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Publié par Diablo

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Un communiqué commun CFDT, CFTC, CGT, UNSA (texte ci-après) en tant que membres de la Confédération européenne des syndicats (CES) et prenant ses distances par rapport aux politiques d’austérité appelle à un rassemblement le 19 juin prochain au moment d’une rencontre à leur demande entre les secrétaires généraux desdites organisations, de la secrétaire générale de la CES et de François Hollande.

 

En souhaitant un changement de cap dans les politiques européennes (par exemple instauration d’un salaire et de revenu minimums dans chaque Etat européen et la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes) et d’être associés à la gouvernance économique dans le cadre d’un "dialogue social" Cela fait des dizaines d’années que de pareils souhaits sont formulés sans l’ombre du début de mise en œuvre.

 

Car c’est oublier que l’Union européenne a été construite pour faire prévaloir "la concurrence libre et non faussée" c’est-à-dire les intérêts capitalistes et ceux des multinationales CONTRE les intérêts des travailleurs et des peuples !

 

Le 29 mai Barroso, président de la Commission enjoint à la France de réformer d’urgence, de réformer le système de retraites, d’ouvrir à la concurrence le secteur ferroviaire, de diminuer le "coût" du travail …

 

La directive Bolkenstein contre laquelle nous nous sommes battus en 2005 au moment du rejet du Traité européen s’applique en fait dressant les travailleurs d’Europe les uns contre les autres …

 

Il y a quelques jours Hollande vante les réformes Schröder qui par exemple ont abouti à ce que 6 millions d’allemands soient rétribué par 400 euros par mois !

 

En un mot les forces qui portent le projet européen (droite et socialistes) qui proposent de franchir un échelon de plus dans le sens d’une Europe fédérale mettent en œuvre la politique du capital, et se sont doté des institutions hors de la portée et de l’intervention des peuples.

 

Et c’est donc une illusion totale de penser que cette Europe est réformable et qu’elle va accoucher d’une Europe sociale !

 

Dans ce cadre le "dialogue social" a pour fonction de donner l’illusion d’un compromis ménageant les intérêts des salariés afin de leur faire accepter des sacrifices sans fin !

 

Que se passe-t-il en ce moment ?

 

Le pouvoir socialiste s’est placé totalement du côté du patronat et des couches privilégiées : exonérations, refus loi d’amnistie, poursuite des licenciements massifs et des fermetures d’entreprises, flexibilité du travail …

 

Sur injonction de l’Europe (malgré ses cris d’orfraie) il prépare des réformes réactionnaires dans la continuité des contre-réformes de la droite : retraites, indemnisation du chômage, privatisations larvées …

 

Pour faire accepter sa politique chez les travailleurs en particulier, il s’appuie sur le bloc syndical ouvertement réformiste (CFDT, CGC, CFTC, UNSA) prêt à toutes les compromissions : les accords compétitivité/emploi soit-disant donnant-donnant reposent en fait sur un odieux chantage " Soit vous acceptez les reculs soit on ferme ou on délocalise  !".

 

Comme on peut le constater chez Toyota, à Renault ou chez Bosch à Rodez dont la politique est validée au plus haut niveau de l’état avec la visite de F. Hollande !

 

 

la CGT : un enjeu considérable

 

La CGT n’a pas signé l’accord sur la flexibilité !

 

Un désaccord profond existe avec la CFDT sur la réforme des retraites. Le syndicalisme de sommet dit "rassemblé" a d’une certaine manière volé en éclat comme on a pu le constater avec les manifestations séparées du 1er mai dernier. Thierry Lepaon sur itélé le 12 mai dernier jugeait que le gouvernement, en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%, « a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d’actifs de l’État dans deux grandes entreprises, EDF et la SNCF« .

 

Et il rajoutait :«  Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas  ».

 

Cela donc le 12 mai !

 

La déclaration commune avec la CFDT, la CFTC, et l’UNSA est à l’opposé de ce positionnement combatif, en privilégiant encore un dialogue bidon qui ne repose sur aucun rapport de forces !

 

Il s’agit en fait dans cette déclaration d’un alignement sur les positions qui tournent le dos aux intérêts des salariés dans une démarche qui vise à faire recoller la CGT au bloc réformiste aligné sur les positions du pouvoir et de l’Union européenne. L’appartenance commune à la CES servant de moyen de pression !

 

L’enjeu est considérable : la CGT constituera-t-elle le pôle à partir duquel la résistance des travailleurs va se construire, se renforcer et la contre-offensive s’organiser, à partir de sa base militante essentiellement instruite par 20 ans de dérive réformiste qui n’ont conduit pratiquement qu’à des défaites et des reculs ?

 

OU la CGT, rejoignant le bloc CFDT s’enlisera-t-elle dans le rôle de "réformisme dur" comme l’indiquait Alain Minc, complétant ainsi le dispositif de soumission ?

 

La réponse appartient aux militants dans toutes les instances de la CGT !

 

Et la direction confédérale devrait être interpellée !

 

Dans l’immédiat c’est à une lutte de grande ampleur contre la nouvelle réforme des retraites qu’il faut en particulier se préparer !

 

Le Front Syndical de Classe

Le 30 mai 2013 

 

 

Déclaration des organisations syndicales

CFDT, CFTC, CGT, UNSA, membres de la CES

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA membres de la Confédération européenne des syndicats s’inscrivent dans la campagne décidée par la CES en vue du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013 qui doit examiner une feuille de route pour une dimension sociale de l’Union économique et monétaire (UEM).

Les politiques d’austérité font la démonstration de leur inefficacité, l’Europe doit changer de cap. Si les politiques économiques coordonnées et l’objectif d’assainissement des finances publiques sont nécessaires, les organisations syndicales françaises membres de la CES considèrent cependant qu’il est urgent de mettre fin à des coupes injustes dans les dépenses publiques qui contribuent à augmenter le chômage, les inégalités, la pauvreté, dégradent les services publics et aggravent la récession.

Elles se prononcent en faveur d’une politique d’investissements favorisant une croissance et des emplois durables, des mesures permettant de mettre fin à la concurrence en matière de salaires et de conditions de travail, à la concurrence fiscale, à la fraude et à l’évasion fiscale.

C’est le sens de la proposition de contrat social pour l’Europe qu’elles soutiennent. Cela doit se traduire notamment par l’instauration d’un salaire et de revenu minimums dans chaque Etat européen et la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’emploi des jeunes. La dimension sociale de l’Europe doit faire partie intégrante de la gouvernance économique et budgétaire. Dans cet objectif, les partenaires sociaux doivent être associés au niveau national et au niveau européen, aux différentes étapes des processus d’élaboration des politiques au sein de la gouvernance économique et sociale européenne. Le dialogue social doit permettre d’apporter des solutions justes aux problèmes auxquels sont confrontés les salariés.

A leur demande, la CES et les organisations syndicales françaises qui en sont membres seront reçues par le Président de la République le 19 juin. Elles lui feront part de leurs demandes et attendent du chef de l’Etat et du gouvernement qu’ils portent ces objectifs et ces priorités lors du Conseil européen des 27 et 28 juin 2013.

En appui à cette démarche et dans le cadre d’une campagne syndicale européenne, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, UNSA appellent à participer au rassemblement qu’elles organiseront à Paris le 19 juin, jour de la rencontre de la Secrétaire générale de la CES et des Secrétaires généraux et présidents des organisations françaises avec le Président de la République.

Paris, le 29 mai 2013

 

 

Site du FSC

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