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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, or tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Diablo

carteURSS.jpg

En 1987 la dette extérieure des USA s’est accrue jusqu’à 246 milliards de dollars. Le 19 octobre 1987, Wall-Street s’est effondré! Seul un miracle pouvait sortir les USA de la situation ainsi créée. Et le miracle eut lieu en la personne de Gorbatchev.

Gorbatchev, en sauvant l’économie des États-Unis, a ruiné l’économie de l’URSS.

 

Voulez-vous savoir comment? 

En janvier 1987 furent abrogées les lois qui limitaient dans le domaine du commerce extérieur, ces restrictions et qui protégeaient de l’effondrement le marché intérieur de l’URSS. Car sans ces lois le marché intérieur de l’URSS ne pouvait se maintenir un seul jour, avec ses prix dérisoires comparés au marché extérieur, sur l’alimentation et les marchandises de première consommation.


Et soudain on autorisa les entreprises et les particuliers à exporter à l’étranger les produits d’alimentation, les matières premières, les produits électroniques, l’énergie, la production de l’industrie chimique, en un mot …tout!


Ce fut comme si un puissant ouragan passait au-dessus du vaste territoire de l’URSS et en un instant aspirait hors du pays tous les produits de valeur. Les étagères des magasins d’alimentation et d’objet manufacturés se vidèrent.

 

Le pillage des réserves d’or.

Le 21 juillet 1989 de nouvelles réglementations douanières abrogèrent toutes les restrictions à l’exportation à l’étranger de l’or et des pierres précieuses.


L’œuvre de 70 ans de douane soviétique fut anéantie instantanément.


L’or a été mis sur le marché intérieur dans des quantités invraisemblables. Vendu au prix intérieur, puis exporté à l’étranger.


Le journal «Le Komsomol de Moscou» décrivait ainsi le commerce de joaillerie de cette époque: « Un brillant tableau d’agiotage, les éléments déchainés, le quota de vente des produits de joaillerie au compte  du Trésor de l’Etat (Gokhran) a été réalisé plusieurs fois…Les comptoirs sont pris d’assaut, le Trésor de l’état est bombardé de courriers demandant de nouvelles livraisons d’or et de pierres précieuses…».


Le quotidien «Izvestia » demanda, comme mesure de lutte contre les files d’attente pour l’or et les diamants que «soit mis à disposition un formidable stock comme la réserve d’or de l’état».


Le journal «La culture soviétique» appela carrément la levée des barrières douanières concernant l’exportation de l’or.

Après un certain temps G. Iavlinski (responsable de l’économie eu sein du gouvernement de l’époque) sonna l’alarme auprès de la presse par une déclaration sur la disparition de la réserve d’or. Mais tout se calma assez rapidement.

 

De plus en plus fort.

Cette même année furent exportés par des particuliers 500.000 téléviseurs couleur et 200.000 machines à laver. Une seule famille exporta seulement en 1988: 392 réfrigérateurs, 72 machines à laver, 142 machines d’air-conditionné.


Alors que les collaborateurs de l’une des milliers d’organisations étrangères exportèrent: 1400 fers à repasser, 174 ventilateurs, 3500 morceaux de savon et 242 kilogrammes de poudre de lessive - produits qui, sur l’insistance des députés, avaient été achetés contre devises pour de soi-disant les citoyens soviétiques.


Ce sont des données qui apparaissaient fortuitement dans la presse de cette époque. Rien qu’en 1989, à travers un seul des nombreux postes douaniers, des particuliers avaient exporté plus de 2 millions de tonnes de produits déficitaires en URSS.


La production complète du combinat de coton de Krasnoïarsk a été exportée, un bon drap de lit coûtait à l’époque 5 roubles, un double drap 8 roubles. Les livraisons de tissu à l’étranger triplèrent, celles de coton presque quadruplèrent, celles de lin furent multipliées par 7...


Il ne s’agit que de chiffres concernant uniquement les exportations de l’Etat, l’exportation privée les surpassait. En outre, déterminer les chiffres précis des exportations était impossible. Le même quotidien «Izvestia» écrivait à ce moment: «Notre Etat est l’un des rares au monde où l’on n’établit pas de statistiques douanières».

 

Qu’est ce que le miracle Balcerowicz à propos duquel parlent les divers médias?

Les experts américains ont suggéré à Balcerowicz (organisateur et inspirateur idéologique des réformes économiques en Pologne) de réduire la production et le commerce normal et d’encourager sans réserves le petit commerce de la main à la main.


C’est-à dire déclasser la population laborieuse et la transformer en une «nation de mercantis». Tous ces éléments déclassés, par millions, ont déferlé sur l’URSS comme des sauterelles. Ils se sont mis à exporter tout ce qu’ils pouvaient s’approprier, du mobilier importé aux tubes de dentifrice, et par tonnes.


Au Congrès des députés il y eut un terrible scandale et des cris au sujet du manque de dentifrice pour la population soviétique. Les représentants du peuple n’eurent pas l’idée de réfléchir sur les raisons criantes de cette pénurie de dentifrice. Ils ont tout simplement décidé d’acheter du dentifrice à l’étranger pour 60 millions de dollars.

 

Qui ont enrichi ces 60 millions de dollars?

En France, d’où on l’a importé, le tube de dentifrice coûtait 15 francs, en URSS on le vendait pour un rouble. Bien entendu en un clin d’œil tout ce dentifrice se retrouva à nouveau à l’étranger. Il fut expédié en Pologne par paquets de 500 tubes (dans le conditionnement d’origine de l’usine française) et ce sans aucune restriction.


Le transport se faisait dans les coffres d’automobiles, dans des compartiments entiers de trains ou par conteneurs sur des bateaux. Comme les fourmis abandonnent le squelette du corps d’un lion, les «piranhas de Balcerowicz» ont tout emporté et laissé aux Soviétiques les étagères des magasins vides. Il n’y eut pas un article de consommation, des produits d’alimentation jusqu’aux produits électroménagers, qui ne fut exporté.


Il ne nous resta alors qu’à réfléchir pour savoir où tout avait disparu. Car l’industrie, durant ces années, continuait à travailler à pleine capacité.

 

«La Pravda de Léningrad» 1992.

«En URSS jusqu’aux années 1990-1991, on produisait 38 mètres de tissu par habitant. Cela représentait 75% de la production mondiale d’étoffe de lin, 16% de celle de laine et 13% de celle de soie. Selon les chiffres officiels de l’Etat, seulement 50% des produits en lin et 42% de ceux en laine étaient exportés.»


Mais ces chiffres ne prennent pas en compte l’exportation par des personnes privées. Car celles-ci, comme des sauterelles, exportaient tout ce qu’elles pouvaient s’approprier.


L’URSS produisait 21,4% de la production mondiale de beurre (la population soviétique constituait 4,88% de la population mondiale). La production de beurre ne cessait d’augmenter, mais en raison de son exportation apparurent des tickets de rationnement. Par habitant soviétique on produisait 26% de beurre en plus qu’en Grande-Bretagne. Pour autant, il n’y avait plus de beurre dans las magasins soviétiques alors qu’en Grande-Bretagne on pouvait en acheter sans problème. Etrange, n’est-ce pas?


Les statistiques officielles comptaient comme consommés en URSS tout le beurre et la viande qui étaient envoyés dans les dépôts pour les magasins d’alimentation. Lors de la vente du beurre et de la viande, les passeports n’étaient pas demandés, et donc ces produits achetés en URSS, mais exportés hors de ses frontières, étaient sensés accroître le bien-être de la population soviétique. De fait des tonnes de viande et de beurre destinées aux magasins de détail allaient, en évitant les magasins, directement des dépôts au-delà des frontières par la mer dans des conteneurs, par la terre par la route et le chemin de fer et par voie aérienne.


Et les statistiques estimaient que l’insatiable peuple soviétique avait tout dévoré.


A la fin des années 80 et au-début des années 90, tout disparut: les chaussettes et les réfrigérateurs, les téléviseurs et les assiettes, les draps et les machines à laver! Les sauterelles volantes ont tout dévoré: le saucisson et le poisson, la semoule et le sucre. Les chaudrons en aluminium, les soupières et les louches furent exportés en tant que matériau peu cher et très précieux, ayant passé les étapes énergivores et polluantes de traitement. Les insectes xylophages et exportateurs ont grignoté le navire, autrefois puissant, de l’économie soviétique et l’ont réduit en poussière.


En 1991 il s‘est effondré.


Tatiana Yakovleva 

Le 6 juillet 2012

[Traduction française YB, Corrigé par Marie José MOUMBARIS]


Source 

 

Un livre à lire:

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