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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Diablo

rumsfeld-hussein.jpg

Au moment où les États-Unis feignent l'indignation face au recours en Syrie à des armes chimiques, des documents déclassifiés de la CIA révèlent le cynisme de la puissance impérialiste qui couvrait puis aidait l'Irak à gazer son ennemi iranien dans les années 1980.

 

La source, le sérieux et conservateur Foreign Policy, est au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle fait l'effet d'une bombe. Pendant la guerre qui opposait l'Irak et l'Iran entre 1980 et 1988, les États-Unis ont soutenu Saddam Hussein dans son recours massif aux armes chimiques.

 

Les États-Unis redoutent alors une victoire et une hégémonie iranienne sur la région. Pour contrer cette perspective, ils apportent une aide logistique et militaire à l'Irak … tout en armant secrètement l'Iran, pour financer ensuite avec l'argent récolté la guérilla contre-révolutionnaire au Nicaragua.

 

Dès 1983, la CIA sait de source sûre que l'Irak a recours à des armes chimiques. L'Iran monte alors un dossier, présenté aux Nations unies, pour dénoncer cette violation du protocole de Genève interdisant l'usage d'armes chimiques, les gaz sarin, tabun et autres moutarde.

 

Seuls à disposer des preuves qui auraient pu accabler l'Irak, les Etats-unis gardent le silence. La CIA recommande même dans ses papiers de s'assurer que toute répercussion de cette affaire à l'échelle internationale soit étouffée.

 

Ce n'est pas tout. En 1988, alors que la guerre touche à sa fin, les États-Unis apprennent par image satellite que l'Iran était sur le point d'entamer une manœuvre qui leur permettrait de percer les défenses irakiennes à l'est de Bassora et de gagner un avantage décisif.

 

Avec l'approbation du président Reagan, les États-Unis apportent alors – en pleine conscience de l'usage réitéré d'armes chimiques par l'armée irakienne – une aide pour localiser les mouvements de troupes, la localisation des centres logistiques et des défenses anti-aériennes ennemies.

 

Au moins, quatre attaques majeures irakiennes impliquant des substances chimiques ont bénéficié du soutien logistique américain. Elles auraient fait directement, selon les dires mêmes de la CIA dans ses rapports secrets, plusieurs milliers de morts.

 

Ces attaques ont fait pencher de façon décisive la guerre du côté Irakien et ont permis à Saddam Hussein de s'asseoir à la table des négociations en position de force.

 

On peut rappeler qu'au même moment, Saddam Hussein utilisait massivement des armes chimiques (sarin, tubun, gaz moutarde) contre le village kurde d'Halabja, tuant près de 5 000 civils.

 

Le projet chimique irakien profitait alors de la collaboration d'entreprises occidentales, essentiellement ouest-allemandes, hollandaises et américaines. Une enquête est en cours pour identifier l'implication certaine d'entreprises françaises dans l'entreprise.

 

Cette révélation tombe au moment même où les États-Unis tentent d'instrumentaliser la question des armes chimiques afin de trouver un prétexte pour envahir la Syrie, obstacle à ses volontés hégémoniques dans la région.

 

Nul ne sait encore qui a utilisé ses armes en Syrie, l'hypothèse que ce soient les rebelles est tout sauf à écarter. Comme en Irak, l'important n'est pas la vérité objective mais bien celle qu'on peut faire accepter à l'opinion pour préparer la guerre imminente.

 

En 1988, les États-Unis aidaient l'Irak à gazer les troupes iraniennes et les civils kurdes pour satisfaire ses objectifs stratégiques. En 2003, ils prétendent l'existence d' « armes de destruction massive », jamais retrouvées, pour légitimer son intervention armée.

 

 

Aujourd'hui, le cynisme atteint en Syrie des proportions inédites. L'exemple historique de l'Irak nous confirme que la boussole américaine n'est pas celle de la vérité ou des préoccupations humanitaires mais bien celle de ses intérêts économiques et politiques.


Article AC


Source : Solidarité Internationale PCF

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