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Publié par Michel El Diablo

CGT-drapeau-affiche.jpg

La polémique ouverte à partir des travaux exécutés par la CGT au bénéfice de son secrétaire-général - et en particulier le montant exorbitant des sommes impliquées - est massivement utilisée pour porter des coups à la Centrale syndicale, à la veille de scrutins dans la Fonction publique, au CCAS, après les mauvais résultats enregistrés par la CGT à « ORANGE ».


Les médias insistent beaucoup moins sur les dépenses personnelles insensées de notre classe dirigeante, au profit exclusif de ses membres, alors que ceux-ci justifient la misère ouvrière par la fameuse « crise », qui frapperait notre pays. Faut-il mentionner le prix des agapes auxquelles ont participé Jean-Pierre Jouyet au fameux déjeuner pris en commun avec François Fillon (coût du repas plus de 600 euros par personne...!)


Mais, c'est vrai, les responsables syndicaux, ceux de la CGT, en particulier,  devraient être à l'abri de  tels débordements, par souci moral d'abord, par respect aussi des syndiqués qui règlent les cotisations, base de la trésorerie de la Confédération.


Cependant, les « dérapages », inexcusables dans une organisation ouvrière, ne sont-ils pas d'abord le résultat de l'abandon de principes fondamentaux, tels qu'ils étaient appliqués au sein de la CGT du temps de Benoît Frachon jusqu’à Henri Krasucki ?


De l'abandon dans ses statuts de « la collectivisation des moyens de production et d'échange », du temps de Louis Viannet, les propos tenus par Bernard Thibault, refusant l'idée d'une grève généralisée, disait-il,  lors d'un mouvement revendicatif massif en 2003, « qu'il n’était pas là pour paralyser la France »? Jusqu'à la démarche solitaire du même secrétaire général de la CGT à l'Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, en novembre 2007, le premier jour du plus vaste mouvement unitaire cheminot depuis 1995, cassant de ce fait une grève prometteuse, et cette année, la désastreuse déclaration de Thierry Lepaon au « Nouvel Économiste », le 14 février 2014 :


« Il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés – là encore, je regrette que les actionnaires fassent figures d’éternels absents – et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté. Sur ce plan, il est évident que le pragmatisme syndical s’impose »…


Toutes ces prises de positions, jetant aux orties la lutte de classe, constituent les jalons de l'abandon des principes qui faisaient la force de la CGT, et expliquent l'amenuisement de la confiance de masse que la classe ouvrière portait, durant de longues décennies, à la Confédération et à ses dirigeants.


Et aujourd'hui, ceux-ci appliquent dans leur vie matérielle le même laxisme qui conduit aux faits déplorables qui alimentent la chronique du dénigrement de la CGT par les médias, de l'oligarchie, trop heureux de porter des coups à un confédération dont ils ont encore peur...


Car, n'en doutons-pas, la richesse et le rayonnement de la CGT  existent intactes au sein des organisations et des entreprises, grâce à ces innombrables militants, qui chaque jour, se battent dans des conditions souvent héroïques, toujours difficiles, contre les patrons, contre le capital, qui eux, n'ont pas abandonné la lutte de classe.


C'est que l'oligarchie avec ses fondés de pouvoir politiques et médiatiques, voudraient briser à travers la CGT. Faisons de telle sorte que celle-ci se redonne les moyens - et la direction - qui la propulse à nouveau au premier rang de la bataille de classe !

 

Jean LÉVY

Adhérent de la CGT depuis septembre 1944, il y a 70 ans...

Ancien Délégué Syndical National CGT au Crédit du Nord

Ancien membre du Bureau de la Fédération CGT des Employés (groupant alors Banques-Assurances-Sécurité Sociale- Commerce)

 

source : canempechepasNicolas

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