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Publié par Michel El Diablo

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L’ÉDITORIAL d’INFORMATIONS OUVRIÈRES
par Jean Markun,
Secrétaire national du POI

Dans un tract publié à la veille de la visite de François Hollande à Florange, les comités de Moselle du POI rappelaient que c’est le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, qui « avait signé, avec Mittal, le 30 novembre 2012, l’arrêt des hauts-fourneaux ». Ce tract relevait également les propos du préfet de la région Lorraine : « Les partenaires sociaux sont au centre des politiques de développement économique et social voulues par l’Etat et le conseil régional de Lorraine. »


On comprend, dans ces conditions, la décision prise par les « partenaires sociaux » — ou du moins les représentants des syndicats ouvriers Force ouvrière et CGT d’ArcelorMittal Florange — de refuser de participer à l’entrevue prévue avec Hollande (contrairement aux représentants de la CFDT et de la CGC). Dans la discussion qu’ils ont eue, lors du rassemblement, avec les adhérents du POI venus les interviewer pour Informations ouvrières, ils ont dit ce que nous pensons tous, travailleurs et militants de la région Lorraine sinistrée. A savoir que depuis 2011 et les décisions d’accompagnement de la liquidation de la sidérurgie, le chômage ne cesse de s’étendre. Ils ont dit la désertification industrielle. Ils ont dit l’exigence de bloquer les licenciements, du redémarrage des hauts-fourneaux et le refus de cautionner la politique du gouvernement en la matière.


C’était ce 24 novembre 2014, à Florange, l’illustration de ce que nous, militants de toutes tendances et de toutes origines du mouvement ouvrier, avons formulé dans l’appel à une conférence d’unité et de résistance le 17 janvier 2015, à savoir notre volonté commune « d’agir pour aider l’immense force disponible à surmonter tous les obstacles à son rassemblement, dans l’unité de ses organisations, contre le “pacte responsabilité” qui aujourd’hui concentre la politique de rigueur, d’austérité, et prétend engager les organisations syndicales dans l’accompagnement du plan gouvernemental ».


Ce même 24 novembre, les médias ont répété les chiffres de l’augmentation du nombre d’allocataires du RSA : 25 % en cinq ans ! Et aussi ce chiffre incroyable de 130 millions de repas que les « Restos du cœur » s’apprêtent à servir cet hiver.


« Comment sortir de l’ornière ? » C’est la question posée par la CGT sidérurgie Lorraine lors de sa conférence de presse du 4 novembre. Notre réponse se trouve dans la rupture avec la politique du gouvernement et la construction d’une mobilisation inégalée depuis longtemps.


Le désastre social et politique auquel conduit l’orientation d’un gouvernement tout entier subordonné à l’Union européenne et à la classe capitaliste ne peut plus être masqué. Au moment où, en plein marasme, ce gouvernement annonce de nouvelles contre-réformes contre le droit du travail et les droits syndicaux ; au moment où Valls envoie une lettre à Bruxelles pour détailler la liste des prochaines contre-réformes à venir ; au moment où PSA annonce un nouveau plan de suppressions d’emplois, une question domine toutes les autres : bloquer ce gouvernement, bloquer cette politique qui conduit tout droit à une catastrophe sans précédent.


Aider au rassemblement des forces qui refusent au gouvernement la collaboration qu’il exige impunément du mouvement ouvrier : c’est l’urgence du moment. Oui, plus que jamais, la lutte de classe reste le moteur de l’histoire. 

 

source: POI

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