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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par DIABLO

Il y a 70 ans : la guerre commence …mais contre qui ?

LE DEBAT

Commentant l’article que j’ai rédigé sur mon blog le 14 décembre, intitulé : « Il y a 70 ans, la France déclara la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes » , mon camarade, Bernard Fischer, m’écrit :
« Je lisais bien ton message ci-dessous relatif à la deuxième guerre mondiale. Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS et la signature du pacte germano soviétique était une défaite de la diplomatie française. La guerre entre l’Allemagne et l’URSS commençait bien deux ans plus tard et, si je comprends bien également, la guerre entre l’Allemagne et l’URSS permettait le débarquement de Normandie.
Je respecte toutes les versions de l’histoire et cette version n’est pas moins respectable, même si elle me semble originale et si elle présente, de mon point de vue, des contradictions internes. De mon point de vue, la morale de l’histoire est la suivante, laissons l’histoire aux historiens et n’instrumentalisons pas l’histoire pour des raisons de politique contemporaine dans aucun sens ».
D’abord, je remercie Bernard pour m’avoir fait part de ses doutes quant aux conclusions de mon article. Je regrette assez le manque de réactions à mes écrits, pour ne pas être ravi de l’amorce du débat qui s’engage.
Et je convie nos amis lecteurs d’ajouter leur « grain de sel » à la discussion.
Venons aux faits. D’abord, quand Bernard écrit, dubitatif, « Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS », il faut bien s’entendre sur les mots. « La France » signifie naturellement pour moi, les dirigeants français de l’époque, et surtout leurs « donneurs d’ordre », le capital représenté alors par le Comité des Forges, de Wendel, Schneider, les grossium de l’industrie chimique.
Oui, à ce niveau, l’objectif permanent, depuis 1917, c’est de tout faire pour écraser « les Bolcheviks ». La classe dirigeante française ne s’est-elle pas associée à l’intervention militaire aux côtés des ‘Blancs’, au lendemain du premier conflit mondial, et n’a-t-elle pas participé à la mise en place du fameux « cordon sanitaire » (avec la création artificielle d’Etats tampons, tels les pays baltes, pris sur le territoire anciennement tsariste), pour réduire les « dangers » d’extension du communisme en Europe ?
Cet état d’esprit n’était-il pas partagé par le patronat, en 1936, quand il « préférait Hitler au front populaire » ou quand, recevant Von Ribbentrop, le 6 décembre 1938, deux mois après Munich, les politiciens aux ordres donnaient toutes assurances au représentant du Führer, de « mettre en France, les communistes à la raison » ?
Toutes ces raisons idéologiques vont conduire la bourgeoisie à mener une politique de répression antiouvrière (celle-ci avait commencé au lendemain du 30 novembre 1938, visant les travailleurs, coupables d’avoir participé à la grève générale), et « antirouge ». Le gouvernement Daladier ouvre les premiers camps de concentration, en France, dès janvier 1939. Ils visent d’abord les réfugiés, fuyant les régimes nazi et fasciste d’Allemagne, de Hongrie, Pologne, de Roumanie, avant d’y entasser les combattants de l’Espagne républicaine.
Cette politique va trouver son point d’orgue avec l’interdiction du Parti communiste, de sa presse, des syndicats de classe et l’arrestation massive de militants ouvriers, dès août septembre 39. Par contre, dans le même temps, les tueurs fascistes de la Cagoule sont libérés. Parmi ceux-ci, la presse célèbrera les faits d’armes d’un certain Joseph Darnand, un cagoulard niçois impliqué dans des attentats et des trafics d’armes fournies par l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini. Ceci étant rappelé, j’entrevois l’objection : « Tout cela est vrai, mais de là à invoquer une sainte alliance franco-allemande contre l’Union soviétique… ».
Certes, cette collaboration éclatera au grand jour, en octobre 40, à Montoire, avec le discours du maréchal Pétain, au lendemain de son entrevue avec Hitler.
Mais, bien avant cette date, les mêmes élites, politiques, militaires et, nous y reviendrons, patronales, préparaient depuis l’automne 39, une intervention armée contre l’Union soviétique, d’abord, pour « secourir ce malheureux peuple finlandais », victime de l’Ours russe, puis, dans le Caucase, avec pour objectif, les champs de pétrole soviétique de Bakou. Le général Weygand ira même, en Syrie, alors « française », préparer un corps expéditionnaire. La presse de l’époque ne cache pas ces préparatifs guerriers, qui, rappelons-le, s’effectuaient durant « la drôle de guerre » contre l’Allemagne, notre seule ennemie déclarée. « Certes, certes, pourrait-on objecter, cela ne justifie pas l’assertion, selon laquelle, le Pacte de non-agression germano-soviétique d’août 1939, a déjoué les plans de ceux qui escomptaient un conflit opposant l’Allemagne à l’URSS ».
Sur ce point capital, je persiste et je signe. En France, pour les milieux dirigeants, un tel affrontement éloignait la guerre de notre pays. Et la victoire de la Wehrmacht attendue, permettait de concevoir une Europe dominée par l’Allemagne, dans laquelle notre pays aurait sa place. « Mais qui vous fait croire que cette perspective répondait aux vœux des cercles dirigeants français ? ».
Pour une raison toute simple, que les faits ultérieurs ont prouvée : les patronats allemand et français collaboraient déjà étroitement depuis les années 20. Le capital des plus grosses entreprises sidérurgiques, minières et chimiques des deux pays était mixte, la part de chacun évoluant selon le pays, dominant ou dominé.
Les industriels et les banquiers français et allemands avaient donc les mêmes intérêts à défendre, et les mêmes ennemis à combattre. La « collaboration économique » ultérieure, sous l’Occupation, confirmera leur désir commun de s’entendre dans le cadre d’une Europe allemande.
C’est pourquoi le patronat de notre pays, et les hommes politiques à son service ont, comme l’a si bien montré Annie Lacroix-Riz, dans ses ouvrages, préparé la défaite militaire et la chute de la III ème République.
Il nous reste à montrer que le rapport des forces militaires détermine le vainqueur.
Si l’Allemagne avait déclanché les opérations, d’abord contre l’URSS, celle-ci n’aurait pas, en 1939, tenu le choc. Les défaites soviétiques de l’été et de l’automne 41 en font la démonstration.
Il a fallu attendre plusieurs mois et décembre, pour que l’Armée rouge soit en mesure de contenir, puis de repousser l’ennemi. Et ce n’est qu’après les victoires de Stalingrad et de Koursk (où des divisions de panzers furent anéanties), que la contre-offensive de l’Armée rouge a pu se développer jusqu’à Berlin.
Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent en Normandie. Les Soviétiques sont, cet été-là, aux portes de Varsovie, devant Budapest et font la jonction avec les partisans de Tito, en Yougoslavie. L’armée allemande déploie encore plus de 200 divisions à l’Est, entre 50 et 60 en France.
Qui peut croire que si la totalité des forces nazie avait pu être concentrée dans notre pays, les armées alliées auraient réussi le débarquement ? L’auraient-ils seulement tenté ?
Et c’est ce qui se serait passé si l’URSS avait été mise hors champ, dès 1939.
Aussi, nous le répétons, le pacte de non-agression germano-soviétique a permis à Moscou de gagner deux ans, deux années de répit. L’Union soviétique a ainsi, été en mesure de résister d’abord, et retenir à l’Est, en 1944, la plus grande partie des armées allemandes.
Grâce à ce rapport de forces, les anglo-américains ont pu débarquer victorieusement en France.
Une preuve supplémentaire nous est donnée avec la contre offensive nazie dans les Ardennes belges, du 20 décembre 44.
Face à la ruée des chars à croix gammée, qui ont bousculé les GI’S, le commandement allié, inquiet de la tournure des évènements, demande à Staline de passer d’urgence à l’offensive sur les 2000 Kms du front de l’Est. C’est ce qui se fit, au grand soulagement des gouvernements américain et britannique, et de la population française, à nouveau menacée.
De tous ces évènements, nos médias n’en font aucune mention. Ils continuent d’affirmer que notre libération n’est venue que de l’Ouest.
Faut-il faire un lien entre ce mensonge et la dépendance directe de ces médias aux forces économiques, toujours disposées à « collaborer » dans le cadre de l’Union européenne ?

 

Jean LEVY

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