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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel El Diablo

CGT-logo-historique

L’histoire syndicale retiendra sans aucun doute la période hors du commun que traverse la CGT et dans celle-ci la place particulière du CCN, l’instance «  souveraine entre deux congrès » comme le dit l’article 28 de nos statuts.

 

D’ores et déjà on peut retenir du CCN de janvier qu’il n’a pas accepté la « manœuvre » (il n’y a pas d’autre mot) qui consistait à vouloir remplacer une équipe défaillante par ceux-là même qui avaient failli. Et c’est tant mieux. Le camouflet aurait été encore plus grand si tous avaient respecté le mandat qui leur avait été confié  voire même l’avait clairement sollicité de leur instance…Celles et ceux qui ne l’ont pas fait ont pris le risque de mettre en difficulté l’unité et la sérénité de leur organisation et  cela va désormais peser dans les débats.

 

La logique aurait voulu que la majorité de la CEC, qui n’a jamais démenti le bureau démis et a montré à quel point elle était déconnectée des syndicats, remette d’elle-même son mandat. (Pour rappel le CCN a désavoué la CEC où seuls 18 membres sur 56 ont voté contre le groupe de travail mis en place par Thierry Lepaon). Elle ne l’a pas fait et le nouveau groupe de travail mis en place se voit, pour cause de respect des statuts, chargé de reconstituer une équipe, à l’intérieur d’une CEC non seulement largement déconsidérée mais en plus réduite de 3 membres. C’est une mission quasi impossible !

 

Rappelons que congrès après congrès depuis quelques années la CEC à été réduite,  composée et formatée à la cause des premiers dirigeants mais avec une  augmentation au sein de l’appareil des conseillers non élus qui doit interroger chacun(e) !

 

Pour sortir par le haut de cette situation cela suppose selon nous d’agir dans plusieurs directions :

 

=>  Il faut tout d’abord étoffer la CEC. On est bien dans le cas de la vacance prévue dans les statuts (art 28). On peut même considérer qu’en fonction du premier alinéa de cet article (le CCN est l’instance souveraine entre deux congrès) et des suivants  que le CCN peut aller au-delà des 3 remplacements. « la majorité des deux tiers est requise pour (…) pourvoir en cas de vacance aux modifications qui s’avéreraient nécessaires dans la composition de la commission exécutive confédérale et du bureau confédéral. » Elargir la CEC permettrait d’avoir le choix pour vraiment renouveler le bureau dans l’attente du prochain congrès surtout si on prend en compte le propos  de Philippe Martinez expliquant à la presse que le CCN avait ««réaffirmé le souhait que dans le futur bureau confédéral, il n’y ait aucun membre du bureau sortant et aucun des anciens prétendants à la succession de Bernard Thibault» (Les Échos du 15 janvier 2015). Sinon le risque de la fuite en avant avec le refus de prendre en compte toute proposition constructive est grand comme en témoigne le refus de prendre en compte les propositions que des UD (75, 63…) ont faites pour les groupes de travail. Le CCN de février devrait donc en premier se prononcer sur ce point.

 

=>  Il faut le plus vite possible convoquer le 51ème congrès et créer les conditions d’une préparation exceptionnelle dans les syndicats. Si le CCN n’a pas retenu l’idée d’un congrès extraordinaire à l’automne 2015, le congrès ordinaire prévu en 2016 peut avoir lieu dès le 2 janvier 2016, puisqu’on sera dans les 3 ans. Philippe Martinez parle d’ailleurs à la CEC du 20 janvier du délai d’un an. La CGT et le monde du travail y ont tout intérêt. En effet plus le délai sera important, plus les manœuvres de toutes sortes vont se succéder avec la presse en point d’appui comme en témoigne encore récemment les propos, d’ailleurs contestés, de tel membre de la CEC de Languedoc Roussillon. Cela d’autant plus que persiste pour l’instant un appareil hypertrophié qui a plus de poids dans les décisions que les instances élues (ce que d’ailleurs pointe en filigrane Philippe Martinez à la CEC). La crise n’est pas derrière nous, elle continue.

 

=>  Elle risque en effet de s’amplifier vu ce que commencent  à révéler plusieurs médias sur des pratiques invraisemblables dans la CGT  mais pourtant malheureusement avérées !

 

=>  Un congrès préparé de manière extraordinaire. Cette idée émise, entre autres, par la CE de l’UD 75 a été reprise par le rapporteur de la CEC. Cela veut dire un congrès où les syndicats, organisations de base de la CGT aient vraiment la main de bout en bout, de la préparation à la conclusion, et non, comme on a trop souvent vu par le passé, des syndicats dépossédés des décisions finales et des votes de congrès avec des délégués très souvent instrumentalisés par l’appareil. Dans cet esprit les grandes questions qui traversent la CGT doivent être mises au débat dans les meilleurs délais. Pourquoi ne pas tirer dès février un 4 pages qui, sous formes de questions, appellerait les syndicats à débattre de : la convergence des luttes, de l’actualité de la lutte des classes, des conceptions unitaires, du rapport au politique, de la notion d’indépendance, de nos méthodes de direction, de la démocratie interne, des rôles respectifs des conseillers et des élus, de notre prise en compte des problématiques de discrimination, des questions internationales et de notre place dans le syndicalisme mondial ? Une tribune de discussion devrait être ouverte dans la foulée. De même devrait être mis en débat le déroulement de la préparation et du congrès lui-même afin de garantir réellement la souveraineté des syndicats, de l’organisation des débats, à la maitrise des votes en passant par le choix des délégués.

 

Si le CCN n’avance pas dans ce sens nous irons devant des difficultés et des divisions encore plus grandes. Le texte "défendons la CGT", ne se prononçait pas pour ou contre des personnes mais pour que vivent des orientations qui mettent la CGT avec les combats que l’exploitation capitaliste d’aujourd’hui impose. Il est plus que jamais d’actualité et c’est pour cela qu’il appartient encore plus aujourd’hui aux syndicats de se prononcer sur son contenu et à celles et à ceux qui le partagent de mettre en débat partout, les idées qu’il contient. Plus que jamais nous pensons utile pour le monde du travail, pour l’unité de la CGT et pour qu’elle retrouve son allant offensif, que le texte soit massivement signé.

 

Défendons la CGT

Le 26 janvier 2O15

 

 

 

 

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