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Publié par Michel El Diablo

fsc

La crise que traverse la CGT exige pour sa résolution le départ du secrétaire général et de ceux qui portent avec lui la responsabilité des actuelles dérives, en particulier le bureau confédéral et la Commission exécutive.

 

MAIS CELA SERA LOIN DE SUFFIRE !

 

Parce que ces dérives loin de résulter de faiblesses récentes, de fautes de gestion, de la succession de B. Thibault.., plongent leurs racines dans les orientations décidées il y a plus de 20 ans au plan national comme au plan européen.

Avec les graves distorsions qui en sont la conséquence et qui ne datent pas d'hier :

 

  • coupure entre dirigeants de premier plan et bases syndicales!

 

  • Bureaucratisation,intégration dans les institutions type Conseil Économique Social et Environnemental, débouchant sur des "diagnostics partagés" avec les forces réactionnaires et social-démocrates comme on a pu le voir concernant l'ouverture des TER à la concurrence et le rapport co-signé par T. Lepaon et J.-M. Geveaux, alors Président UMP du Conseil général de la Sarthe

 

  • fourvoiement dans les structures et clubs type "Le Siècle" , "le Quadrilatère", "Confrontations" où se rencontrent hommes d'affaires, intellectuels, journalistes et syndicalistes sans mandat ce qui n'est pas tout nouveau.N'est-ce pas Monsieur Jean-Christophe Le Duigou ?

 

  • formation "d'élites syndicales" par l’institut de formation de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) conformément à l' " idéologie syndicale européenne" c'est-à-dire conformément à ce qu'en attend l'oligarchie européenne et la Commission européenne, le bailleur financier (45 000 euros environ en 2008 pour un stage de trois jours qui réunit une vingtaine de participants)!
    Au fait, qui dans la CGT a participé à ce type de formation?

 

Quand Nicole Notat dictait ses conditions à la CGT pour adhérer à la CES

 

Au niveau européen, pratiquement, dès la constitution de la CES en 1973 la CGT demande à y adhérer en essuyant plusieurs refus catégoriques, la CGT d'alors ne remplissant pas aux yeux de ses dirigeants les conditions exigées.


Mais dans la période 1992-1999 tout change. Sous la houlette de Louis Viannet et de Joël Decaillon, la CGT est rendue euro-compatible.


Pourquoi et comment?


La réunification allemande et la chute de l'URSS placent les forces et les militants qui situaient leur action dans la perspective d'une solution anti-capitaliste dans une situation d'échec et de désarroi.


Le syndicalisme dominant européen et les forces social démocrates sont dans le camp des vainqueurs avec le sentiment arrogant et l’opportunité de pouvoir dès lors imposer leur conception du syndicalisme.


A la direction de la CES, la CFDT et Nicole Notat en particulier avaient en fait seuls la possibilité de donner le feu vert à l'adhésion de la CGT.


Et c'est dans ces conditions, "par effraction " comme le dit lui-même Jean-Louis Moynot, que les dirigeants de la CGT consentiront :

  • au "dialogue social" entre "partenaires sociaux", au "syndicalisme rassemblé" comportant un partenariat privilégié avec la CFDT, sorte d'anti-chambre d'un syndicalisme français réunifié sous l'égide de la CES et de la Confédération Syndicale Internationale (CSI).

  • à accepter de s'adapter aux réalités de la société et du monde du travail comme les réformistes le réclament au nom de la modernité, c'est-à-dire à consentir aux reculs sociaux parce-que la crise, parce-que la dette, parce-que la compétitivité, parce-que les mutations du monde du travail … et bla-bla-bla et bla-bla-bla!

  • à quitter la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) considérée comme moribonde, la CES et la CSI exigeant de toute manière l'appartenance exclusive et le syndicalisme unique sous couvert d'indépendance.

 

  • à accepter dans les faits et dans les principes (réforme statutaire du 45e congrès) le caractère indépassable de la société capitaliste sortie victorieuse de la guerre froide et semblant faussement installée dans une domination sans partage et sans alternative.

 

En rupture avec l'histoire et les principes fondateurs de la CGT, dans les circonstances donc, d'une défaite historique du mouvement ouvrier international, ces orientations ont constitué le socle commun du 44e au 50e congrès.

 

Sans que ce véritable tournant ne fasse l'objet d'un véritable débat de fond, ouvert et franc ni à l'époque, ni plus tard!


Cette période coïncidant au-delà de succès ponctuels avec les plus formidables reculs que le monde du travail ait à subir!

 

Revenir au 50e congrès c'est donc rester dans l'ornière!

 

Les difficultés rencontrées, l'échec d'une syndicalisation de masse ne résultent pas d'abord du manque de prise en compte des aspirations des couches salariales dites "nouvelles" ou d'une culture syndicale inadaptée à la modernité, à la précarisation du travail, d'une vision dépassée du capitalisme.

 

Mais principalement d'une difficulté et d'une incapacité à organiser une contre-offensive du monde du travail à la vague sans précédent des remises en cause de toutes les conquêtes des 60 dernières années, dans une période de contre-révolution généralisée du capital!

 

Et cette incapacité a beaucoup à voir avec l'orientation et la stratégie syndicale elle-même parce c'est elle qui pilote, coordonne et donne un sens aux initiatives concrètes de terrain et aux résistances locales.

 

La réorientation de la CGT a été opérée à un moment où le capitalisme apparaissait comme vainqueur et acteur exclusif sur la scène mondiale, imposant ses pratiques et son idéologie à l'ensemble de la planète.

 

A l'opposé, le XXIe siècle est celui de l'entrée du capitalisme dans sa plus grave crise depuis les années 30.

Avec son cortège de calamités : incroyable creusement des inégalités, aggravation des contradictions de classe, montée de l'extrême droite et du nazisme en Europe même comme on peut le constater en Ukraine.

Dans ce contexte où les négociations n'aboutissent qu'à de graves reculs sociaux et où la classe dominante a entrepris de reprendre tous les « avantages sociaux » qu’elles avaient été contrainte par les luttes de céder aux travailleurs, les principes de classe qui ont historiquement inspiré la CGT ne sont non seulement pas dépassés mais constituent au contraire, dans des conditions nouvelles, une référence incontournable.

 

Si les conditions d'exploitation, de domination ont changé, ce qui n'a pas changé ce sont l'exploitation et la domination elles-mêmes, constitutives du capitalisme porteuses de misère, de division et de guerres.

 

C'est d'abord dans la capacité de résistance comme dans les luttes quotidiennes que réside l'efficacité et donc la crédibilité du mouvement syndical et de la CGT dont les responsabilités compte-tenu de son histoire sont particulières.

 

L'actuelle crise de la CGT doit donc déboucher sur un vaste débat d'orientation, un débat non truqué, un bilan des 20 dernières années et aboutir de manière anticipée sur un congrès extraordinaire afin de repositionner « la Grande Dame » sur ses fondamentaux de classe !

 

Pour un nouveau départ, un nouveau souffle et enfin de nouvelles conquêtes

 

Le Front Syndical de Classe

début janvier 2015


source : FSC

repris par el diablo

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