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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

gas-scandal-pc-uk.jpg

Comme dans le chemin de fer, la Grande-Bretagne a été le laboratoire de la dite libéralisation, en réalité privatisation du secteur énergétique. Les conséquences : hausse des prix, précarité énergétique, sous-investissement et profits record.



1989 : the Electricity Act, la « libéralisation » du secteur de l'énergie, euphémisme pour caractériser la casse du monopole public de « British Gas » sur l'électricité et le gaz, sa privatisation et l'ouverture à la concurrence des monopoles privés britanniques et surtout européens.



Vingt-cinq ans après, les promesses sont loin. En octobre 2013, « British Gas » vient d'annoncer une nouvelle hausse des tarifs, 10,4 % pour l'électricité, 8,4 % pour le gaz. Soit en moyenne une hausse de 160 € de la facture energétique par ménage.



Depuis 2011, « British Gas » a augmenté ses tarifs de gaz de 50 %, ceux d'électricité de 40%. Ils affecteront plus de 20 millions de clients restés fidèle à l'ancien monopole.



Et la concurrence ? Créée de toute pièce après la privatisation du British Gas, elle se réduit aujourd'hui à six monopoles (le « Big six ») qui contrôlent 99% du marché.



Ce sont les monopoles britanniques SSE et Scottish power privatisés après 1989, et les monopoles européens : les allemands E.ON etRWE, et le français EDF. Contrairement au mythe de la concurrence qui écrase les prix, l'entente entre monopoles conduit à la hausse générale des prix.



Depuis 2011, la hausse moyenne des tarifs de l'énergie est de 21% pour RWE et EDF, 25% pour Scottish power et E.On, 30% pour SSE. L'argument avancé par les compagnies, la hausse du cours des matières premières et du coût des investissements, tombe face aux résultats annoncés.



Encore une hausse de 10% des profits au premier semestre pour British Gas, Scottish Power a multiplié par deux ses profits l'an dernier ( de 450 à 900 millions d'€) tandis qu'EDF, que nous connaissons bien, a quadruplé ses bénéfices entre 2011 et 2013, de 1 à 4 milliards d'euros.



Si on prend l'exemple de Centrica, propriétaire de British Gas, 61% de leurs profits sont reversés en dividendes pour les actionnaires. Ses « investissements » consistent dans le rachat d'infrastructures, de blocs d'exploitation à l'étranger.



Dernières opérations en date, le rachat (en partenariat avec le Qatar) pour 1 milliard de $ des actifs de Suncor dans l'ouest du Canada, après celui du principal opérateur dans l'Est américain, Hess pour 800 millions de $. Enfin l'acquisition auprès de Total de ses infrastructures et de son porte-feuille en Mer du nord pour 300 millions de $.



En une année, 2 milliards de $ en investissements à l'étranger, dans un pur objectif de rentabilité, plutôt que d'investir dans la rénovation d'un réseau britannique vieillissant.



Pour les Britanniques, les conséquences sont désastreuses. De plus en plus de ménages doivent faire un choix entre se chauffer et manger : 23% des Britanniques selon une enquête de la campagne « Energy bill revolution ».



Entre 2003 et 2013, même si la guerre des chiffres fait rage entre le gouvernement et les associations, on est passé de 2 à 6 millions de ménages en « précarité énergétique » (fuel poverty), ménages consacrant plus de 10 % à leurs factures d'électricité.



D'après l'association « Stop fuel poverty », se basant sur les chiffres des organismes de statistiques gouvernementaux, les hausses actuelles des tarifs pourraient placer d'ici 2016 9 millions de Britanniques sous ce seuil, soit un ménage sur trois.



Pour les communistes britanniques, une solution : la nationalisation … mais en rompant avec l'UE du capital



La hausse des tarifs fait scandale. Les réactions de la droite se drapent dans une morgue de classe. Les dirigeants de British Gas ont conseillé de moins faire tourner le chauffage, David Cameron a ainsi conseillé aux Britanniques de « bien se couvrir » et de « porter des pull-over ».



Le chef de l'opposition travailliste, Ed Miliband, apôtre du « capitalisme moral » a lui promis qu'il « gèlerait les prix de l'énergie » pendant 18 mois s'il était élu. Une promesse modeste qui n'engage que ceux qui y croient, au vu du passé des travaillistes à ce sujet.



Le secrétaire-général du Parti communiste, Robert Griffiths, a naturellement soutenu cette proposition qui soulagerait la situation de millions de ménages britanniques même si pour lui « elle ne naîtra que d'un mouvement de masse contre l'austérité et les privatisations, lié aux syndicats ».



Toutefois, la seule véritable solution acceptable reste « le retour des secteurs de l'énergie et des transports dans le giron de la propriété publique ».



Une « re-nationalisation » qui serait basée sur une « véritable participation des travailleurs dans les entreprises nationalisées, sans méga-bonus pour les dirigeants ni aides pour le secteur privé ».



Si les communistes britanniques soulignent qu'une victoire travailliste, avec une pression maximale du mouvement ouvrier, est une nécessité, ils ne cachent pas leurs scepticisme à l'égard du « Labour » : sur leur illusion d'une gestion « responsable » du capitalisme, leurs ambiguïtés sur les privatisations, et surtout leur adhésion au discours européen.



Ainsi, selon le Parti communiste, « Miliband et compagnie n’adhèrent pas à l'idée de propriété publique ou de restauration pleine et entière de l’État social britannique par peur de froisser la troïka – Commission européenne, BCE et FMI ».



« Comme certains leaders syndicaux dupés, les dirigeants travaillistes rêvent toujours d'une Europe sociale ».



Or, pour Griffiths, les « traités de l'UE entérinent les principes du grand capital, sur l'économie de marché, et renforcent la position d'institutions anti-démocratiques, comme la Commission et la BCE ».



Mettre les nationalisations au cœur d'un projet de transformation sociale, poser la question de la rupture avec l'UE pour alimenter un mouvement de masse dans lequel « un Parti communiste fort et influent aidera justement à mener la lutte sur tous les fronts contre l'austérité, les privatisations, l'UE et la poussée vers une nouvelle guerre impérialiste ».


Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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