Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Information

1-Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos et/ou vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

2-Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.

3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.

Salut et fraternité

ElDiablo

Adresse pour me contacter:

igrek@live.fr

POUR SUIVRE CE BLOG

CLIQUEZ CI-DESSUS

à gauche

dans le bandeau noir

Archives

Publié par Diablo

economie-matin-fr.jpg

 

Bruxelles presse la France d'entreprendre six grandes réformes

 


Simplifier le système fiscal, abaisser le coût du travail, réformer les retraites dès cette année -ce n'est pas tout !-, réduire le déficit à 3,6% du PIB en 2014, ouvrir les professions « fermées » (médecins, notaires, taxis...)... Vaste programme ! La Commission européenne a fixé hier une dizaine de « recommandations » à la France pour qu'elle parvienne à tenir son objectif de réduction du déficit et pour qu'elle retrouve les chemins de la compétitivité.

 

Ces pistes de réforme ne sont pas nouvelles, certaines sont même déjà dans les tuyaux. Mais Bruxelles veut que la France tape plus fort et plus vite. Sous leurs faux airs de bons conseils,ces injonctions s'apparentent en réalité presque à des ordres puisque si elles sont validées fin juin lors d'un sommet, elles deviendront légalement contraignantes. La France pourrait être sanctionnée si les résultats budgétaires n'étaient pas au rendez-vous.


« L'heure des réformes courageuses a sonné » estime le commissaire européen Olli Rehn dans une interview auFigaro.


 

En somme,Bruxelles conseille à la France de réformer tous azimuts son économie.Et ce dans six domaines : le déficit, les retraites, le travail, les services, les entreprises et la fiscalité. Bref, il y a du boulot !

 

La Commission européenne voudrait par exemple voir la France ouvrir davantage à la concurrence européenne les héritiers des grands monopoles publics (EDF et SNCF), réduire le poids des contributions sociales des employeurs, simplifier la loi sur les heures d'ouverture des magasins, supprimer les tarifs réglementés sur le gaz et l'électricité ou encore introduire la concurrence sur le rail et l'énergie.En somme, qu'elle libère les énergies, ouvre ses marchés, débloque son potentiel pour aller chercher la croissance.

 

Parmi les chantiers encore jamais ouverts depuis l'accession au pouvoir de François Hollande, mais que Bruxelles aimerait mettre sur la table :la question du salaire minimum, l'un des plus élevés d'Europe. Et les règles de licenciement, parmi les plus contraignantes,même si elles viennent d'être assouplies dans l'accord sur la flexisécurité.

 

François Hollande a déjà fait savoir hier qu'il mènerait les réformes nécessaires à sa guise et à son rythme.« La Commission n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », a-t-il déclaré en marge d'un déplacement à Rodez.« Nous ferons les réformes à notre manière »a renchéri Jean-Marc Ayrault. Mais ont-ils réellement le pouvoir de balayer d'un revers de la main les injonctions de Bruxelles ? Pas sûr... Et il y a fort à parier qu'ile le savent pertinemment.

 Source : Economie Matin.fr

 

Les commentaires de Jean LEVY sur son blog :

Hollande et son gouvernement sont gênés face à l'opinion publique française de cette injonction brutale de la Commission européenne, qui met à jour la dépendance de fait de Paris vis-à-vis de Bruxelles. C'est donc la « méthode »  et non le fond, qui est contestée par le président de la République...

 

Restent les mesures-choc  rappelées ci-dessus par Laure de Charette pour « Economie Matin.fr ».

 

Elles correspondent exactement aux objectifs que s'est fixé le gouvernement dit « socialiste »

 

Il s'agit de la casse brutale de l'ensemble des conquêtes sociales fruit des luttes ouvrières et populaires de tout le siècle dernier. Les maîtres de l'Union européenne, le capital financier et industriel, regroupés dans « BusinessEurope », et leurs hommes main politiques à sa dévotion ont donné leurs ordres.

 

Et comme le conclut Laure de Charette :Mais ont-ils réellement le pouvoir de balayer d'un revers de la main les injonctions de Bruxelles ? Pas sûr... Et il y a fort à parier qu'ile le savent pertinemment.

J L


Commenter cet article