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Publié par Diablo

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Grande coalition et consensus

L’EDITORIAL d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.


A six semaines des élections allemandes, Peer Steinbrück, candidat du Parti social-démocrate, s’est livré à une violente charge contre la chancelière Merkel accusée… de manquer de ferveur vis-à-vis de l’Union européenne. Qui a alors pris la défense d’Angela Merkel ? Gregor Gysi, chef du groupe parlementaire de Die Linke (1), revendiquant pour Merkel comme pour lui-même et toutes les régions d’Allemagne une « une aspiration à l’intégration européenne tout aussi forte ».



C’est ainsi qu’au-delà des polémiques de façade, se forge en Allemagne la « grande coalition » de fait, des ex-dirigeants (PC) d’Allemagne de l’Est à la droite chrétienne-démocrate, en passant par les dirigeants de la social-démocratie, avec pour ciment l’allégeance à l’Union européenne et ses diktats anti-ouvriers.



En France, pas de grande coalition de ce type. Mais un consensus pour considérer qu’une réforme des retraites est indispensable : exigence partagée par tous, de la droite et l’extrême droite au Parti socialiste (tous courants confondus), jusqu’au Parti communiste français dont le porte-parole, Dartigolles, vient d’appeler le gouvernement à décider « une réforme de gauche ».



Rien ne justifie la moindre remise en cause des régimes de retraite, ou la moindre augmentation de la CSG ou des cotisations, rien… sinon la soumission aux exigences de l’Union européenne, c’est-à-dire du capital financier, qui prétend faire payer le prix de sa propre crise à la classe ouvrière.



Et tout cela pour quoi ?



Ce 12 août, la presse publie les « bons résultats des grandes sociétés mondiales »Le Monde se réjouit : « Les stigmates de la crise de 2008-2009 s’effacent ; les profits sont en hausse de 12 % en moyenne pour 2 600 entreprises importantes. »



En France, les quatre entreprises du CAC 40 dont les bénéfices ont le plus progressé au premier semestre 2013 sont le Crédit agricole (+ 217 %, 1,16 milliard d’euros de bénéfices), Safran (+47 %, 470 millions), Capgemini (+ 31 %, 176 millions) et EADS (+ 31 %, 759 millions.



Mais il y a un « petit détail » que la presse ne mentionne pas : dans l’année écoulée, le Crédit agricole a supprimé plus de mille quatre cents emplois ; Safran et Capgemini ont mis en route des plans de milliers de suppressions d’emplois, et, selon le Financial Times, EADS prépare un plan de suppressions d’emplois.



En pleine récession, alors que le chômage et la misère s’étendent dans tout le pays, s’engager dans un « débat sur les retraites », c’est mettre le doigt dans un engrenage, celui des grandes coalitions et autres consensus exigés par l’Union européenne. Avec, à la clé, les contre-réformes des retraites, les attaques contre la classe ouvrière au seul service du renflouement des banques et de l’augmentation en flèche des profits, sur la base de la destruction de centaines de milliers d’emplois et des conquêtes ouvrières.



Dans cet engrenage, le mouvement ouvrier ne saurait s’engager, sous peine de renoncer à son indépendance. C’est tout l’enjeu de la journée du 10 septembre appelée par les confédérations CGT et CGT-FO (avec la FSU et Solidaires) contre la réforme des retraites du gouvernement.


Pour l’indépendance du mouvement ouvrier, pour l’unité de la classe ouvrière et de ses organisations contre toutes les contreréformes, pour l’arrêt des plans de licenciements, pour la liquidation des institutions de l’Union européenne et de la Ve République : ces mots d’ordre sont au centre de la préparation du meeting du POI du 28 septembre.



(1) Issu de la fusion du Parti communiste et du groupement de Lafontaine (ex-ministre SPD), lié au Front de gauche en France.

 

Source: POI


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