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Publié par Diablo

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Les peuples d’Europe ne soutiennent plus l’Union Européenne. C’est la conclusion du Pew Research Center, un organisme qui a mené une enquête sur la façon dont 8 États membres (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne, République Tchèque, Espagne, Italie, Grèce) vivent leur appartenance à l’UE. Les résultats sont édifiants : de 2012 à 2013, le soutien à l’Union est passé en moyenne de 60% à 45%. De quoi nous donner l’espoir de voir enfin la fin du carcan de contraintes qu’elle nous impose depuis trop longtemps ?



Cette étude tombe à point nommé : elle est parue Merecredi, le jour même où François Hollande se rendait à Bruxelles pour plaider sa cause devant la commission. La France a dû, à cette occasion, promettre monts et merveilles aux commissaires non-élus qui décident désormais de son destin : en échange d’un délai de deux ans supplémentaires pour ramener son déficit sous les 3%, Oli Rehn a ainsi exigé des «réformes structurelles substantielles en matière de marché du travail, de système de retraites et d’ouverture des marchés», tandis que José Manuel Barroso plaidait pour une accélération du rythme d’un saccage social pourtant bien engagé.



Ces images d’un président qui doit assister à son conseil de discipline comme un collégien turbulent, les peuples d’Europe commencent à ne plus du tout les accepter. Ils ont l’impression – légitime – que ceux qu’ils ont choisi pour les diriger n’ont plus aucun pouvoir. Ils ne supportent plus la manière dont quelques technocrates décident des réformes à mener, sans aucune légitimité démocratique. Pour se rendre compte de l’offense faite à nos vieilles nations, il suffit d’ailleurs visionner un extrait de l’excellent documentaire, «Bruxelles, le vrai pouvoir», diffusé sur France 5 il y a quelques semaines. Scandaleux ? Révoltant ? Ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent pour décrire ces quelques minutes. 

 

 

C’est dans ce contexte qu’arrivent les chiffres de l’étude. Ils sont terribles pour les laudateurs de cette construction européenne : de 2012 à 2013, le soutien à l’UE est passé de 60% à 41% en France et de 60% à 46% en Espagne. Il a même diminué en Allemagne (de 68% à 60%). Pour ce qui concerne l’intégration économique, seuls 11% des Grecs et des Italiens, 22% des Français et 26% des Britanniques trouvent que cela a été bénéfique. Là aussi, la chute est brutale : -14 points en France et -11 en Italie, par exemple. Mêmes les jeunes n’y croient plus : entre 2007 et 2013, leur soutien à l’UE est passé de 88% à 46% en Espagne, de 75 à 47% en France.

tableau-UE.jpg

Bonne nouvelle : après des années d’anesthésie, l’alternative politique à la tutelle de Bruxelles se dessine ; les élections récentes l’ont prouvé. En Italie, Beppe Grillo a provoqué un tremblement de terre en obtenant plus de 20% des voix aux législatives. Au Royaume-Uni, Nigel Farage a mis la question de la sortie de l’UE au centre des préoccupations et son parti ne cesse de progresser. Le soutien au projet européen est en chute libre car plus personne ne semble croire aux fables de «l’Europe qui nous rend plus forts» ou de «l’euro qui nous protège». Et en France ?


Dans notre pays, la présidentielle et les législatives n’ont pas véritablement changé la donne. Les Français n’avaient probablement pas encore pris conscience de l’étendue du désastre. Les élections européennes de 2014 pourraient heureusement permettre aux formations eurosceptiques d’occuper le devant de la scène et de remporter des succès prometteurs en vue des échéances futures. Pour cela, il faudra tôt ou tard assumer le fait que le véritable enjeu, celui qui surplombe tous les autres, ne se situe plus entre la gauche et la droite mais entre ceux qui croient encore en leur pays et ceux qui veulent donner toujours plus de pouvoir à Bruxelles et à ses technocrates.



À quand un «cordon sanitaire» contre les partis qui ont systématiquement approuvé, soutenu et voté tous les traités qui nous ont conduit dans l’impasse ? L’UMP et le PS, pour ne citer que ces deux-là, ne méritent plus la moindre de nos voix. Les alternatives existent, il n’y a plus qu’à leur donner une chance de faire leurs preuves.


À propos de l'auteur:

Passionné de politique. "Noniste" et fier de l'être. Passé par le MRC et aujourd'hui à Debout La République. Soutient le BCM Gravelines-Dunkerque à ses heures perdues.


 

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