Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Information

1-Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Les images (photos et/ou vidéos), les textes dont je ne suis pas l'auteur ainsi que  les musiques et chants seront supprimés de mon blog sur simple demande par courriel.

2-Je publie textes et communiqués émanant d'auteurs et d'organisations diverses.Ces publications ne signifient pas que je partage toujours totalement les points de vue exprimés.

3- Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.

Salut et fraternité

ElDiablo

Adresse pour me contacter:

igrek@live.fr

POUR SUIVRE CE BLOG

CLIQUEZ CI-DESSUS

à gauche

dans le bandeau noir

Archives

Publié par Michel El Diablo

belgique-grevistes.jpg

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les syndicats belges l'ont qualifié de plus grande grève générale qu'ait connue le pays depuis 30 ans. On attendait une rentrée très chaude en Belgique. Le mouvement social que connaît le pays depuis septembre dépasse toutes les prédictions.

 

« Résistance sociale », le mot d'ordre lancé par le Parti du travail de Belgique (PTB) a pris vie ce lundi 15 décembre pour la journée de grève générale nationale convoquée par les deux grandes fédérations syndicales CSC et FGTB.


 

« Résistance sociale » : les transports paralysés, un pays à l'arrêt


 

Les transports ont été complètement paralysés dans tout le pays : aucun avion n'a atterri ni décollé des aéroports à cause de la grève des contrôleurs aériens. Aucun train n'a roulé – ni TGV, ni Thalys ou Eurostar – depuis dimanche, tandis que le port d'Anvers était à l'arrêt.

 

Aucun autobus, tramway ni métro ne circulait en Flandre comme en Wallonie.

 

Le mouvement a été aussi très suivi dans les écoles, les universités, les hôpitaux, les administrations, même si un certain nombre de travailleurs ont fait grève pour la première fois, en particulier dans le commerce mais aussi dans le secteur social.



Le mouvement social monte en puissance en Belgique, des obilisations du mouvement à l' « As de pique » dans les universités contre la hausse des frais aux « grèves sauvages sur le rail » contre la casse de la SNCB, en passant par les « grèves tournantes » régionales contre l'austérité.


 

Un plan de guerre : retraite à 67 ans, saut d'index, coupes budgétaires


 

Le 6 novembre, ce sont entre 120 et 150 000 personnes qui se sont retrouvés à Bruxelles pour dire Non au plan de rigueur du Premier Ministre wallon du MR (libéral) Charles Michel, un véritable plan de guerre contre les travailleurs belges, sur demande pressante de la Commission européenne et du patronat de Wallonie comme de Flandre.

 

Dans ce plan, trois grandes mesures :

 

1 – le recul de l'âge de la retraite à 67 ans, et le recul de toute retraite anticipée jusqu'à 63 ans. La réforme des retraites consisterait également en l'introduction d'une réforme à points ;

 

2 – le « saut d'index », de fait une baisse des salaires, c'est-à-dire un gel des salaires nominaux (une baisse des salaires réels) dans un pays où les salaires sont toujours indexés sur les prix, ce qui préserve le niveau de vie des Belges ;

 

3 – les coupes dans les budgets de l'éducation, la santé ainsi que dans les subventions à la SNCB (rail) ;

 

Avec ce plan, le gouvernement escompte réaliser 11 milliards d'économies. Il a reçu les félicitations du FMI et de la Commission européenne qui lui reproche juste de ne « pas aller assez loin ». Moins de taxes sur le travail, plus sur le capital, avancent-ils.


 

Toujours plus pour le patronat : la recette de l'UE, du FMI


 

Moins de taxes sur le travail signifie allégements fiscaux pour les entreprises, bien sûr. Le gouvernement envisage déjà de réduire de 33 à 25 % les cotisations sociales patronales alors que le patronat peste contre le taux de prélèvements obligatoires (44 %), plus élevé qu'en France.

 

Si le patronat insiste beaucoup sur le « niveau d'imposition » exorbitant, le « coût du travail » élevé, il oublie de souligner que la Belgique a un des niveaux de productivités les plus élevés d'Europe, avec 45,9 € par heure travaillée. Elle n'est devancée que par le Danemark et égale la France.

 

La guerre est déclarée en Belgique. Et le patronat flamand et wallon a trouvé son unité dans la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Le patron des patrons wallon Jean-François Héris peut dire que « Patrons wallons et flamands se rejoignent sur beaucoup de sujets ».

 

Mais ce patronat uni a trouvé en face d'elle des salariés unis, dans un pays où la tradition syndicale de lutte est tout de même plus forte en Wallonie. Du nord au sud, de l'ouest à l'est, à Anvers, Liège, Bruxelles, le mouvement a été massif et uniforme.


 

Le PTB, le seul parti à défendre les travailleurs de Belgique


 

Les partis politiques dominants se sont, eux, répartis les rôles. Le MR (libéral), la démocratie chrétienne jouent les « réformateurs » courageux, qui pensent à la nation et non aux intérêts corporatistes des fonctionnaires, tout au service du patronat et de l'UE.

 

Le Parti socialiste (PS) – qui met en place les réformes d'austérité en Wallonie, à Bruxelles – joue hypocritement l'opposition, ménageant son syndicat de référence la FGTB et son électorat ouvrier.

 

Enfin, la droite dure nationaliste flamande du NVA joue la carte anti-syndicale et anti-grève, monte les « honnêtes travailleurs » flamands contre les « grévistes fainéants » de Wallonie. Le leader du NVA, Bart de Wever, a ainsi dénoncé une « grève politique ».

 

Quant au Parti du travail de Belgique (PTB), la formation marxiste qui monte et qui vient de faire son entrée au Parlement fédéral avec 4 % des voix, il a été très bien accueilli sur les 1 000 de piquets de grève où ses militants étaient présents.

 

Les travailleurs belges ont montré la voie en cette année, celle de la lutte contre la politique du patronat et de l'UE, de l'unité dans la riposte aux mauvais coups du gouvernement. C'est maintenant aux travailleurs français de prendre exemple sur leurs compagnons belges.

Commenter cet article