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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

Pour la grève historique du 28 janvier à la FIAT


PRCF00.jpgC'est avec l'aide du gouvernement Berlusconi et de toute la presse berlusconiste, mais aussi des syndicats jaunes UIL et CISL, sans parler des renégats du Parti démocrate, ex-PCI, que le patronat de la FIAT prétend imposer aux salariés de cette entreprise italienne phare un accord léonin, l'accord de Pomigliano. Cet accord, qui affirme "ménager l'emploi" en échange de graves concessions syndicales sur le pouvoir d'achat, les congés-maladies et la productivité, a été signé par l'UIL et par la CISL de l'entreprise mais il a été rejeté par les métallos de la FIOM (Federazione Industriale degli Operai Metalmeccanicci, affiliée à la CGIL - la CGT italienne) et par son secrétaire général, le camarade Landini. La CGIL nationale est plus qu'embarrassée par cette situation car elle aussi, comme la CGT-Thibault, pratique le pseudo-"dialogue social" à sens unique cher à la Confédération européenne des syndicats, c'est-à-dire l'accompagnement "social" des contre-réformes voulues par le patronat. En attendant, une intense et fascisante campagne contre la FIOM est menée en Italie de la droite au prétendu "centre gauche" avec le but avoué de casser ce syndicat.
Le prétendu "accord" signé par l'UIL et la CGIL aboutirait à un "big-bang syndical" en Italie car la "newco" Fiat, qui ne se prive pas de critiquer publiquement les méthodes patronales moins brutales de la famille Agnelli (dont la sagesse sociale était en réalité surtout dictée par la force du PCI et de la CGIL à l'époque où ceux-ci étaient "rouges"), viole ouvertement la convention collective de la métallurgie.
En outre une intense campagne est menée contre la FIOM: manifestement, la grande bourgeoisie italienne, de Berlusconi à Prodi en passant par le PD, veut traiter le syndicat métallurgique comme Thatcher a traité les mineurs: infliger une défaite à ce bastion du combat de classe serait frapper au cœur tout le prolétariat italien et au-delà, les ouvriers métallurgistes de toute l'Europe.
Une fois de plus, le patronat propose mensongèrement de troquer le maintien de l'emploi contre l'abandon des acquis sociaux et plus gravement encore, de l'arme majeure de la classe ouvrière: le droit de grève; pire encore, quand on interroge les dirigeants du Parti Démocrate (PD), ils se réfèrent ouvertement aux pratiques antisyndicales des Etats-Unis (le parti de Veltroni admire Kennedy, dont le père était notoirement lié au dirigeant "syndical" maffieux américain Jim Hoffa); et quand le journal "La Reppublica" objecte: "mais ici on est en Italie", le chef de file du PD réplique "on est dans l'économie mondialisée" (en clair, l'Italie n'existe plus!).
C'est dire qu'en défendant leurs droits acquis, les ouvriers de la FIOM défendent les ouvriers de toute l'Europe, notamment ceux de notre pays car chez Renault, les salariés sont soumis à des chantages analogues de la part de la direction Ghosn-Sarkozy; mais ils défendent aussi le "produire en Italie" et l'existence même de leur propre pays comme en France, la classe ouvrière défend l'intérêt national en défendant ses droits contre le capitalisme délocalisateur.
C'est pourquoi le PRCF appelle tous les militants franchement communistes de France, mais aussi tous les syndicalistes et tous les partisans du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes contre les diktats de l'Union européenne, de la mondialisation capitaliste et du grand patronat sans patrie, à faire cause commune avec les ouvriers italiens qui seront en grève le 28 janvier.
Vive l'internationalisme prolétarien, vive le syndicalisme de classe, vive l'indépendance des peuples, et honte à tous les renégats du communisme qui, dans toute l'Europe, ont partout ouvert la brèche pour l'offensive fascisante de la grande bourgeoisie contre les acquis, l'emploi et le droit de grève! Avanti popolo, bandiera rossa trionfera!

 

Pour le Pôle de Renaissance Communiste en France
Léon Landini, fils d'immigré antifasciste italien,

président-délégué du PRCF, ancien officier FTP-MOI,
Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF
Daniel Antonini secrétaire international

 

FIOM-CGIL.jpg

 


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