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Publié par Diablo

 carte d-afrique

 

Ce qui se passe en Afrique concerne aussi les peuples d'Europe et de tous les continents où le capitalisme domine sans partage avec une arrogance de plus en plus violente, il y a des pays laboratoires et des continents laboratoires. 

 

L’Afrique est le lieu d’affrontement entre grandes puissances donc le laboratoire où se confrontent les stratégies géopolitiques du capitalisme, elle est aussi l’espace où, en jouant tactiquement des contradictions et des oppositions entre impérialismes dominateurs pour le moment, va se créer pas à pas et étape par étape, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques d’Afrique… ce que Georges Dimitrov puis Fidel Castro, Hugo Chavez mais aussi Patrice Lumumba et Thomas Sankara avaient mis en avant, et ce que nos camarades sénégalais mais aussi béninois, maliens, congolais… se forcent de construire sans sectarisme et en étant lucides, car les impérialistes sont aux aguets.  

 

Si l’Afrique est une victime des rivalités impérialistes, elle est aussi une source d’espoir pour les peuples en quête de liberté et d’une société débarrassée de l’exploitation capitaliste.

 

 

Après les étapes de décolonisation des nations africaines, les USA ont laissé les anciennes puissances colo- niales que sont la France, Le Royaume-Uni, la Belgique ou le Portugal, régler elles-mêmes leurs relations avec ces nouveaux Etats. Avec les tensions Est-Ouest des années d’après 2ème guerre mondiale, la domina- tion impérialiste exercée par ces puissances secondaires et vassales des Etats-Unis suffisait à contenir les esprits révolutionnaires. Toutefois, chacune défendait ses intérêts particuliers, donc de ces intérêts impé- rialistes sont nées la « Françafrique » de Jacques Faucard et l’ « Afrique anglaise ».

 

 

La rivalité avec le bloc soviétique était donc une raison supplémentaire pour que les USA accordent leur soutien et n’interviendront que lorsque les anciennes puissances coloniales le demandèrent. D’où le sou- tien à la Belgique en 1960 au Congo-Zaïre puis au Portugal dans les années 70 en Guinée-Bissau, au Cap Vert, en Angola et au Mozambique.

 

 

Aussi malgré les apparences, il y avait pour l’impérialisme américain une autre inquiétude que sa rivalité historique avec l’URSS, celle de ne plus maîtriser cette Afrique en mouvement avec des mobilisations mas- sives et souvent explosives de la classe ouvrière exaspérée et des populations révoltées contre les pouvoirs potiches et corrompus.

 

 

Les « doux rêveurs illuminés par l’anticommunisme primaire » avaient pu penser que la fin de l’URSS aurait de fait entraîné un recul des interventions impérialistes en Afrique, et pourtant, depuis plus de 20 ans maintenant, nous assistons à un regain des oppositions entre impérialistes sur le continent africain. En effet, les USA et son allié historique qu’est la Grande-Bretagne considéraient que l’impérialisme français avec sa structure gaulliste qu’est la « Françafrique » n’avait plus lieu d’être dans ce monde libéré du so- cialisme et de la menace soviétique, et que ce « pré carré français » nuisait aux intérêts du libéralisme et de la remondialisation capitaliste, mais les stratèges économiques et de la géopolitique avaient minimisé la montée de puissances naissantes hors du sérail occidental dominant.

 

 

 

Or, si les forces militaires françaises ne se sont jamais confrontées directement aux forces militaires anglo- américaines sur le continent africain, c’est que jusque-là elles n’intervenaient pas directement ou rarement comme ce fût le cas en Centre-Afrique et auparavant au Cameroun dans les années 70. Les impérialistes se contentaient d’armer, de conseiller, de financer et de former des cadres militaires et des troupes pour créer les meilleures conditions des putsch militaro-politiques qui furent pendant des années le théâtres de l’affrontement indirect entre grandes puissances sur le continent africain.

 

 

 

Mais les récentes guerres en Lybie au nom de la liberté du peuple, l’intervention française en Côte d’Ivoire au nom de la démocratie puis au Mali au nom de la lutte contre le terrorisme, puis les soutiens affichés aux régimes en place par des voyages sur place des chefs d’Etat impérialistes qui se succèdent... démontrent que la façade se fissure et que le pré-carré français dans l’exploitation des richesses minières, gazières et pétrolières risque de rapidement voler en éclat.

 

 

Nous ne devrions pas nous étendre sur les soutiens impérialistes aux guérillas ou autres mouvements ar- més pour déstabiliser des régimes en place qui ont marqué la post-décolonisation, mais pour bien com- prendre les contradictions qui risquent de nous exploser à la figure dans les prochaines années, il faut rappeler quelques faits et l’Afrique est pour cela un laboratoire.

 

 

Au Soudan quand la France a soutenu le régime d’Omar el Béchir malgré ses exactions reconnues alors que les USA, via la CIA, soutenaient la guérilla de John Garang.

 

 

Au Libéria, quand la France soutenait Charles Taylor, les USA et la Grande-Bretagne appuyaient l’intervention des forces nigérianes de l’Ecomog, lesquelles ont été battues grâce à l’aide française apportée au cor- rompu Charles Taylor qui déclarait « les hommes d’affaires français ont pris des risques lorsque je combattais dans le maquis, ce qui explique qu’ils aient aujourd’hui au Libéria une longueur d’avance ».

 

 

Cette défaite des forces nigérianes soutenues par l’impérialisme anglo-saxon a permis le rachat de 150 000 hectares d’hévéas par le groupe français Bolloré.

 

 

En Angola, la France soutenait, avant de se rétracter, le régime de Dos Santos alors que les USA mais aussi l’URSS, appuyaient la guérilla de l’Unita. On pourrait multiplier les exemples, depuis le Togo jusqu’au Ca- meroun en passant par l’Algérie et le Congo, car partout en Afrique la France est un ennemi des autres impérialismes pour préserver son assise et son pré-carré post colonial et sa mainmise sur les richesses, car seules celles-ci intéressent le capitalisme français... le reste n’étant qu’un leurre pour détourner l’attention sur les véritables intentions.

 

 

 

Ainsi, le génocide au Rwanda marquera l’escalade de cette rivalité entre la France et les anglo-américains, car la France via ses banques, comme le Crédit Lyonnais, a financé la corruption puis accompagné la dérive « ethnique » qui ont abouti au massacre de près d’un million de rwandais. C’est la France qui a armé puis protégé la fuite des assassins et c’est bien François Mitterrand qui a donné l’ordre d’accueillir les respon- sables.

 

 

Sur cette épisode douloureux, c’est bien l’armée française qui a monté l’opération de sauvetage des troupes génocidaires qui ont réitéré les massacres quelques années plus tard au Congo, contre des dizaines de milliers de Hutus rwandais qui s’y étaient réfugiés pour fuir les massacres au Rwanda... Ainsi, ce sont des centaines de milliers de morts pour ne pas laisser l’Afrique aux mains des USA et des Britanniques mais aussi pour barrer la route aux chinois et japonais...

 

 

Lors de l’intervention militaire en Somalie, il s’agissait pour les USA de marquer leur volonté d’intervenir directement en Afrique, mais ils ont dû quitter piteusement le pays.

 

 

Tous ces affrontements armés entre impérialistes se font sur le dos des Africains mais cela n’empêche pas les arrangements entre amis ennemis comme ce fût le cas en Lybie puis au Mali. Bien sûr les intérêts des pays impérialistes sont d’abord des intérêts pour eux-mêmes, il n’est pas question pour eux d’être dépossédés de leurs influences.

 

 

A l’identique des peuples soumis du monde, les peuples africains n’ont rien à gagner à la mainmise des impérialistes, même s’ils peuvent jouer des contradictions et des oppositions pour se débarrasser du capi- talisme français et de son pré-carré postcolonial mise en place par Jacques Faucard sur ordre de De Gaulle, car au fond, pour gagner le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et pour eux-mêmes, pour gagner leur véritable liberté, c’est bien de tous les impérialismes que les africains doivent se débarrasser...

 

 

Il n’y a personne d’autres que les communistes panafricains soutenus par les forces prolétariennes internationalistes, pour agir et gagner cette émancipation totale des tutelles impérialistes issues de la période coloniale puis de la période post soviétique... la Paix en Afrique viendra de là !

 

 

Ainsi, si l’Afrique est le lieu d’affrontement entre grandes puissances donc le laboratoire où se confrontent les stratégies géopolitiques du capitalisme, elle est aussi l’espace où, en jouant tactiquement des contradictions et des oppositions entre impérialismes dominateurs pour le moment, va se créer pas à pas et étape par étape, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques d’Afrique... ce que Georges Dimitrov puis Fidel Castro, Hugo Chavez mais aussi Patrice Lumumba et Thomas Sankara avaient mis en avant, et ce que nos camarades sénégalais mais aussi béninois, maliens, congolais... se forcent de construire sans sectarisme et en étant lucides, car les impérialistes sont aux aguets.

 

 

Le 13 août 2013

Source : Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais

comibase@gmail.com

 


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