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Publié par Michel El Diablo

place-citoyens.jpg

Ils n’ont que ce mot là pour justifier leurs guerres impérialistes. « Restaurer la démocratie ! » Mais de qu’elle démocratie parlent-ils ?


Il y à 2 400 ans, un philosophe grecque (Aristote) a écrit « En démocratie, les pauvres sont rois parce qu’ils sont en plus grand nombre et parce que la volonté du plus grand nombre a force de loi. »


Mais il conclue « L’équité au sein de l’État exige que les pauvres ne possèdent en aucune manière plus de pouvoir que les riches, qu’ils ne soient pas les seuls souverains, mais que tous les citoyens le soient en proportion de leur nombre. Ce sont là les conditions indispensables pour que l’État garantisse efficacement l’égalité et la liberté. »


Il venait d’inventer la proportionnelle.


Aussi loin que l’on remonte dans le temps, jamais les riches n’ont été plus nombreux que les pauvres et pourtant de tout temps les riches ont gouverné le monde. Il y a un truc qui ne marche donc pas dans ce que nous appelons, sans doute à tort, la démocratie.


Et d’après moi, ce qui ne permet pas à la véritable démocratie de fonctionner c’est tout simplement les élections dites justement démocratiques. De mon jeune temps on disait « élections piège à cons » !


Ce n’est pas faux, car notre organisation bourgeoise de la société n’autorise le peuple gouverné de gouverner à son tour que par le biais de ses représentants élus !


Ah ces représentants élus, parlons –en ! Ici à Marseille on en connaît un rayon. Soyons clair, dès que nous introduisons notre bulletin de vote dans l’urne, nous transférons notre pouvoir dans d’autres mains que les nôtres, sans autre contre partie que de vagues promesses qui comme nous le savons n’engagent que ceux qui y croient.


Et aujourd’hui, chez nous, le vote pour un parti ou pour un autre n’est qu’un ersatz de démocratie, car ces partis ne prennent en compte que leurs propres intérêts : nombres d’élus cotisants, financements publics, népotisme et possibilités de clientélisme, gestion de budgets autorisant la magouille, et j’en passe. Les partis politiques ne sont que des écuries politiques de prise du pouvoir et de distribution des places. Et pour cela ils sont prêts à tous les mensonges, à toutes les falsifications de la réalité.


Avez vous remarqué qu’ils ne parlent jamais de la vraie vie, d’ailleurs, est-ce qu’ils la connaissent. Pour moi ce sont des élus hors-sol (comme les tomates du même nom), ils ont l’apparence d’un élu du peuple, parfois même une couleur, mais comme la tomate ils n’ont pas le gout qu’il faut, le gout du peuple.


En fait les partis sont actuellement, ni plus ni moins que des entreprises et gérés comme telles. Ils n’ont pas d’autre idéologie que leur maintien au pouvoir quel qu’il soit : national, régional, municipal. C’est la raison qui les amène, souvent contre toute logique politique à créer des alliances de circonstance non pour influencer les prises de décisions comme ils prétendent le faire, mais pour s’asseoir à la table où se distribue des parcelles de pouvoir et des monceaux de fric.


Pour conclure je dirais qu’appeler un gouvernement « socialiste », ou « social-démocrate », ou encore « conservateur », ou « libéral » n’est en fait qu’une imposture, une opération esthétique destinée à masquer la réalité du pouvoir qui se cache derrière : le pouvoir « ÉCONOMIQUE ».


J’aime à rappeler cette phrase, de José Saramago : les peuples n’ont pas élus leurs gouvernement pour que ceux-ci les « offrent au marché. Mais le marché conditionne les gouvernements pour que ceux-ci leur « offrent » leurs peuples.


Seul le marché détient le véritable pouvoir, c’est le système capitaliste. Et ce pouvoir capitaliste est actuellement entre les mains de l’Union Européenne chargée de mettre au pas ceux qui ne lui obéissent pas, et à qui Hollande et Valls obéissent en toute connaissance de cause.


Et tant que nous voterons sans remettre en cause ce système, il ne saurait y avoir de Démocratie véritable du peuple pour le peuple.


Le marché n’a pas pour finalité le bonheur du peuple, et il exerce sa Dictature sans aucune autre finalité que le maintien de son pouvoir.


Ainsi de renoncements démocratiques en renoncements nous filons tout droit vers le fascisme dont le marché peut tout à fait se satisfaire. Il a déjà montré que la dictature de type "fasciste" ne lui faisait pas peur. Rappelons-nous du vieux slogan des grands capitalistes français d’avant guerre : "mieux vaut Hitler que le front populaire".


Nous devons absolument remettre en cause cette démocratie dite bourgeoise et en inventer une autre ensemble.


« Une démocratie vraie qui, tel un soleil, inonderait de sa lumière tous les peuples devrait commencer par ce que nous avons sous la main, c’est à dire le pays où nous naissons, la société dans laquelle nous vivons, la rue où nous habitons... » [1].


C’est exactement la proposition que nous faisons lorsque nous appelons les signataires de l’Appel (Re)-construire de s’organiser localement.


Aujourd’hui, l’idéologie dominante s’efforce de nous persuader de l’impossibilité d’un changement radical, de l’impossibilité d’une abolition du capitalisme, de l’impossibilité de la création d’une démocratie qui ne se réduirait pas à un jeu parlementaire corrompu, de l’impossibilité du peuple à prendre la parole et dire ce qu’il veut.


Montrons lui qu’elle a tort !


Aidons nous et la lutte de classe nous aidera !



La Péniche

 

[1] Toujours José Saramago, écrivain portugais et ancien membre du PC portugais

 

source: rouge midi

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