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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par El Diablo

 1947-1950…VIOLENCE D'ÉTAT et social-démocratie
 1947-1950…VIOLENCE D'ÉTAT et social-démocratie

On a peine à imaginer aujourd’hui la violence des conflits politiques et sociaux des années 1947-1950 en France, et particulièrement la violence de la répression exercée par les gouvernements "Troisième Force" (socialistes, radicaux, M.R.P). Années où le souvenir de la violence des années de la guerre n’était pas éteint. Années du déclenchement de la Guerre froide et de la scission irrémédiable de « la Gauche ». Années d'une combativité ouvrière exacerbée par les très dures conditions de vie de l'immédiat après-guerre.

Des centaines de blessés, d’emprisonnés, d'expulsés (travailleurs étrangers), des milliers de licenciés… et des morts :

Le cheminot Puzzoli, ancien F.T.P,  est matraqué à mort par la police le 28 octobre 1947 lors d’une contre-manifestation communiste devant la salle Wagram à Paris

Lors des grandes grèves de la fin 1947, à Valence (Drôme), le 4 décembre, le cheminot Penel (père de trois enfants), l'ouvrier du parc d'outillage Chaléat (père de trois enfants), sont abattus par les balles des C.R.S qui s'opposaient à l’occupation de la gare par les grévistes. L'ouvrier du bâtiment Justet (père de trois enfants), blessé par balles, décèdera peu après. À Marseille, l'ouvrier Bettini, 23 ans, ancien déporté à Dachau, est abattu par balles par un policier devant son piquet de grève à l'Estaque à Marseille, le 8 décembre.

En octobre 1948, lors de la grande grève des mineurs d’octobre-novembre, nouvelles violences policières. À Alès, l'ouvrier Chaptal est blessé à mort lors d'une manifestation de soutien aux mineurs. À Merlebach, le mineur Jansek est matraqué à mort par les C.R.S. À Firminy, au puits Cambefort, le mineur Barbier est tué par les balles des C.R.S. Le mineur Goïo, également blessé par balles, décèdera peu après. On ergotera sur l’origine des balles : 24 correspondants et photographes de presse français et étrangers signèrent une déclaration contredisant l’affirmation du ministre François Mitterrand, selon laquelle les grévistes auraient tiré les premiers sur les CRS.

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 1948, à Saint Mandé,  André Houillier, combattant des deux guerres, abattu d'une balle dans le dos par un policier alors qu'il collait une affiche de Fougeron (interdite) pour la paix.

En avril 1950 encore, à Brest, lors d'une manifestation d'ouvriers du bâtiment, Edouard Mazé, 27 ans, est abattu par balles...

Le principal artisan de cette répression fut le socialiste Jules Moch (1893), ministre de l'Intérieur de novembre 1947 à février 1950, qui assumera jusqu'à sa mort (1985) l'usage de cette violence d'État contre le "péril rouge". Ne parlons pas de l'ondoyant François Mitterrand, qui d'ailleurs n'était pas socialiste à l'époque, mais on ne peut pas ne pas mettre en balance de cette violence l'immédiat passé de Jules Moch, socialiste qui prend dès les années 30 ses distances avec le marxisme, mais ferme républicain, ministre du Front populaire, actif dans l'aide à l'Espagne républicaine, hostile aux accords de Munich qu'il acceptera seulement par discipline, refusant les pleins pouvoirs à Pétain en 1940, résistant, combattant de la France Libre... Ceci dit pour prendre la mesure du fossé qui s'était plus que jamais creusé entre les socialistes et les communistes en ces années du début de la guerre froide.

Cette violence par rapport aux "ennemis de l'intérieur", pour terrible qu'elle ait été, pèse certainement peu au regard des innombrables victimes de la guerre coloniale en Indochine, initiée à l'automne 1946, au regard des dizaines de milliers de victimes de la répression de l'insurrection malgache, à partir de mars 1947. Extraordinaire violence coloniale longtemps passée aux oubliettes de l'Histoire, hormis les travaux de quelques courageux spécialistes. Et violence assumée sans états d'âmes particuliers par la totalité des ministres des gouvernements d'après la Libération, socialistes au premier chef, hormis les ministres communistes qui, longs à prendre la mesure de ce qui se jouait outre-mer, prenaient quelques distances tout en veillant à demeurer dans la coalition... Jusqu'à ce que le Président socialiste les en chasse...

Rappeler ce passé n'est pas régler des comptes, mais peut certainement aider à ne pas présenter, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, une Histoire dichotomique, les méchants « Stals » d'un côté, les gentils réformistes de l'autre...
 

Source : le blog de René Merle
http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com

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Serge des bois 31/01/2012 18:31


Cet article est intéressant car il permet de réfléchir sur deux points :


Premièrement, il rappelle jusqu'où peut aller la social-démocratie.


Deuxièmement, il permet de relativiser le rejet d'aujourd'hui de tout contact avec cette social-démocratie par ceux qui, en 1965, ont fait de celui qui justifiait l'assassinat de leurs camarades
en grève ou pendant la guerre d'Algérie, leur candidat à l'élection présidentielle.


Sur les dérives de la social-démocratie, un exemple :  il y a 3 ans le collectif Maquis de Corrèze avait dénoncé auprès des élus de la nation, la tentative de criminalisation du communisme
découlant d'un texte voté à l'assemblée européenne conjointement par des députés du PS et du FN.  Cela lui avait valu une lettre de Peillon qui s'offusquait qu'on ait pu accoler son nom à
celui de Gollnisch, et poutant  leur texte est là pour montrer que quand il s'agit d'anti-communisme, certains socialistes sont prêts à faire alliance avec ce qu'il y a de pire sur
l'échiquier politique français.


Mais, dans le même temps, d'autres responsables socialistes ont écrit au Collectif pour dénoncer cette manoeuvre et l'assurer de leur soutien dans sa démarche.


La social-démocratie n'est donc pas un bloc monolithique.


Sur le rejet de tout contact avec elle, cette remarque s'adresse à ceux qui, aujourd'hui, dénoncent avec véhémence le candidat du FdG et ses prises de position passées, qui justifieraient un
refus total de toute alliance avec lui.


Que n'ont-ils été aussi intransigeants quand, membres du PCF à l'époque, ayant, de plus, d'importantes responsabilités, ils ne se sont pas battus becs et ongles contre la désignation de celui qui
cautionnait l'assassinat de militants communistes qui en fit le candidat unique de la gauche.


Ceci pour dire simplement que ce qui était vrai en 1965 (l'union de la gauche contre le pouvoir personnel de l'époque), peut aussi trouver aujourd'hui sa justification, compte tenu de la
situation politique du moment.


Que le vrai problème est de dire clairement le pourquoi et le comment des choses. Que si certaines mesures ne sont pas prises, il n'y aura pas de véritable changement. Que ces mesures ne seront
prises que si, et seulement si, les travailleurs pèsent de tout leur poids par leurs actions pour qu'elles entrent dans les faits.


Que si le vote FdG n'est pas la panacée et ne correspond pas à ce que nous souhaitons fondamentalement, rester chez soi le jour du vote ou voter blanc n'a JAMAIS fait avancer les choses.


Fraternellement