Son exemple montre bien à quel point en France, la liberté d’expression est en danger et comment avec le concours des médias et des pouvoirs en place, les grains de sables sont éjectés du système. Vous ne trouverez ces vérités ni dans les lignes Du Monde, ni dans celles du Figaroou de Libération.Pour ceux qui ne le connaissent pas,qui est François Asselineau ?



Il suffira de dire qu’après des études très classiques dans les écoles d’HEC et de l’ENA, cet homme politique a d’abord fait carrière dans la haute fonction publique avant de prendre un tournant politique majeur. Jusqu’à la création de son parti en mars 2007, peu de gens avaient entendu parler de lui. Aujourd’hui, malgré la censure des médias, son nom est de plus en plus connu ainsi que ses idées qui tendent à démontrer qu’une autre voie est possible que celle proposée. Extrêmement dérangeante, la grande idée de l’UPR est d’agir jusqu’à que la France atteigne un objectif majeur : la sortie de l’Union européenne à laquelle s’ajoutera par effet domino, la sortie de la zone euro et la sortie de l’OTAN. Le parti est défini comme se fixant l’objectif de conduire la France à bon port et de se dissoudre dès qu’il sera atteint.



C’est là l’autre originalité de l’UPR, il ne s’agit pas à proprement parler d’une formation s’insérant dans le paysage politique français classique, mais bien d’un mouvement qui entend rassembler des Français de toutes les tendances dans le but de faire sortir la France de l’UE. Le mouvement, dès lors, ne se définit pas comme étant nationaliste ou souverainiste comme il est souvent écrit, mais rassembleur. Il dépasse les bourbiers passéistes pour se placer résolument vers l’avenir. Il se définit également comme hors des jeux politiques, c’est-à-dire ne pouvant s’allier à une autre formation pour des gains électoraux et un partage quelconque d’influences ou de postes. Les clivages politiques perdent alors leur sens face un à but défini comme d’intérêt général et de salut public. Ce fut le cas par exemple durant l’Union sacrée de 1914-1918. Lancé sur cette base, le mouvement est resté d’abord dans le cloaque des difficultés de sa genèse. Mais aujourd’hui, l’UPR compte quelques milliers de véritables membres, nous disons véritables en opposition aux chiffres largement truqués des formations classiques.



Comme l’immense majorité des voix qui dérangent, François Asselineau ne peut être entendu que par le biais d’Internet et vous ne le retrouverez jamais dans l’une des émissions TV des grandes chaînes, vous ne l’entendrez jamais sur les ondes des radios les plus emblématiques et vous ne lirez jamais aucun article sur lui dans l’ensemble des lignes de la presse du pays. Cela s’appelle l’ostracisme, le bannissement du personnage afin de l’empêcher de prendre la parole et d’interpeller ces concitoyens. A son propos, vous ne pourrez actuellement découvrir de page Wikipédia en langue française… la page fut maintes fois écrasée pour raison de « manque de critères de notabilité » tandis que vous pourrez aisément retrouver les cursus d’autres voix dissonantes comme celle de Pierre Hillard ou Etienne Chouard. Cet ostracisme s’explique en partie dans ce que développe M. Asselineau dans ses discours, mais également dans ses origines politiques. Il ne fait pas bon en France avoir une opinion contraire à la majorité inconsciente.



Loin de la fustiger, il arpente donc la France et même la Belgique pour donner des conférences et expliquer les vrais enjeux qui se cachent derrière l’Union européenne. http://www.youtube.com/watch?v=bYZ-hsF3CSs&feature=player_embedded Si vous prenez le temps de visionner une partie des quatre volets de cette récente conférence, vous apprendrez beaucoup de choses sur ce qui se trame derrière l’Union européenne et sur ce qui attend la France à plus ou moins long terme. Comme beaucoup de personnages qui tentent de montrer les dangers et donner l’alarme, François Asselineau s’appuie sur une large culture et un savoir historique essentiel pour pouvoir comprendre et expliquer les tenants et les aboutissants. Vous serez frappés par la pertinence des analyses, par la richesse des éléments et des informations données et analysées et si vous pouvez vous-mêmes vous rendre compte de cela, il est évident que dans les sphères du pouvoir, ceci est connu… et craint.



Nous mettons donc ici le point sur la grande affaire du moment en terre française : la liberté d’expression. Elle existe bien entendu, mais nous assistons depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à une mutation des contrôles. Ayant retenu les leçons des régimes autoritaires, le système qui domine en France et en Europe n’utilise plus ou peu la censure directe et répressive. Ayant mis la main sur les principales agences d’informations, ces dernières sont donc contrôlées directement à la base : AFP en France, Reuters en Allemagne etc. Ces agences diffusent ensuite par le biais des autres médias une forme de pensée unique déguisée. Ces derniers, d’ailleurs, payent à l’année le droit d’utiliser leurs parutions et vous pourrez aisément en faire l’expérience, le sigle AFPse trouve, selon les cas, dans plus de 80 % des articles que vous trouverez dans la presse française nationale et même régionale. Que vous habitiez Dunkerque, Marseille ou Bordeaux, les journaux locaux vous serviront ainsi la même bouillabaisse sans que vous vous en rendiez réellement compte. Qui serait intéressé à vérifier ?



Avec ce système, des hommes comme François Asselineau peuvent être cantonnés et repoussés dans des sortes de réserves, à la manière des Indiens d’Amérique. Leur influence ne compte pas tant qu’elle ne représente qu’un infime pourcentage de personnes sorties du système pour tendre l’oreille un peu plus loin. Cette équation était valable il y a dix ans alors qu’Internet était au début de son développement. Dix ans plus tard, Internet étant aujourd’hui présent dans la majorité des foyers, la donne a changé… et les voix se font entendre plus loin et plus largement. François Asselineau est-il un espoir pour les Français ? Assurément en parcourant son cursus nous pourrions émettre quelques doutes lorsque nous découvrons qu’il fut un enfant du système, un énarque, mais la fracture nette et le virage de son combat de 2007 frappe aussi les esprits. C’est un gros risque que M. Asselineau a pris en tournant le dos résolument à ses anciens amis et nous comprenons mieux ce que le mot ostracisme peut bien signifier. Que nous partagions ou pas son combat, l’ostracisme dans une République digne de ce nom ne devrait pas avoir droit de cité, mieux encore il devrait être combattu. A ce jour, aucune formation politique française n’a pris position sur ce sujet... Mieux encore cela n’existe pas officiellement en France ! 

 

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