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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, or tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

crimee-kosovo.jpg

La Crimée et le Kosovo ont beaucoup en commun : autonomie, présence de bases étrangères sur leur sol, volonté d’indépendance de la majorité de leur population. Seuls leurs « protecteurs » sont différents.

Ces derniers jours, nombreux sont les commentateurs qui comparent les événements de Crimée avec l’agression de la Yougoslavie par l’OTAN en 1999. Et chacun interprète les événements comme bon lui semble. L’ancien ambassadeur des Etats-Unis à Moscou, Michael McFaul, par exemple, a assuré sur CNN que l’intervention russe était inacceptable, car il y a une grande différence entre la situation actuelle en Crimée et celle du Kosovo en 1999.

 

« Il n’y a pas lieu de comparer la Crimée et l’Ukraine avec le Kosovo et la Serbie. La Serbie a menacé les Kosovars, alors que l’Ukraine ne menace personne. »

 

 

Mais un Etat peut-il être une menace pour une partie de son territoire ? Dans la province autonome du Kosovo vivent des Serbes, des Albanais, des Turcs, etc. Le peuple « kosovar » en tant que tel n’existe pas. Qui sont donc allés défendre les Américains ? Au Kosovo, il n’y avait pas un seul Américain, quand 1,5 million de Russes se trouvent en Crimée. Voilà la différence majeure.

 

 

Pour les médias occidentaux cependant, il y a de nombreuses similitudes entre la Crimée et le Kosovo. Comme l’a écrit Ian Traynor dans The Guardian:

 

« La tactique et les méthodes utilisées par Milosevic durant les guerres d’Ex-Yougoslavie et du Kosovo sont évidentes. Si Poutine décide de devenir le nouveau Milosevic, l’Occident va être le témoin d’une nouvelle division de l’Europe. »

 

 

Dans la stratégie de Slobodan Milosevic, comme toujours, le mieux s’est trouvé être l’ennemi du bien. Il n’a pas eu la force de résister à l’avancée de l’OTAN vers l’Est. Afin de déplacer vers l’Est leurs forces basées à l’Ouest de l’Europe, les Etats-Unis ont choisi le territoire autonome serbe du Kosovo-et-Métochie, et y ont créé une base stratégique. C’est à cette fin qu’ils se sont servis de l’Armée de libération du Kosovo (OVK) même si celle-ci figurait sur la liste des organisations terroristes répertoriées par les Etats-Unis.

 

 

L’opération antiterroriste menée par les forces spéciales serbes contre l’OVK dans le village de Racak en janvier 1999 a été utilisée comme un prétexte pour bombarder la Yougoslavie sans l’autorisation des Nations Unies. Les médias occidentaux, ayant présenté l’opération menée à Racak comme un massacre de la population civile, ont exhorté les Etats-Unis à réagir et à protéger les innocents. Dix ans plus tard, Helena Ranta, médecin légiste finlandais, a écrit dans son autobiographie que sa rédaction d’un rapport sur l’incident s’est faite sous la pression du responsable de la mission de l’OSCE au Kosovo de l’époque, William Walker, et du ministre des Affaires étrangères de Finlande, et qu’il s’agissait de troupes de terroristes albanais et non de populations civiles.

 

 

Une fois que les forces de l’OTAN sont entrées au Kosovo, les Etats-Unis y ont construit leur deuxième plus grande base en Europe, le camp Bondsteel. Il permet aux Etats-Unis de contrôler la Méditerranée et la mer Noire, ainsi que les routes menant au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase, de même que le transit des ressources énergétiques provenant de la Caspienne et d’Asie centrale. Cette base en Serbie leur paraît pleinement légitime et très avantageuse. L’utilisation de terrains publics au Kosovo ne coûte rien aux Américains.

 

 

Or la Russie, à la différence des Américains au Kosovo, paie 100 millions de dollars par an pour sa base. Et la base russe de la mer Noire se trouve en Crimée depuis 230 années déjà. «La flotte de la mer Noire n’est pas sans abri. Sébastopol est sa maison-mère », a souligné le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine. Il y a encore 50 ans, la Crimée faisait partie de l’Union soviétique, quand les Etats-Unis, eux, ont tout simplement occupé une partie du territoire serbe pour y créer leur propre Etat fantoche, à la suite d’une agression.

 

Les liens historiques, économiques, et culturels entretenus avec l’Ukraine donnent à la Russie la pleine capacité d’intervenir pour protéger son peuple. Mais que font les Etats-Unis sur le territoire serbe ? 

 

 

source : La Voix de la Russie

 

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