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Publié par Michel El Diablo

M-PEP-nouveau

APPEL du CONGRÈS du Mouvement

politique d’émancipation populaire (M’PEP)

 

Le 20 décembre 2014.

 


Le M’PEP a tenu son IIe congrès du 5 au 7 décembre 2014 à Saint-Denis (93). Une profonde réorientation stratégique a été décidée. Le premier article l’exposant est présenté ci-dessous.


Quand le M’PEP a vu le jour, en mai 2008, il rendait publique une « déclaration d’intention politique » dans laquelle on pouvait lire : « trois ans après cette victoire historique [celle du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur la constitution européenne], le paysage politique français est un champ de ruines ». Il était noté que « l’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République » faisait « honte à la France » et qu’elle n’avait été permise « que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos » qui avaient « provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin  ». Le M’PEP poursuivait : « toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme ».

 

Le M’PEP, lors de sa création, considérait qu’il fallait « engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle. Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche. La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire. Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste ».

 

Ces six dernières années, le M’PEP a donc appliqué cette ligne politique. Il a développé les grands axes d’un programme de rupture avec les politiques néolibérales qui ne soit pas simplement proclamatoire. Ce programme général pointe tous les obstacles à surmonter, dessine une chronologie et articule les mesures nécessaires. Il concerne la financiarisation de l’économie, le libre-échange généralisé, la mutation écologique des modes de production et de consommation, le chômage et surtout le remplacement des espaces politiques dépendant des souverainetés nationales par des institutions ou des traités supranationaux, comme l’Union européenne (UE) et l’euro, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

 

Ce faisant, le M’PEP brisait tous les tabous, à « gauche », qui empêchaient jusqu’alors une pareille démarche, alors qu’elle aurait dû apparaitre évidente à tous. Si ce n’est pas le cas depuis tant d’années, c’est que de puissants verrous idéologiques empêchent les partis qui se réclament de la « gauche », dans la diversité de ses composantes, y compris ce qui est appelé la gauche « radicale » ou la « vraie » gauche, d’adhérer à ces ruptures pourtant nécessaires. Elles sont en effet l’unique moyen de redonner du pouvoir aux classes dominées, au sein du seul espace institutionnel dans lequel elles ont pu et peuvent encore peser, à savoir les nations.

 

Le M’PEP n’avait aucune illusion sur le Parti socialiste. Ce dernier, disposant de la présidence de la République et de la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis le printemps 2012, est resté dans l’axe stratégique qu’il avait décidé en 1982-1983 avec le « tournant de la rigueur ». Considérant que les nations n’avaient plus aucune marge de manœuvre dans le cadre de la mondialisation, de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, le gouvernement socialiste-EELV a mené une politique d’inspiration néolibérale, dans la parfaite continuité, sur le plan social et économique, du prédécesseur de François Hollande à l’Elysée : Nicolas Sarkozy.

 

Le seul évènement politique nouveau de ces dernières années a été le lancement du Front de gauche. Le M’PEP a observé sa création avec intérêt et espoir et a même demandé à en faire partie. Il a multiplié les initiatives pour s’en rapprocher, a appelé à voter pour lui aux élections européennes de 2009, aux régionales et à la présidentielle de 2012. Malheureusement, le Front de gauche a montré qu’il ne souhaitait pas s’extirper du poids de l’idéologie dominante sur des questions décisives comme la souveraineté nationale, la sortie de l’euro et de l’Union européenne, la lutte contre le libre-échange et le chômage, la démondialisation. Il régresse électoralement depuis son pic du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

 

Plusieurs années d’efforts ininterrompus de notre Mouvement pour que le Front de gauche accepte dans son rassemblement les forces politiques qui, comme le M’PEP, mettent en avant ces ruptures nécessaires, ont été vaines. Il est apparu au contraire que le Front de gauche fédérait des formations politiques qui pensent pouvoir concilier antilibéralisme et même anticapitalisme sans les conjuguer avec la souveraineté nationale et la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il fait perdurer ces impasses tout en se parant de l’image du renouvellement de l’alternative idéologique au néolibéralisme. En réalité les fondamentaux idéologiques du Front de gauche, malgré un discours qui peut apparaître radical, sont parfaitement compatibles avec ceux du PS dont l’acceptation de la mondialisation capitaliste et l’ordre néo-libéral imposé à l’Europe par l’UE, la monnaie unique, le dépérissement de l’Etat-nation, le transfert de souveraineté vers les instances européennes, le libre-échange.

 

Cependant, la base d’un certain nombre de composantes du Front de gauche s’oppose à la stratégie de ses dirigeants, sans que cela ne se traduise pourtant par le moindre changement. La direction du Front de gauche, comme celle du PS, est devenue un des acteurs les plus importants de l’idéologie postnationale : elle entretient l’illusion qu’un changement radical est possible de l’intérieur de l’Union européenne, sans rupture avec l’ordre néolibéral et ses institutions. Elle n’a jamais tenté d’en sortir et n’en exprime aucune intention. Son idéologie se veut parfaitement compatible avec celle du Parti socialiste. C’est la notion même de gauche qui est aujourd’hui interrogée, ainsi que la pertinence d’un clivage gauche-droite qui apparaît de plus en plus factice.

 

Il faut donc tirer toutes les conséquences de cette faillite de la gauche qui s’est vue magistralement confirmée aux élections municipales et européennes de 2014. Une nouvelle étape est donc nécessaire pour le M’PEP. Notre Mouvement veut lever les blocages par ses propres moyens, sans plus ménager les acteurs, à « gauche » comme à droite et à l’extrême droite, qui les font activement perdurer. Tout indique que le PS et le Front de gauche portent une très lourde responsabilité, le premier dans la mise en œuvre volontaire des politiques néolibérales, et le second dans l’absence de toute réponse adaptée à l’offensive agressive du néolibéralisme. Telles sont les raisons des défaites successives des classes dominées. Refuser ce devoir d’inventaire sur ce qu’est devenue la « gauche », ménager ses dirigeants actuels qui campent sur leurs positions, notamment sur leur vision négative de la souveraineté nationale, c’est laisser croire qu’un espoir est possible sans révision fondamentale de l’idéologie de la « gauche » sur cette question. Seul le M’PEP, en tant que parti politique, est en mesure de mener ce combat.

 

Le moment que nous vivons est historique. Les tendances délétères des logiques néolibérales qui se sont déployées depuis les années 1970 atteignent leur paroxysme sous nos yeux. Elles aboutissent à une crise systémique sans précédent depuis les années 1930. Les classes dominées ont compris à quel point la « gauche » s’est révélée inutile et impuissante, quand elle ne justifiait pas carrément leurs logiques sous-jacentes : faire sortir les choix économiques fondamentaux de la sphère du politique, en dissolvant les souverainetés nationales. Les classes dominées attendent donc que les mouvements politiques, quels qu’ils soient, rompent avec cette évolution pluridécennale néfaste pour elles, qu’ils ne justifient plus la destruction du pouvoir des peuples dans leurs Etats, et qu’ils se proposent de briser cette tendance mortifère.

 

Le M’PEP fait le choix d’être aux côtés des classes dominées. Il veut leur redonner une configuration institutionnelle qui leur accorde la place centrale, et qui permette enfin de renouer avec la victoire dans la lutte contre le capitalisme et pour la démocratie. S’il faut pour cela dénoncer les dirigeants de la « gauche » actuelle, le M’PEP y est prêt désormais. Il a essayé vainement pendant six ans de briser l’omerta sur ce qui constitue le cœur idéologique de l’impasse politique pluri-décennale de la gauche « radicale » : le rejet de la souveraineté nationale.

 

Le M’PEP va maintenant assumer clairement et visiblement qu’il est un parti politique. La nouvelle étape dans laquelle s’engage le M’PEP est la conséquence logique de cette analyse.

 

Démunies de partis politiques défendant structurellement leurs intérêts, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire les classes dominées, ont besoin que de tels partis apparaissent. Ils permettent aux classes dominées de s’organiser. C’est pourquoi le M’PEP se fixe l’objectif d’être le parti politique de défense et d’organisation des intérêts de ces classes sociales, par la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen.

 

Il est le parti de la démondialisation et de la libération nationale !

 

Adhérez au M’PEP !


source : M'PEP

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