s’enfuit en Côte d ‘Ivoire.


Depuis l’indépendance de la Haute-Volta en 1960, le Burkina Faso, notamment sous la présidence de Compaoré a été un pilier de la politique française de la Centre-Afrique.


Arrivé au pouvoir en 1987 par un putsch qui s’est soldé par l’assassinat de Thomas Sankara, l’ancien président dont les convictions anti-impérialistes menaçaient les intérêts français en Afrique de l’Ouest, Blaise Compaoré est constamment réélu à la présidence jusqu’en 2014.


Compaoré resserre ses liens avec ses parrains occidentaux en faisant fonctionner ses réseaux pour faire libérer un certain nombre d’otages occidentaux enlevés dans les pays voisins par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Et il offre depuis plusieurs années, des bases militaires aux Français et aux Américains pour la surveillance du Sahara en collaboration avec cinq autres États du Sahel.


Ses mentors français et américains occultent les crimes qui ont ponctué ses 27 années de pouvoir, dont le meurtre par les membres de la garde présidentielle en 1998 du journaliste Norbert Zongo qui enquêtait sur la mort sous la torture du chauffeur du frère du président. Enfin, oubliés aussi les trafics d’armes et de diamants avec les insurrections angolaises, tout comme son implication aux côtés de Charles Taylor et Mouammar Kadhafi dans des guerres civiles qui ont ensanglanté la région. Elles se sont traduites par «le meurtre, le viol et la mutilation de 500 000 personnes en Sierra Leone et de près de 600 000 au Liberia», selon le bilan annoncé par un ancien procureur du Tribunal spécial des Nations unies pour la Sierra Leone.


Compaoré a toujours été accueilli avec égards par le pouvoir français comme en témoignent les félicitations que lui adresse, le 5 juin 2013, la socialiste Élisabeth Guigou, au terme de son audition devant la commission des Affaires étrangères du Parlement français : « Monsieur le président de la République, merci. Ces applaudissements, qui ne sont pas systématiques dans notre commission, témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain. »

 

source: POI

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