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Publié par Diablo

demeure-Aragon-Triolet.jpg

Le village de Saint-Arnoult-en-Yvelines fait une fois encore la une de l'actualité. La célèbre demeure, qui avait reçu en septembre 2011 le label Maisons des illustres, initiative poussée par Frédéric Mitterrand, se retrouve aujourd'hui dans une périlleuse situation. D'un côté, les financements publics diminuent, de l'autre, le loyer a connu, selon Bernard Vasseur, le directeur, une « hausse vertigineuse ». 

***

 

« Que serais-je sans toi », s'interrogeait le poète. Rue de Villeneuve, la maison qui accueillit Elsa Triolet et Louis Aragon, premier établissement labélisé, vit une sérieuse crise. L'association qui gère cet établissement tire la sonnette d'alarme, considérant le montant du nouveau loyer qui lui est réclamé. Or, le bailleur n'est autre que l'État lui-même, et ce dernier réclame au Centre de Recherche et de création Elsa Triolet-Aragon, de nouvelles mensualités.

 

 

Sollicité par l'AFP, le directeur explique en effet que la réévaluation du loyer est de 48,6 %, soit un montant, pour l'année 2013, de 30.000 euros. « C'est totalement insupportable pour l'association », souligne le directeur. Entre 2011 et 2012, le loyer est passé de 18.000 euros à 28.000 euros - voilà pour la hausse, qui devrait se poursuivre, donc, jusqu'à atteindre 30.000 euros. 

 

 

Parallèlement, et depuis 1998, le montant des aides accordées à l'association n'aurait pas été revu « et l'an dernier le ministère de la Culture a diminué sa subvention de 6% ». À ce jour, le montant de la subvention s'élève à 10.000 euros, pour gérer les quelque 20.000 visiteurs qui sont venus durant l'année passée. De nombreux scolaires, certes, mais avant tout, une très forte croissance, en regard de l'année 1998, où seules 5000 personnes avaient fréquenté les lieux. 

 

 

En dépit des « courriels de détresse adressés par l'association », et même de l'intervention par un courrier d'Edmonde Charles-Roux, présidente de l'association - et accessoirement présidente de l'Académie Goncourt - n'ont rien changé : le ministère de la Culture n'a pas  encore réagi. Et pour le directeur, la question de pose : « Est-ce l'annonce de la mort programmée en haut lieu de cette maison d'écrivain ? »

 

Illustres, depuis des lustres

 

Figurer parmi les établissements labélisés Maisons des Illustres, avait précisé le cabinet de Frédéric Mitterrand, c'était profiter d'une « nouvelle action de valorisation », impulsée par le ministère. Il devait indiquer « au public les lieux qui conservent et transmettent la mémoire de ceux qui les ont habités et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France ».

 

De la maison au domaine, du château à l'appartement et du musée à l'atelier, les « Maisons des Illustres » constituent un ensemble patrimonial original dont le ministère de la Culture et de la Communication entend faire reconnaître la valeur culturelle. 

Les « Maisons des Illustres » composent un ensemble de lieux de mémoire majeurs pour la compréhension de l'histoire locale et nationale, et du rôle joué par ses acteurs politiques, religieux, scientifiques et artistiques. Elles témoignent de la diversité patrimoniale de notre pays, dans ses traces monumentales comme dans celles laissées dans l'imaginaire collectif.

 

Edmonde Charles-Roux et Aurélie FIlippetti s'étaient d'ailleurs rencontrées en octobre 2012 à l'occasion d'une visite de la ministre... justement dans la maison de Saint-Arnoult, pour le trentième annviersaire de la mort du poète, et l'inauguration de la plaque du label. « Nous avons besoin de revenir à la poésie, à la littérature. Nos citoyens en ont besoin », avait alors déclaré Aurélie Filippetti, saluant  « l'un des plus grands poètes de la langue française, une des plus grandes figures de la littérature du XXe siècle ». (via L'Echo Républicain

 

Faudra-t-il attendre des Qataris qu'ils s'éprennent des lieux pour que l'on assiste à une sauvegarde du patrimoine ? Le terrain est assez vaste : on pourra toujours y bâtir un terrain de football.

 

Source : ActuaLitté



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