Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Information

1-Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos et/ou vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

2-Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.

3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.

Salut et fraternité

ElDiablo

Adresse pour me contacter:

igrek@live.fr

POUR SUIVRE CE BLOG

CLIQUEZ CI-DESSUS

à gauche

dans le bandeau noir

Archives

Publié par Michel El Diablo

manif-burkina-faso1.jpg

Un dossier d'actualité réalisé par le reporter Mikaël Aurelio Doulson Alberca, en exclusivité pour Investig’Action.

1. La patrie ou la mort : les hommes intègres à la (re)conquête de leur liberté

Le vendredi 31 octobre 2014 vers midi, le Président du Faso Blaise Compaoré démissionne, mettant fin à 27 ans de règne autoritaire sur le pays des hommes intègres. Cédant sous la pression du peuple, il fuit en Côte d’Ivoire (grâce aux moyens mis en place par la France) pour échapper à la justice populaire que réclament les Burkinabè. Etonnamment son frère François, pourtant arrêté la veille à l’aéroport alors qu’il tentait de fuir le pays, semble avoir lui aussi bénéficié de la magnanimité du nouveau chef de l’Etat le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, qui lui a permis de rejoindre le Bénin et d’éviter ainsi la vindicte populaire.


Derrière toutes ces opérations se profile l’ombre d’un puissant et secret personnage : le général Gilbert Diendéré, qui fut l’homme de main de Blaise Compaoré durant tout son règne. Diendéré est impliqué dans toutes les dossiers noirs de l’ère Compaoré, depuis l’assassinat de Thomas Sankara jusqu’à celui de Norbert Zongo en passant par ceux de Jean-Baptiste Lingani, Henri Zongo, David Ouédraogo et bien d’autres (voir le portrait de Gilbert Diendéré à la fin de l’article). Mais pour comprendre et analyser les intérêts en jeu ainsi que les différents acteurs gravitant dans les sphères du pouvoir, il convient d’abord de revenir rapidement sur la chronologie des évènements, qui ont précipité en quelques jours la chute du régime Compaoré.


28 octobre 2014 : un million de voix hurlent sous ses fenêtres, et il reste sourd…

Suite à la décision du Conseil des ministres du 21 octobre de valider le projet de loi visant à modifier l’article 37 de la Constitution afin de permettre à Blaise Compaoré de briguer un énième mandat aux élections présidentielles de 2015, les partis d’opposition au CDP et des organisations de la société civile appellent à une mobilisation nationale pour demander au gouvernement l’abandon du projet de loi. Ce n’est pas la première manifestation de ce genre, puisque depuis plus d’un an des manifestations sont organisées dans tout le pays pour protester contre la modification de la Constitution.

 

Les manifestations du 18 janvier 2014 et du 23 août 2014 par exemple, avaient déjà mobilisé plusieurs centaines de milliers de personnes à travers tout le pays, et le 27 octobre 2014 une « marche des femmes », pourtant interdite par la Mairie de Ouagadougou, a permis aux ouagalaises d’exprimer leur mécontentement face à un régime sourd à leurs aspirations.

[ diaporama manifestation du 23 août 2014 à ouaga ]

Mais la journée du 28 octobre, placée sous le signe de la désobéissance civile, a battu tous les records. Les organisateurs parlent de plus d’un million de personnes dans les rues de Ouagadougou, alors que le pays compte 17 millions d’habitants.

 

LIRE LA SUITE ICI SUR LE SITE INVESTIG'ACTION

 

Commenter cet article