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Publié par Michel El Diablo

CGT-debat

Si les syndiqués veulent aller au fond des questions posées par la crise que traverse leur organisation, il est urgent de baliser de chemin des fausses pistes pour éviter de s'y engager et mesurer la nature réelle des problèmes à résoudre.


Pour cela déjà ne pas sombrer dans une fébrilité, mère de la précipitation, à ne regarder que dans la direction où nombre de personnages qui sont au syndicalisme ce que LePen et droit de l'homme tentent d'agiter leurs appeaux.

 

Donc d'abord précisons. 


Si des repproches sont à coup sur à faire à la direction de la CGT il y en a qui ne sont pas de mise : Thierry Lepaon n'est pas Bernard Tapie et ses escroqueries . La CGT et les travauux dénoncés n'e sont pas le Medef et les dépenses somptueuses du siège patronal payés (sièges et travaux) par les "cotisations patronales" ponctionées sur le travail des salariés"  ou ceux du siège de l'UMP et ses 72,5 millions d'euros de trou dans la caisse qui ne les mettent pas au tribunal de commerce) payées par tous les contribuables grâce à la défiscalisation des dons de "Sarkothon".


Si des entorses graves à l'éthique militante sont éventuellement à sanctionner (et Canaille le Rouge pense que nous sommes -- pour la partie finance de l'utilisation de la cotisation du syndiqué -- sur cette partie du dossier ), rien à voir avec les détournements frauduleux dont les colonnes de la presse nous abreuvent depuis des années et cette opportunité de faire la peaux de la CGT cette pelée cette galeuse, tombe à point pour montrer que la peste qui atteindrait uniformément tous les animaux n'est guerissable qu'en épargnant ceux qui instrumentalisent l'argent vecteur de la maladie.



Quelque soit les désaccords réels que Canaille le Rouge a avec le statégie mise en oeuvre par la direction confédérale et son secrétaire général,  aucun rapport avec les conférences  grassement rémunérées d'un membre du conseil constitutionel en délicatesse avec la justice, le fisc et la morale politique.

 

Ce battage venu de loin dans sa durée et de beaucoup trop près dans ses sources participe à alimenter ce "tous pourri" qui sert de litière au f-haine. Il met le syndicalisme dans le box d'à coté de celui des bestiaux peu fréquentables, voir tente d'insinuer un partage de stabulation. Il fait ainsi d'une pierre deux coup pour focaliser sur le seul outil dont dispose les travailleurs pour efficacement se défendre : Tous pourri, pas de tri à faire, les syncalistes aussi verreux qu'un tapie ou un patron de l'UIMM voire un ex président de la République. 


Ceux qui au 19ème siècle ont fondé le syndicalisme, ceux qui au 20ème l'on construit avaient vu le risque de voir prendre de biais le fait syndical en s'en prenant à l'honorabilité de ses dirigeants. Les règles tacites portées et transmises notament au travers de la formation théorique des militants éclairaient ces risques et permettaient de s'en prémunir.


Leurs préventions étaient bordées par l'expérience. Dans la repression anti syndicale, une des accusations la plus fréquente pour attaquer les militants a été  celle "d'avoir puisé dans la caisse". Pratique massivement utilisée durant la guerre froide, mais aussi avant, dès 1915, de la part des partisans de l'union sacrée pour discréditer les animateurs des luttes pour la paix et les salaires en décapitant les directions qui rejetaient Jouhaux et ses auxiliaires de guerre. La SFIO et ses courroies de transmissions (eh oui pas de monopole ciblé de la chose !!) a été historiquement une spécialiste de ce genre d'opérations, le cas de P. Semard en 1939 comme pour d'autres dirigeants incorruptibles mais diffamés en témoigne.


C'est pour cela que le respect stricte de valeurs partagées en matière de rigueur de gestion comme de discrétion et probité pour les questions d'ordre privé font partie des principes de bases du choix des cadres syndicaux, du besoin de les protéger et  en retour de pouvoir agir en confiance.


Dans le débats de la CGT aujourd'hui c'est dire le poids de ces questions.


Pour autant doivent-elles effacer celle qui la sous tend et certainement plus prégnante encore que celle réelle, visible et agité comme hochet y compris par ceux, en interne, qui veulent éviter la mise à plat des problèmes ?

Ou, il y a un problème de fond : la direction confédérale de la CGT mène -t-elle le combat émancipateur pour le monde du travail, contenu dans ses statuts et que les dits statuts l'ont mandaté de mener, ou tergiverse-t-elle à l'intérieur d'accomandements dont le monde du travail fait les frais au nom de périls que justement elle ne combat plus?


Quels rassemblements la direction confédérale et son secrétaire général ont -ils impulsés pour rassembler les salairiés (95% des actifs de ce pays et la totalité de ceux qui touchent une pension de retraite) pour agir pour en finir avec l'exploitation capitaliste et le pillage des richesses-détournées produites par leurs producteurs?


La vrai crise de la CGT, c'est celle-là. 


Elle est amplifiés par une faillite de la formation syndicale qui au nom d'une modernité soumise à l'idéologie dominante a jeté par dessus le bord les outils de reflexion que le capital ne cesse de faire étudier à ses futurs cadres dirigeants. Il les formes à l'organisation de l'exploitation avec les outils théoriques que les penseurs de l'émancipation ont mis au service des exploités, pour d'autant mieux les exploiter que le syndicalisme, par palettes entières, a mis les textes de références, analyses et à la poubelle pour aller écouter les théoriciens capitulards de Bad Godesberg. 


Il ne s'agit pas que de la question du Secrétaire Général mais bien d'une responsabilité collective : la CGT va co-organiser en France en 2015 le congrès de la CES avec la CFDT. Quelle passerelle possible sans ce compromettre pour organiser un congrès en commun avec le syndicat fer de lance de l'ANI et de la regression sociale organisée sans se mettre en porte à faux avec les valeurs de la CGT ?


C'est de la responsabbilité du Secrétaire Général de la CGT et toutes ses déclarations convergent pour éclairer sa part propre sur ce point. Mais est-il seuls ?


Fonctionnement ordinaire : As-t-on besoin de repères revendicatifs actualisé au détour d'une porte, voire d'une interscéance de réunion ou bien d'un cahier revendicatif qui fixe le cadre d'action des directions et oblige à rendre compte devant les congrès sur la base du  mandat reçu? 


Dans la CES où un siège permanent au sécrétariat à échu à la CGT quelle voix de lutte notre syndicalisme porte-il ? En porte-il ? Et sinon, si le terme de mondialisation capitaliste a du sens, quelle action internationale au plan revendicatif ? Comment se sortir d'une CES qui accompagne plus qu'elle ne combat la troïka en Europe, apporte son soutien à l'UE qui aide le totalitarisme nazi  en Ukraine, laise la mise en concurence des travailleurs sans organiser de riposte ?


Les salariés ont-ils besoin de cette CIS disqualifiée dans tous les grands chocs sociaux de la planète tant elle oeuvre à concilier l'inconciliable : les interêts du capital avec le droit à (sur)vivre pour les travailleurs.


Un appel circule actuellement sur la toile pour exiger cette mise à plat, et rapidement. L'UD d'organisation de Canaille le Rouge a adopté une résolution allant dans ce sens. Ce texte pose clairement les vrais questions. 


L'UD CGT de Paris exige la convocation d'un congrès confédéral toute affaire cessante.


Ne pas aboutir à cette décision d'un congrès anticipé sur l'écheance prévue et la mise en place d'une direction démocratiquement élue à partir d'un projet revendicatif, construit par la reflexion des syndiqués dans leur syndicats, ferait porter de grave menace sur l'existance même de la CGT. 


S'y opposer pour des raisons administratives pourrait conduire à l'éclatement. 


Durant ses 120 ans d'existance, le syndicalisme de classe, au prix d'effort permanent, a tenu son rôle pour l'émancipation de la classe ouvrière au travers des modifications de celle-ci, de son élargissement.


La CGT a vu sur la même période comment les révolutionnaires dès qu'ils quittaient le contact de réalités concrètes de la vie concrète s'édulcoraient pour devenir ce qu'aujourd'hui nous sommes quelques uns à appeler les "hors sol" : Parti radical, Parti socialiste, Parti communiste. Radical façon dee l'UDI, socialiste sauce Valls & Macron, communiste de la mixité économique, ils ont abandonné leur qualificatif ... et gardé le substantif. Ils sont "Parti".


Oui, mais surtout partis loin, et vers quelles contrées? Celles de l'institutionel en place qui comme l'idéologie est au service de la classe dominante. Autant d'espoir qui ont fini dans le marais de la collaboration de classe ou l'(a)ménagement du capital. Le débat Laurent Gattaz dans l'Huma en est le dernier avatar.


Le monde du travail a besoin d'un syndicalisme de combat pour ses revendications, d'un syndicalisme de classe de masse et démocratique (les trois ensemble). La CGT n'a besoin que d'une chose : c'est de l'irruption massive de ses syndiqués, l'affirmation de leur syndicat  pour reprendre en main le fonctionement de la maison confédérale.


Et aux plus lucides de se rassembler pour reconstruire les outils permettant d'éclairer la voie d'une alternative éliminant l'exploitation de l'homme par l'homme.


Canaille Lerouge sur son blog

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