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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Diablo

Pape-presse.jpg

Depuis le 13 mars 2013, le collège des cardinaux a désigné l’Argentin Bergoglio comme nouveau Pape de l’église catholique, sous le nom de François (1er). Cette nomination va évidemment avoir des conséquences pour les centaines de millions de catholiques sur le plan religieux, en matière de dogme et de pratiques. Nous n’avons pas à en débattre, cela ne concerne que les croyants et pratiquants de ce culte.

 

Mais on ne peut ignorer naïvement les conséquences politiques mondiales d’un changement de Pape, qui va influencer les fidèles de la religion la plus répandue sur la Terre. Les dirigeants des états les plus puissants ont toujours observé de très près cet événement, et cherché à l’orienter à leur profit.

 

Souverain absolu de droit divin au sein de l’Eglise, le pape est désigné par les cardinaux, qui ont été choisis par son prédécesseur au Vatican : ils ne sont en rien représentatifs des fidèles et du clergé de leurs pays, auprès desquels ils n’ont aucune autorité ecclésiastique, mais le sont des Pontifes qui les ont nommés. Ainsi ceux, actuels, d’Amérique Latine, ont été depuis vingt ans désignés par Jean Paul II, puis Benoît XVI, parce qu’ils y étaient de fermes opposants à la « théologie de la libération », et aux tendances les plus progressistes des prêtres et des fidèles de ce continent.

 

Durant le dernier demi-siècle, la Papauté a été incarnée par des personnages politiquement très dissemblables. De 1939 à 1958, Pie XII a été animé d’un antisoviétisme virulent, qui l’a conduit successivement à favoriser ostensiblement les fascismes espagnols ou croates, à aider les nazis vaincus à fuir leur châtiment après 1945, à excommunier les communistes comme « intrinsèquement pervers ». Par contre, dans un rapport de force favorable aux mouvements révolutionnaires, antifascistes et d’indépendances nationales, le Pape Jean XXIII qui lui succéda (1958-1963) infléchit l’Eglise catholique dans le sens des aspirations à plus d’égalité sociale, d’une écoute plus attentive de la masse des fidèles et des prêtres. Le balancier revint à droite à l’inverse au cours des dernières décennies du 20ème siècle, dans un contexte marqué par l’effondrement de l’URSS, et son corollaire, la contre révolution idéologique et l’affaiblissement des mouvements révolutionnaires et « tiers-mondistes ».

 

Jean Paul II (1978-2005), issu d’un catholicisme polonais profondément réactionnaire, fut l’un des acteurs essentiels de la disparition des régimes socialistes de l’Est européen : il avait été choisi pour cela. Son successeur, le théologien allemand Benoît XVI, fut de 2005 à 2013, porteur aussi de cette volonté contre-révolutionnaire : face à un continent latino-américain qui est à la fois le plus catholique et le seul parsemé d’expériences progressistes (qui sait, en France, que Chavez se réclamait à la fois de Marx et du Christ ?), il n’eut de cesse d’éliminer les évêques, prêtres et fidèles, tentés par la « théologie de la libération » et le socialisme. Parallèlement, il a tenté de réinstaller dans l’Eglise européenne les intégristes fascisants, et favorisé au sein du Vatican les tenants de l’Opus Dei, sorte de « franc-maçonnerie » catholique, élitiste et ultra libérale. Ses choix ont été quelquefois contradictoires, parce que l’univers catholiques est contradictoire (Benoît XVI a su ainsi condamner les colonisateurs israéliens en Palestine, et se distancier de l’impérialisme occidental agressant la Syrie). Ces contradictions, dans un monde qui n’est plus dirigé sans contestation par le seul capitalisme occidental, sont peut-être une des raisons de la démission surprenante de Benoît XVI…

 

Le choix de son successeur est pour le moins porteur d’enjeux importants. Certains stratèges de l’impérialisme, à Washington ou ailleurs, rêvaient déjà d’un Pape issu d’Amérique Latine, et prêt à y jouer, à la Havane, Caracas ou Rio, le rôle réactionnaire et destructeur que joua il y a vingt-cinq ans Jean Paul II à Varsovie. L’avenir dira si leurs plans seront déjoués, ou si, à l’inverse, la Papauté saura tenir compte des volontés d’émancipation des peuples d’Amérique et d’ailleurs : rien n’est écrit d’avance de leur histoire et de leurs luttes.

 

Et cela ne concerne pas que les catholiques…

 

Le 12 avril 2013

François Arzalier

Source : Collectif communiste Polex

 

 

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