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Publié par Michel El Diablo

culbuto-ping.jpg

Juvento avait déjà attribué au Président de la République le sobriquet de ‘’ Culbuto’’. Plus que jamais M. François Hollande mérite ce surnom en un sens très flatteur.

 
On appelle , en effet, culbuto cet objet à base ovoïde fortement lestée qui de ce fait devient totalement inchavirable. Vous avez beau le bousculer tant et plus dans tous les sens, il se rétablira toujours dans sa position verticale après des oscillations dont l’amplitude s’amortit peu à peu.



A cette comparaison incontestable, il faudrait aujourd’hui en ajouter une autre tout aussi pertinente : Monsieur le Président se complait dans sa Haute fonction de « bouc émissaire ». Avec une restriction toutefois : est communément considérée comme un bouc émissaire toute personne publiquement et injustement chargée à son insu, des fautes commises par quelque un d’autre.

 
Or c’est avec grand empressement que François Hollande a accepté de tenir le rôle qui le voue à la vindicte unanime de ses concitoyens.


Là, vous vous posez la question ! Pourquoi et par qui ?


Pourquoi F. Hollande a-t-il consenti à tenir ce rôle de mauvais Président en 2012 en succédant à Sarkozy et quelle puissance occulte avait-elle intérêt à lui laisser assumer la responsabilité apparente de l’aggravation continue de mesures gouvernementales outrageusement néfastes au sort de toute la population laborieuse de l’Hexagone ?


Tout d’abord : pensez-vous que la politique appliquée par les gouvernements des pays dits démocratiques soit décidée au sein des Conseils des ministres ou qu’elle leur soit suggérée sinon imposée de l’extérieur avec l’assentiment tacite et majoritaire de l’équipe ?


Juvento croit que les actes gouvernementaux répondent aux souhaits impératifs de la partie la plus influente des pays. Cette partie ‘’la plus influente’’ se situant du côté de la puissance qui conduit la vie économique des pays c’est-à-dire le capital, et non du côté de l’ensemble des concitoyens qui sont pour la plupart des salariés et des subordonnés de ce même capital.


Etant entendu que le terme de "capital" qui paraît ici réducteur désigne concrètement la puissance collective des propriétaires disparates qui ont investi leur argent dans la production et la circulation de marchandises ou de services vendus sur le marché national ou international de plus en plus mondialisé. TOTAL financier qui constitue le Produit Intérieur Brut national, PIB. C’est-à-dire la somme de la valeur monétaire ( en euros ou dollars )de toutes les marchandises et des services nouvellement créés et vendus dans l‘année et sur laquelle somme les Etats encaissent la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée ). Ce qui circonscrit énormément la sphère des capitalistes dominants, aux groupes financiers qui contrôlent banques, instituts financiers,bourses des valeurs et flux monétaires internationaux.


Vue de cette manière, il est clair que la puissance d’intervention des représentants les plus qualifiés et concentrés du système Capital est d’autant plus phénoménale qu’ils dominent financièrement aussi la pléiade des médias dont les journalistes ( grands ou petits salariés) ne peuvent que suivre les desiderata.


Ainsi, les instances suprêmes du capital, afin de contraindre les Etats à adopter des mesures économiques austères aux plus grand nombre , le peuple, mais bénéfiques pour leurs propres intérêts financiers, mettent en place, grâce au pouvoir de l’argent, des gouvernants à leur service qui par le biais de la Loi et de la Réglementation redressent à leur profit le partage du revenu national entre la part du capital et celle des salariés.


Quelle mouvance politique serait selon vous, la mieux placée pour faire accepter par une majorité de votants une politique d’austérité renforcée, nécessaire pour enrayer, dit-on, une ’’CRISE’’ nationale voire universelle dont on tait la cause et les responsabilités ?


La social-démocratie a démontré depuis des lustres que sous des oripeaux gauchisants politiques ou syndicalistes, elle n’était, in fine, qu’un rouage trompeur favorisant les volontés capitalistes essentielles. Mais elle conserve traditionnellement aux yeux d’une masse importante de citoyens la qualité de se tenir proche des intérêts populaires. C’est donc de ce côté que le Grand Capital trouve souvent des hommes et des femmes qui,de bonne foi ou non et sous des prétextes fallacieux de circonstance, sont prêts à adopter une politique axée sur le maintien du super profit financier plutôt que sur le développement social du pays. François Hollande n’est que l’un de ces politiciens dits de gauche prêts à assumer ce type de personnage théâtral de seconde main mais que la fonction officielle occupée élève publiquement sous une aura flatteuse au sommet de la nation.


Ainsi, s’en prendre constamment et uniquement à la cible consentante qu’est François Hollande élu par les soins de grands gestionnaires du système capitaliste pour qu’il donne mieux qu’un autre le change et essuie, à leur place l’ opprobre national, c’est se tromper de véritable coupable. En ne visant qu’un comparse dont l’incapacité, serait uniquement responsable de la course à l’austérité qui est en cours dans l’Hexagone, on épargne les véritables artisans de la politique économique draconienne subie par le peuple de France, qui de Bruxelles tirent les ficelles d’un scénario-catastrophe européen concocté par les sommets du Capital financier.


Mais, il est sans doute temps pour les meneurs du jeu de recourir à une illusoire nouvelle alternance qui leur permettrait de berner une fois de plus, le bon peuple en colère…


Sur la scène nationale française les mêmes scénaristes patentés répètent déjà discrètement une nouvelle pièce à succès jouée par des acteurs presque encore dans l’ombre mais que les médias unanimes vont prestement élever au rang de vedettes prêtes à assurer espèrent-ils des prestations – spectacle plus convaincant que celui de leurs prédécesseurs.

Juvento


Retrouvez les billets rouges de Juvento, Floreal, Aris et les autres sur www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

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