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Archives

Publié par Michel LeDiablo

Election cantonale partielle

de Brignoles (Var)du 6 octobre 2013.

Inscrits : 20 728

Votants : 6 913

Blancs et nuls : 185

Exprimés : 6 728 (32,45 %)

Magda Igyarto-Arnoult (EELV) 598 voix (8,9%) 2,88% des inscrits

Laurent Carratala (PCF) 981 voix (14,6%) 4,73% des inscrits

Catherine Delzers (UMP) 1.397 voix (20,8%) 6,73% des inscrits

Laurent Lopez (FN) 2.718 voix (40,4%) 13,11% des inscrits

Christian Proust (DVD) 422 voix (6,3%) 2,03% des inscrits

Jean-Paul Dispard (ex.FN) 612 voix (9,1%) 2,95% des inscrits

 

diablo-en-pense

Quelques commentaires "à chaud":

Dans un contexte de démobilisation massive de l'électorat populaire sur fond de résignation, importante capacité de mobilisation du FN qui, pour autant n'effectue pas une "percée spectaculaire".  

 

Voyons, à ce sujet, les résultats précédents du FN dans ce canton: 
- cantonales 2011 : 2757 voix
- cantonales 2012 : 2734 voix
- cantonales 2013 : 2718 voix


Le candidat PCF, soutenu par le PS dès le 1er tour, paie cher cette alliance : l'électeur utilisant ce bulletin de vote envoyant, de fait, un signe de soutien à la politique anti-sociale du gouvernement, on peut comprendre que nombre d'électeurs communistes aient préféré s'abstenir.

 

A vous la parole !


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Serge des bois 08/10/2013 16:03


Pour parler concrètement : sans une prise de conscience des militants du PCF, leur permettant de mettre en cause les choix que leur "conseillent" les directions nationales et locales, je ne vois
pas d'issue.
Les groupuscules nés ici ou là, de gens qui ont quitté le PCF, ont montré leurs limites et leur incapacité à attirer et à générer une véritable adhésion. Les grandes théories ne passionnent pas
les foules et leur paraissent souvent trop éloignées de leurs préoccupations quotidiennes.


Pour côtoyer régulièrement des militants du PC, je continue de croire dans leurs capacités. Leur force, qui est aussi leur faiblesse, c'est la confiance. Cette confiance qui fait accepter par la
majorité, les analyses des directions sans oser les remettre en cause.


Malgré cela, de plus en plus de questions n'obtiennent pas de réponses satisfaisantes et nous allons voir, pour les élections municipales, si les choses avancent ou pas.  

Michel LeDiablo 08/10/2013 18:52



Je pense que les groupes qui existent ici ou là sous la forme d'un mini PCF teinté de nostalgie n'ont pas d'avenir. Bien sûr, de bons camarades dévoués et
sincères y militent et il ne s'agit de dénigrer leurs actions (il y a si peu d'énergies en ce sens de nos jours..) 


Non la question est d'abord, me semble t-il, de réarmer idéologiquement les travailleurs car comme disait Gramsci, je crois, on gagne les batailles
idéologiques avant de gagner les batailles électorales.


Et pour cela, la forme association souple liant idéologie et action ponctuelle me paraît plus adapter.


Enfin, on peut en discuter...


Salut et fraternité,


 


Diablo 



Serge des bois 07/10/2013 19:57


Une fois de plus, certains médias font dire aux chiffres ce qu'ils veulent. L'élection cantonale partielle de Brignoles en donne un excellent exemple. Non, il n'y a pas de poussée du FN, il y a
un effondrement du vote de gauche.


Si Brignoles avait un conseiller général communiste en 2011, c'était à la faveur d'une triangulaire PC-UMP-FN. Il était élu avec seulement 44,40 % des exprimés, la droite (UMP-FN) réalisait 55,29
% des exprimés.


Comme tu le dis toi-même, Michel, il n'y a pas poussée du FN : en 2011, celui-ci recueillait au premier tour 2757 voix, il en recueille aujourd'hui 2718, où est la progression ? 


Et c'est bien grâce à l'effondrement de l'électorat de gauche qui ne croit plus en aucun des partis qui se présente, que le FN réalise, en pourcentage, de tels scores. 


Une telle situation ne devrait-elle pas ENFIN faire prendre conscience aux dirigeants et AUX MILITANTS du PCF que, tant qu'ils n'auront pas dénoncé clairement le
PS pour ce qu'il est, et qu'ils ne seront pas rentrés en lutte directe contre la politique qu'il mène, le PCF n'a aucun espoir ni de regagner la confiance des couches populaires, ni de voir ses
résultats électoraux s'améliorer ?


Depuis 30 ans, on essaie de sauver quelques fiefs en maintenant des "accords" avec le PS. Résultat : non seulement on n'a pas sauvé grand chose, mais aujourd'hui nous payons doublement
l'effondrement électoral du PS. Nous ne sommes plus en mesure de défendre nos propres bastions et l'abstention massive des électeurs du PS n'apporte plus les voix nécessaires pour battre une
droite pourtant elle aussi en grande difficulté.


La raison d'être du PCF n'est pas la défense de quelques sièges d'élus par des accords contre nature, mais la défense des intérêts du monde du travail, donc combattre tous ceux qui mettent en
application des politiques n'ayant d'autre but que la défense du capital et de la rente. Même, et surtout, si ceux qui s'y emploient se cachent derrière un discours soi-disant de
gauche. 


Fraternellement.

Michel LeDiablo 08/10/2013 09:09



Merci Serge des bois pour cette contribution au débat. Je partage pour l'essentiel ton analyse à la différence que je pense qu'il est illusoire d'espèrer que
le PCF puisse aujourd'hui changer de politique et de stratégie.


C'est un parti d"élus tenu par des élus embourgeoisés qui vivent d'indemnités et l'influence des travailleurs en son sein est devenue purement symbolique.
Dans ces conditions je ne vois pas comment et avec quelles forces il est possible de remettre ce parti "sur les rails de la lutte des classes". D'autant que les bases historiques du militantisme
ouvrier disparaissent les unes après les autres.


On voit bien que le combat pour une réindustrialisation de notre pays est un élément-clé de notre bataille pour une reconquête idéologique sur le long
terme.


Salut et fraternité


Diablo