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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel LeDiablo

espagne-carte1

 

 

Jose Antonio Ignesta, membre de l’Union Générale des Travailleurs d’Espagne (UGT), était l’invité du meeting du POI de Lyon. Le militant décrit la situation catastrophique dans laquelle la politique de l’Union européenne et de la troïka a plongé l’Espagne. La population est « à la limite du soutenable » explique-t-il. « Paradoxalement, ce gouvernement qui prend des mesures si dures contre la classe ouvrière, qui n’ont jamais été prises jusqu’à présent, ce gouvernement n’a jamais été aussi faible« .

Comment est-il possible qu’un gouvernement aussi faible, 

avec un tel degré de crise et de pourriture, soit toujours en place ?


 


Et il pose la question : « Comment est-il possible qu’un gouvernement aussi faible, avec un tel degré de crise et de pourriture, soit toujours en place ? » Il fait remarquer que les partis d’opposition, le principal, le PSOE, n’ont eux-mêmes jamais été aussi bas dans les sondages. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’indiquer la voie de la rupture avec l’Union européenne « il multiplie, dit-il, chaque jour des offres de service au gouvernement Rajoy par le biais de de pactes et de positions de consensus. » De même « la seule chose que les dirigeants des organisations syndicales aient faites au lendemain des trois grèves générales » – les plus puissantes depuis la chute du franquisme – c’est de proposer des négociations au gouvernement pour un pacte social.



« Mais le pacte social n’est pas l’alternative. Nous ne devons pas confondre « pacte social » et « négociation collective ». Le « pacte social » c’est la soumission aux multinationales et à la troïka qui sont précisément la cause de la situation. La « négociation collective » c’est la négociation de nos représentants pour améliorer nos conditions de vie et de travail, pour améliorer nos salaires, pour améliorer le code du travail, le code des pensions, pour satisfaire toutes les revendications qui permettraient à la classe ouvrière de vivre dignement.« 

 

source : POI

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