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Publié par Diablo

carte-cuba

Le blocus imposé par les USA se ressent tout au long du jour. Les journées de travail s’organisent principalement autour du transport. Les lignes de bus sont étendues et tous les quartiers sont bien desservis,  les bus vont loin en dehors de  La Havane. (Il y a deux services de car qui relient les capitales provinciales entre elles,  Astro, en monnaie nationale, et Viazul, en CUC : les Cubains peuvent utiliser les deux, les touristes ne peuvent utiliser que le Viazul).

 

 

Lorsqu’on prend le bus au premier arrêt, on demande la dernière personne (ultimo ?), et la file d’attente s’organise ainsi. Bien qu’ils soient nombreux, les bus sont insuffisants, et à toute heure de la journée, ils sont bondés. Si un tombe en panne, les choses se compliquent : plein à craquer, le suivant passe devant l’arrêt sans s’arrêter... De ce fait, la journée de travail commence tôt et ne se termine pas tard, et certains travaillent un jour sur deux. Conséquence du blocus. Il y a souvent de la musique dans les bus et les Cubains chantent : certains se contentent de remuer les lèvres, mais d’autres chantent à voix haute. Et on sent bien que tous dansent intérieurement. L’heure d’arrivée est donc fonction des obstacles du trajet. Ce qui est essentiel, c’est d’arriver. Personne ne fait de remarque, tout le monde vit les mêmes difficultés. Mais les Cubains ne sont pas stressés, ils attendent tranquillement, et même, certains jugeant qu’ils n’auront pas de place assise, attendent le bus suivant. Sur de nombreux lieux de travail, il y a un médecin et une infirmière en permanence. Il y a des circulos infantiles (garderies) pour les enfants qui ne sont pas en âge d’être scolarisés. Les mères de famille bénéficient d’un congé maternité d’un an après la naissance des enfants, payé à 70 %. A l’école primaire, les enfants commencent à 8 h 00, ils ont deux heures de coupure le midi et terminent à 16 h 00. Tous les autres commencent entre 7 h 30 et 8 h 00. Les cours sont du lundi au vendredi pour tous. Il y a beaucoup d’écoles, surtout pour les primaires, afin d’éviter les longues distances aux enfants.

 

 

De retour à la maison, les Cubains vivent fenêtres et portes ouvertes, toute l’année. Les maisons sont presque toutes conçues de la même façon : deux portes qui se font face (une sur le devant et une sur l’arrière) et beaucoup de fenêtres : il faut faire circuler l’air pour tenter de rafraîchir... Tout le monde possède plusieurs ventilateurs, certains ont l’air conditionné dans une ou plusieurs pièces (appareil individuel). Très peu ont l’eau chaude. Et pour les quelques-uns qui l’ont, ils ne l’ont pas de manière générale. On trouve très difficilement des chauffe-eau. Conséquence du blocus. Tous ont la télévision, il y a six chaînes. Comme les maisons sont ouvertes, on entend les télévisions partout, mais cela n’empêche pas les Cubains de se retrouver, et on voit souvent les voisins regarder la télévision chez d’autres ou sortir devant la porte pour discuter. Toutes les maisons individuelles et les immeubles possèdent des réservoirs d’eau sur le toit. Il y a de manière régulière des coupures d’eau pendant une journée, on utilise alors l’eau du réservoir. Il suffit de fermer l’arrivée d’eau du réseau et d’ouvrir celui de la réserve. L’eau coule à tous les robinets. S’il y a un problème sur le réseau, qui est ancien, on continue à avoir de l’eau. Conséquence du blocus. Il y a assez souvent des coupures d’électricité, car là aussi le réseau est ancien. Tout le monde a des lampes rechargeables et des bougies. Si la coupure se produit le soir, on sort et on discute. On entend une exclamation générale de satisfaction lorsque la lumière revient. Conséquence du blocus. Il y a beaucoup de colporteurs qui passent dans la rue, à vélo, avec une petite charrette qu’ils poussent ou même une brouette, criant pour annoncer leurs ventes ou leurs services : fruits, légumes, produits d’entretien, ustensiles domestiques, réparation de matelas, etc. Parfois, des produits disparaissent pendant plusieurs semaines. Conséquence du blocus. La vie sociale est très développée, les voisins se rendent service et les enfants sont très libres et vont facilement chez les autres.  Ainsi donc se passe une journée à Cuba, avec les obstacles du blocus, et les priorités du gouvernement pour soulager les Cubains. Et comme il se dit ici : «A Cuba, il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions». 

 

Muriel Dichamp depuis Cuba
Jeudi 27 Juin 2013

 

 

 Source : L'ECHO

 

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