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El Diablo

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Bertolt Brecht

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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

palestine-carte-maxi

JÉRUSALEM • Plusieurs ONG et le Bureau humanitaire des Nations unies ont décortiqué les méthodes israéliennes pour pousser les Palestiniens à quitter la partie de Jérusalem sous occupation illégale.



«Jerusalem is our capital!» proclament des autocollants placardés à travers toute la Cisjordanie, comme pour rappeler une revendication en passe d’être oubliée. Depuis l’annexion unilatérale de Jérusalem-Est en 1967 et sa déclaration en 1980 comme «capitale une et indivisible de l’Etat d’Israël» – actes condamnés par le Conseil de sécurité de l’ONU –, l’Etat hébreu poursuit une politique délibérée de conquête de la ville sainte au détriment de la population palestinienne, dont les formes multiples demeurent méconnues.


«Depuis 1967, les différents gouvernement municipaux aux côtés du Ministère de l’intérieur ont appliqué des politiques qui visent, directement ou indirectement, à maintenir une majorité juive dans la ville. Dans certains cas, ces motivations démographiques ont été exprimées explicitement, dans d’autres, elles ont été rendues évidentes par la pratique», dénonce l’ONG israélienne ICAHD (Israeli Commitee Against House Demolitions), dont le fondateur est lui-même conseiller municipal. Outre un complexe système de permis qui limite ou interdit l’accès à la ville à la plupart des Palestiniens et la construction intensive de colonies à Jérusalem-Est, Israël pratique en effet différentes politiques discriminatoires qui ont pour conséquence de limiter la croissance de la population palestinienne et de la pousser peu à peu au déplacement forcé.


«Israël a pris ces dernières années des mesures afin d’altérer la composition démographique de la partie occupée de Jérusalem, et ce d’une manière irréversible», affirmait déjà en 2011 Richard Falk, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés. Et l’Etasunien de qualifier «la poursuite de l’expansion des colonies à Jérusalem-Est combinée avec les expulsions forcées de Palestiniens résidents depuis longtemps» de «situation intolérable qui ne peut être décrite, par son impact cumulé, que comme une forme de nettoyage ethnique».



Droit de résidence précaire
Cette réalité, Samia*, Palestinienne de Jérusalem, ne la connaît que trop bien. Depuis des générations, sa famille possède une maison dans la vieille ville. Celle-ci étant devenue trop petite avec le temps, toute la famille a dû déménager en périphérie, dans un quartier situé de l’autre côté du mur et menacé d’être «relégué» en territoire palestinien. «Nous gardons notre adresse dans la vieille ville, mais si Israël découvrait que nous n’occupons pas la maison en permanence, notre droit de résidence pourrait à terme nous être retiré!» explique-t-elle.


Pour avoir refusé de reconnaître la souveraineté d’Israël sur l’ensemble de la cité, les Palestiniens de Jérusalem n’ont en effet pas le statut de citoyens à part entière, mais celui de «résidents permanents d’Israël». Un statut qui peut leur être retiré à tout moment, notamment s’ils ne peuvent prouver que leur «centre de vie» se trouve dans la ville sainte. «Parfois les autorités israéliennes envoient des inspecteurs pour vérifier que les habitations sont occupées. Avertis par les voisins, nous gagnons alors au plus vite notre maison, remplissons le frigo et faisons semblant d’y habiter!» explique Samia.


En 1995, le Ministère de l’intérieur israélien a introduit une régulation demandant aux Palestiniens de Jérusalem de prouver qu’ils y avaient habité durant les sept dernières années, faute de quoi ils y perdraient le droit de résidence. «Les conditions de preuves demandées étaient si extrêmes que même des personnes qui n’avaient jamais quitté la ville avaient des difficultés à le prouver», dénonce l’avocate spécialisée dans les droits humains Elodie Guego, active au sein du Norvegian Refugee Council (NRC).


La Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Jérusalem (CCDPRJ), qui regroupe plusieurs ONG, dénonce aussi des distorsions dans le droit à la nationalité. Ainsi, alors qu’Israël reconnaît la double nationalité pour ses autres citoyens, un Palestinien de Jérusalem qui sollicite ou acquiert un droit de résidence ou la nationalité dans un autre pays perdra son statut de résident. Celui-ci n’est en outre pas accordé automatiquement aux conjoints ou aux enfants. Des conditions qui contraignent les concernés à vivre dans l’illégalité (sans accès aux services de santé, sociaux ou scolaires), ou à transférer leur «centre de vie» à l’extérieur de la ville, au risque de perdre leur permis de résidence.


Selon les chiffres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), environ 14 000 Palestiniens auraient ainsi vu leur carte de résidence révoquée par les autorités israéliennes depuis 1967. «En revanche, en vertu de la ‘loi du retour’, les juifs à travers le monde obtiennent la citoyenneté israélienne pratiquement dès leur arrivée en Israël», rappelle la CCDPRJ.



Urbanisme discriminatoire
Si les Palestiniens comme Samia (1) et sa famille sont poussés à partir, c’est également, selon ICAHD, en raison d’un urbanisme qui ne prend pas en compte leurs besoins. «Malgré une population palestinienne qui a plus que quadruplé, aucun nouveau quartier palestinien n’a été créé depuis 1967 et le nouveau plan d’aménagement du territoire ne prévoit que très peu de place pour de nouvelles constructions palestiniennes», pointe l’organisation, qui estime qu’il manquera 200 000 logements pour les Palestiniens d’ici à 2020.


Lors de la commande de ce plan d’urbanisme, le gouvernement assignait en effet à l’agence retenue de «mettre en œuvre des politiques urbaines qui confirment la place de Jérusalem comme capitale d’Israël et, dans cette optique, de veiller au maintien d’une certaine distribution ethnique de la population: 70% d’habitants juifs et 30% d’habitants arabes (2) ». Une exigence que les urbanistes eux-mêmes auraient jugée irréaliste en raison de la croissance naturelle plus rapide de la population palestinienne, ce malgré une immigration dans la ville rendue pratiquement impossible. «Israël a transformé l’urbanisme en outil dans les mains du gouvernement, dont le but est d’empêcher la progression de la population non juive de la ville», dénonce la CCDPRJ.


Même dans les zones prévues à cet effet, il est du reste pratiquement impossible aux Palestiniens de construire légalement, tant les restrictions imposées sont strictes: frais d’obtention d’un permis de construire mirobolants (entre 20 000 et 25 000 dollars), délais de traitement interminables (entre cinq et dix ans), démarches nécessaires à prouver la propriété de la terre onéreuses et très peu de permis octroyés in fine.


Confinés dans des quartiers surpeuplés, ils n’ont alors pour seule option que de partir s’établir en périphérie avec le risque de perdre leur droit de résidence, ou alors de construire illégalement, avec la menace constante de voir leur maison détruite faute du permis adéquat. Selon la CCDPRJ, 40% des habitations à Jérusalem-Est auraient ainsi été construites sans permis et près de 9000 habitations détruites depuis 1967 (2000 selon l’OCHA).


«Alors que des restrictions sont imposées à la croissance de la population palestinienne, la population juive est encouragée et bénéficie du soutien de l’Etat, incluant l’expansion continuelle de quartiers juifs ou de colonies à Jérusalem-Est», dénonce ICAHD. Pour 300 000 Palestiniens, Jérusalem-Est compte en effet déjà 200 000 colons, et les projets de nouvelles constructions ne manquent pas. Une colonisation qui entoure les quartiers arabes et, en plus du mur de séparation, les isole progressivement du reste de la Cisjordanie. «Les mesures israéliennes coupent de plus en plus Jérusalem-Est, le cœur politique, commercial, religieux et culturel palestinien, un centre pour les services médicaux et éducatifs, du reste des territoires occupés», relève ainsi le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU.



Jérusalem, clé de la paix
«Les lois, les politiques et les pratiques qu’Israël applique aux Palestiniens à Jérusalem violent plusieurs importantes dispositions du droit international. Israël doit y remédier pour remplir ses obligations de pays respectueux des lois et paver le chemin vers une solution pacifique juste et viable au conflit israélo-palestinien», conclut l’ONG israélienne ICAHD. «Jérusalem est au cœur de tous les antagonismes au Moyen-Orient. Le silence international et l’absence de dénonciation de la stratégie israélienne de transfert risquent d’avoir des conséquences irréversibles et de détruire les perspectives régionales de paix. Le transfert des Palestiniens représentera bientôt une réalité incontestée mais ne devrait pas demeurer silencieux», renchérit Elodie Guego.


Toute solution à la question palestinienne ne pourra en effet ignorer le thème de Jérusalem. L’annonce, le 30 octobre dernier par Israël, de la construction de 1500 nouveaux logements à Jérusalem-Est n’a-t-elle pas torpillé des pourparlers qui venaient à peine de débuter?

  • (1).Nom d’emprunt
  • (2) Irène Salenson, «Jérusalem en 2020 sous l’œil des urbanistes», Bulletin du centre de recherche français à Jérusalem, no 16, 2005 (70-30 est la proportion qui existait en 1967).

Samedi 7 décembre 2013 - Juliette Müller

 

 

source: http://www.lecourrier.ch/

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