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El Diablo

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Le blog d’El Diablo est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers, y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.

Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par DIABLO

cuba -drapeau1Le gouvernement Cubain vient d’annoncer une grande réforme migratoire qui entrera en vigueur en janvier 2013. Le passeport suffira pour voyager à l’étranger.

 

La nouvelle est tombée mardi : au travers d’une réforme de la loi migratoire de 1976, les Cubains n’auront plus besoin de permis de sortie pour se rendre à l’étranger. Un passeport suffira. Exit aussi la lettre d’invitation que devait payer l’invitant. La réforme entrera en vigueur le 14 janvier 2013 et s’inscrit dans le cadre des mesures impulsées par le président Raul Castro depuis son élection en 2008.
 

 

Le sujet était régulièrement abordé dans les instances. Les attentes étaient fortes. Au début de la Révolution, Cuba a développé du capital humain et réglementé les flux migratoires afin de limiter la fuite des cerveaux, dans la santé, l’éducation ou la recherche. En 1960, l’île avait perdu trois de ses six millions de médecins. La première phase de départs (années 60) était de nature politique. Dès les années 70, mais surtout depuis les années 90, l’immigration est presqu’entièrement économique. Il n’est pas exclu que certaines professions soient concernées par des mesures particulières.

Le choix donné aux Cubains

Dans son éditorial de mardi intitulé « Par la volonté commune de la Nation cubaine », Granma, quotidien du Parti communiste, lie la nouvelle aux relations avec les Etats-Unis. « La politique migratoire de Cuba (...) s'est basée sur la reconnaissance du droit des citoyens à voyager, à émigrer ou résider à l'étranger et à la volonté de favoriser les relations entre la Nation et son émigration. En même temps, nous avons légitimement le droit de nous défendre face à l'agressivité de Washington » lit-on. L’éditorialiste estime que « les dispositions pour réguler les flux migratoires du pays, ont été adoptés dans des circonstances imposées par les agressions qui dans ce domaine ont été appliquées par les différentes administrations nord-américaines ». La nouvelle a beaucoup fait parler sur l’île et a provoqué des réactions de l’étranger, notamment des Etats-Unis. « Nous saluons évidemment toute réforme qui permet aux Cubains de quitter leur pays et d'y revenir librement », a déclaré la porte-parole du département d'Etat américain Victoria Nuland. Il sera intéressant de voir si les Cubains solliciteront la Section des Intérêts Nord-américains à La Havane, qui joue le rôle d’ambassade. Les Américains ayant jusque-là préféré inciter en sous-main l’immigration clandestine.
 

 

Toutefois, plusieurs questions restent en suspens: quelle utilisation les Cubains vont faire de ce nouvel acquis de la Révolution ? Doit-on s’attendre à un exode massif ? En effet, souvent pour des motifs idéologiques, Cuba a été montré du doigt pour sa politique migratoire. On y dénonçait les barrières bureaucratiques. En revanche, rarement le thème de la gestion de flux migratoires massifs en provenance de Cuba n’a été abordé. Sans oublier que la réforme cubaine n’enlève pas l’obligation d’obtenir un visa du pays étranger qui aura le dernier mot.


En fait, l’originalité vient de la volonté de l’Etat de l’inscrire dans le cadre de l’actualisation du socialisme cubain lancée en 2008. Depuis 20 ans, la chute de l’URSS et la crise mondiale n’avait pas permis à Cuba de déboucher vers de nouveaux acquis majeurs comme ce fut le cas au début de la Révolution (santé, éducation, sciences, culture). La politique menée avait surtout privilégié le maintien, avec succès, de ces acquis.
 

 

Aujourd’hui, Cuba fait le pari de considérer ces Cubains d’ailleurs comme des acteurs potentiels du développement de l’île, et de laisser à chacun le choix d’y contribuer.

Sébastien Madau

 

Source : « La Marseillaise »

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