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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

L'Allemagne, pays riche peuplé de pauvres : profits records mais bas salaires, précarité et soupe populaire pour les travailleurs

Une étude récente du Ministère du Travail allemand reconnaît officiellement l'aggravation drastique des inégalités dans le pays au cours des 30 dernières années, en particulier dans les deux dernières décennies.

L'étude, de 500 pages, intitulée « Richesse et pauvreté », montre que l'Allemagne est l'un des pays où le transfert de richesses du travail vers le capital a été le plus prononcé, générant des inégalités sociales atteignant un niveau inédit jusqu'alors

Ainsi, en seulement 20 ans, les actifs privés (le patrimoine privé) ont plus que doublé, passant de 4 600 milliards d'euros à 10 000 milliards.

Or, comme l'observe le correspondant du journal espagnol la Vanguardia, Rafael Poch, si l'on divise ce montant colossal par les 40 millions de ménages allemands, chacun recevrait une petite fortune de 250 000 euros.

Cependant, on ne parle pas de redistribution mais bien au contraire une concentration croissante. Dans le détail, les statistiques fédérales, pour 2008, montrent que 53% des actifs privés étaient entre les mains de 10% des allemands les plus fortunés. Les 46 autres % du patrimoine privé sont détenus par 40% de la population, tandis qu'il ne reste qu'1% des actifs pour la moitié des allemands.

Dix ans auparavant, en 1998, la moitié la plus pauvre de la population possédait encore 4% des actifs privés et les 40% de la population juste au-dessus,, 52% des richesses. Dans la période suivante, seuls les 10% les plus riches sont parvenus à accroître leur richesse, au prix de la paupérisation de l'immense majorité de la population.

Cette évolution s'est poursuivie, selon ce que révèlent les chiffres de 2011, on constate que les 10% les plus riches détiennent déjà 66% du capital.

Mais même parmi cette minorité, les différences sont abyssales. Ainsi, seulement 0,1% de la population de plus de 17 ans contrôle 22,5% des actifs, 0,9% détient 11,3% de la richesse et les 9% les plus riches restants se répartissent 30% du capital.

La partie intermédiaire (40% de la population) a vu sa part se réduire à 32% de la richesse tandis qu'il ne reste plus que 1,2% pour l'autre moitié de la population.

Gel des salaires, explosion des profits

Pour certains hommes politiques et observateurs, cités dans ce même journal, l'aggravation des inégalités ces dix dernières années est la conséquence d'une politique de gel des salaires, au même moment où les profits des grandes entreprises ont plus que doublé.

L'intensification de l'exploitation fut, en grande partie, actée par l'ensemble de lois connues sous le nom de Hartz IV, qui défendaient une politique de bas salaires et la généralisation de la précarité du travail. Dans le même temps, les revenus les plus élevés bénéficiaient d'exonérations fiscales depuis le début du siècle.

Les entreprises, par exemple, ont vu leur taux d'imposition baisser de 51%, à l'époque du conservateur Helmut Kohl, à 29,6%(dans les faits 22%), au moment des coalitions social-démocrates/verts (1998-2005).

Le résultat est visible : si dans les années 1980 l'Allemagne était un des pays avec le pourcentage le plus faible de bas salaires (14%), aujourd'hui, le taux d'emplois précaires, toujours mal payés, s'élève à 25%, comparable aux chiffres relevés aux États-Unis.

Avec ces politiques favorables au capital, les femmes sont les premières à souffrir. Des chiffres récents issus des statistiques fédérales indiquent que, en Allemagne, les femmes gagnent en moyenne 22% de moins que les hommes, la différence étant plus forte encore dans les postes de direction, où elles gagnent un tiers moins que ce que gagnent les hommes, et moins perceptible dans les emplois administratifs non-qualifiés, où la différence est de 4%.

Les soupes populaires connaissent pas la crise

Les chiffres officielles indiquent l'existence en Allemagne de 13 millions de pauvres, mais cette couche de la population augmente de jour en jour, comprenant chômeurs, personnes âgées, mais aussi travailleurs précaires, dont les salaires ne leur permettent pas de vivre et les contraignent à avoir recours à des organisations de bienfaisance.

Une de ces organisations, Deutsche Tafel, a révélé que ses centres ont déjà aidés 200 000 personnes dans le besoin en plus cette année, par rapport à 2011.

La même organisation affirme qu'au moins 1,5 million de personnes qui fréquentent les cantines sociales en territoire allemand.

La Deutsche Tafel a plus de 20 années d'activité, offrant gratuitement des produits alimentaires récupérés de restes de super-marchés et de boulangeries.

Selon son président, Gerd Häuser, « la politique de lutte contre la pauvreté a été un échec en Allemagne ». Aujourd'hui, « avoir un travail ne signifie plus être protégé contre la pauvreté ».

Source: Avante, organe du PC Portugais

Traduction MA

Lu sur le blog "solidarité internationale PCF"

 

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