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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par DIABLO

l-echo

Il n’y a pas de République irréprochable. Mais certains mandats pervertissent les unes plus que les autres. La Ve République repose sur l’idée que le chef de l’Etat peut nommer à des postes clefs certains hauts responsables afin qu’il puisse exercer sa fonction à la tête de la Nation entouré d’hommes de confiance. Le jeu des chaises musicales s’opère en début de mandat et la classe politique en accepte le principe général.

Nicolas Sarkozy innove. Il souhaite en effet que l’actuel secrétaire général de l’Élysée, Xavier Musca, prenne la tête de la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC), fin mars, c’est-à-dire un mois avant le premier tour de la présidentielle. Tout psychanalyste lira dans ce geste présidentiel un acte manqué dévoilant qu’il pense avoir perdu l’élection ou qu’il n’a pas envie de se présenter. Tout politique dénoncera le fait d’un «petit prince» qui ne sera jamais haussé au-dessus du cercle de ses amis proches et de sa sphère d’intérêts.

Cette nomination à peine supputée nous projette immédiatement au temps où Nicolas Sarkozy choisissait le président de France Télévision, au temps où les serviteurs de l’UMP préparaient le fauteuil, pour son fils Jean, à la tête de l’EPADESA, gestionnaire de l’Arche de la Défense. Cela nous ramène aussi à la tentative avortée de placer le fils des Tibéri au poste de contrôleur général économique et financier de Bercy.

Heureusement, là, le Conseil d’état veillait et rejetait cette promotion parce qu’il ne présentait pas «les aptitudes requises». A sa tête, Jean-Marc Sauvé a été nommé par le conseil des ministres. On ne peut que louer son intégrité.

Thierry Spriet

Éditorial de L’ECHO de la Haute-Vienne du jeudi, 29 Décembre, 2011

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