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Publié par Michel El Diablo

Beji-Caid-Essebsi-Tunisie-.jpg

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les Tunisiens n'ont plus guère d'illusions sur une démocratie confisquée, leur révolution trahie. Comme prévu, le vieux lion du benalisme BCE sera sacré. L'important est ailleurs : la stabilité retrouvée garantit de quoi appliquer l'orage austéritaire prévu par le FMI.

 

Le taux d'abstention élevé du 2nd tour des présidentielles est l'image des illusions perdues. Deux candidats aux liaisons étroites avec de puissants amis en France, en Tunisie. Un scrutin où tout est déjà joué, alors que se joue la vraie partie : le partage du pouvoir, du gâteau, de la Tunisie.

 

Beji Caid Essebsi (BCE), l'ancêtre qui a traversé en haut lieu 50 années de dictatures toujours en bonne amitié avec son parrain français, sauveur de la grande bourgeoisie tunisienne occidentalisée face à Moncef Marzouki, homme de paille des intérêts français d'abord, qataris désormais.

 

Nous l'avions annoncé, il n'y a aucune magie dans ce scrutin : BCE sera président de la République, élu avec une marge de plus de 55 % des voix.

 

Habileté tactique ou reflet de ses contradictions, le parti islamiste Ennahdha s'est gardé de présenter tout candidat – tout en soutenant en sous-main mais peut-être pas jusqu'au bout Marzouki, pour compter les points avec BCE – pour mieux négocier ferme les conditions d'un compromis historique. Un calcul risqué qui peut aussi conduire à une fracture, un éclatement du mouvement.

 

Spectateurs désillusionnés de la confiscation de la révolution tunisienne, nous avions identifié trois éléments-clés dans la « transition » :


(1) la recherche d'une « union nationale », dans un gouvernement technocratique, coupé de la volonté populaire, entérinant la collaboration patronat (UTICA) / syndicat (UGTT) ; 

(2) un difficile « compromis historique » laics/islamistes entre bourgeoisie islamiste, commerciale et privatisatrice, et bourgeoisie laïque, financière et bureaucratique ; 

(3) la cruciale mise en œuvre des « réformes structurelles » : privatisation des secteurs publics, liquidation de l'appareil d’État, déréglementation des secteurs subventionnés.

 

Dans une situation encore très incertaine, la vérité sort de la bouche des véritables acteurs de la transition : les grandes familles financières du pays, le FMI ainsi que les leaders réels des formations politiques qui vont se partager le pays.

 

FMI : une transition réussie pour réaliser 10 réformes structurelles

 

Le FMI vient de réaliser, le 11 décembre 2014, sa cinquième révision dans le cadre du « plan d'aide » accordé en juin 2013, de 1,7 milliard de dollars, pour la dernière tranche de 100 millions de dollars.

 

Le responsable délégué par le FMI pour la Tunisie, Naoyuki Shinohara, a souligné que la « Tunisie a réussi sa transition politique, malgré un environnement national et extérieur difficile. Maintenant, il s'agit de réaliser un programme de réformes pour corriger les déséquilibres structurels ».

 

Le FMI indique comme « réformes structurelles prioritaires », l'amélioration « du climat d'investissement, donc l'adoption d'une législation sur l'ouverture à la concurrence, l'encadrement des faillites et les partenariats public-privés ».

 

L'axe de travail pour 2015 est clair. En septembre 2014, la 4 ème révision avait encore été plus précise dans l'agenda de réformes structurelles.

 

Elle oscillait entre optimisme avec le « consensus entre toutes les parties prenantes (au pouvoir)pour le soutien au programme de réformes appuyé par le FMI ». Autrement dit, une union nationale au niveau des grandes familles capitalistes tunisiennes, sanctionnée par l'UTICA.



Et inquiétudes quant à « l’intensification des tensions sociales – grèves, manifestations – pourrait ralentir la production, retarder la mise en œuvre si cruciale des réformes ». Là réside toute la contradiction de la situation tunisienne, une situation sociale explosive incarnée par les divisions au sein de l'UGTT, entre une base militante et des directions cooptées.



Les réformes annoncées par le FMI en septembre 2014 sont celles qui devront être actées dès le début de l'année 2015 pour faire face à la chute des investissements, à la hausse de l'inflation réelle, à la persistance d'un chômage élevé :



1 – la « réforme de la fonction publique », ou dégraisser le mammouth de l'Etat : Le FMI souligne que les salaires des fonctionnaires avalent 60 % des recettes fiscales, 30 % des dépenses publiques, avec 75 000 embauches entre 2010 et 2012.



Il pointe le fait qu'il y aurait trop de fonctionnaires, des salaires trop élevés pour les employés moins qualifiés … et trop faibles pour les cadres supérieurs. Ses solutions : un « dégraissage », commençant par un plan de départ volontaires ; le gel des salaires dans les échelons inférieurs.



2 – Une libéralisation ultérieure du commerce extérieur. Le FMI prône de légères fluctuations monétaires (dévaluation), des ajustements fiscaux (hausse de la TVA) mais ne veut aucune restriction sur les importations, ni subventions aux exportations, ce dont les autorités tunisiennes ont convenu. Le FMI encourage la Tunisie à développer le tourisme et l'exportation de matières premières (phosphate), en partenariat avec les investisseurs étrangers.



3 – « Réforme énergétique », en finir avec les subventions sur l'énergie pour la population : le FMI reste dans une perspective strictement libérale, en particulier de restriction de la création monétaire et de la dépense publique. Il se félicite des choix du gouvernement tunisien pour l'année 2014 – soulignant la hausse des tarifs de l'électricité, du carburant, la modération salariale – recommandant de s'en tenir à cette politique de gel des salaires et des subventions pour 2015.

 

4 – « Réforme du secteur bancaire », d'abord recapitaliser les banques publiques : c'est la ligne qu'encourage aussi la Banque mondiale pour les trois grands groupes publics (Banque de l'Habitat, Banque nationale agricole, Société tunisienne de Banques).

 

L'Etat a déjà versé 250 millions d'euros en 2014 et 150 millions d'euros ont déjà été actés pour début 2015, dans la Loi de finances. Le FMI favorise l'hypothèse d'un renforcement des actionnaires privés, sans évoquer une privatisation problématique pour des banques à la rentabilité incertaine.

 

Le FMI encourage à aller plus loin dans la libéralisation du secteur bancaire, dans la livraison de prêts aux entreprises, le financement direct sur les marchés financiers et une plus grande « indépendance » de la BCT (Banque centrale tunisienne).

 

5 – « Réforme des retraites », recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans : c'est un point très sensible, surtout que le FMI recommande des réformes structurelles encourageant la ré-évaluation du montant des pensions (à la baisse), et des cotisations sociales (à la hausse).

 

6 – « Réforme fiscale » (1), le 'choc de simplification' et l'harmonisation fiscale : le FMI presse à la simplification des taux de TVA (à la hausse au vu des pressions sur les subventions publiques pour les biens fondamentaux), à l'harmonisation de l'impôt sur les sociétés (à la baisse) entre taux off-shore et on-shore.

 

7 – « Réforme du cadre d'investissements », dans les intérêts des investisseurs : ce qui passe selon le FMI par des nouveaux Code pour les investissements, Code pour les PPP, Code sur la concurrence qui déboucheraient sur une simplification des procédures administratives, une ouverture du marché tunisien dans le sens des intérêts des investisseurs étrangers.

 

8 – « Réforme des structures territoriales », régionalisation et autonomie : exigeant que les 24 gouvernorats, dans lesquels les compagnies étrangères désirent réaliser des investissements, disposent de plus de marge de manœuvre. Le FMI ne précise pas s'il s'agit d'une simple gestion déléguée, ou d'une autonomie élargie à la fixation des contrats, au financement des projets.

 

9 – « Réforme du Code du Travail », flexibilisation du salariat : cela passe pour le FMI par la « réduction des rigidités du marché du travail », la facilitation de la création d'entreprises par les jeunes diplomés et une réforme de la formation professionnelle pour la lier plus aux intérêts des entreprises.

 

10 – enfin, la « restructuration des entreprises publiques » : sachant que les plus grandes entreprises restent publiques, malgré leur santé financière précaire.

 

Le FMI souhaite que les subventions publiques soient réduites, les entreprises restructurées, ce qui signifie des plans de licenciement et des ouvertures au capital privé, que ce soient les grandes familles tunisiennes ou les grands monopoles étrangers.

 

Les télécoms, le secteur aérien, l'énergie, l'eau sont les secteurs qui suscitent la convoitise de ces groupes. Ces secteurs étaient protégés sous Ben Ali, une source de revenus captés par les grandes familles, surtout celle de Ben Ali Cela suscitait des rancœurs chez certaines familles émergentes.

 


Analyse des groupes financiers tunisiens : « union nationale » inévitable ?


 

Qui soutient qui en Tunisie ? Si on prend les 10-15 familles tunisiennes les plus riches, on s'aperçoit que presque tous ont des allégeances politiques, surtout du côté de Nidaa Tounes et BCE.

 

Elles financent le parti, parfois s'intègrent à ses appareils exécutifs : c'est le cas de la famille la plus riche, les Elloumi mais aussi des Meddeb, Mabrouk, Milad, Hechicha, Hamrouni, Sellami, et le jeune loup Riahi, mais via sa propre formation, l'Union patriotique libre (UPL).

 

Les islamistes d'Ennahdha semblent minoritaires mais ils peuvent compter sur les plus grandes fortunes : Ben Ayed, Loukil et Frikha qui n'ont pas hésité à jouer un rôle de premier plan dans le parti ces derniers mois, jusqu'à se présenter sur les listes du parti.

 

Ces 15 grandes familles ont de nombreux points communs : elles se sont toutes considérablement enrichies sous l'ère Ben Ali, souvent à partir de positions dans l'agriculture, renforcées ensuite par des concessions commerciales, le développement du tourisme et de l'immobilier, enfin par la prise de position diversifiée dans tous les secteurs de l'économie dans la phase de financiarisation.

 

Ennahdha semble concentrer les plus grands groupes financiers, puissants fonds d'investissement et foyers d'une « finance islamique », importateur et exportateur de matériel agricole et industriel complexe, lorgnant sur les grands secteurs publics privatisables (énergie, télecoms, transports).

 

Ses intérêts sont tournés vers la finance du Golfe, les marchés nord-africains (Algérie, Libye). Ils sont aussi plus extravertis vers le monde de la finance anglo-saxonne, notamment américaine.

 

Nidaa Tounes et BCE rassemblent la bourgeoisie commerciale enrichie dans les concessions commerciales, les licences d’autorisation d'importations de denrées, de produits étrangers, dans les filiales de grands magasins, ainsi que dans le boom immobilier et touristique.

 

Leurs intérêts sont intimement liés à ceux des grands groupes français – Orange, Danone, Auchan, Casino, sans oublier les banques françaises – ainsi qu'à leurs marchés connexes, l'Afrique du nord (Maroc) et l'Europe de l'ouest.

 

Cette division est bien entendu schématique, elle ne recoupe pas toutes les trajectoires personnelles. Frikha est ainsi plus assimilable au deuxième type d'entrepreneurs, son ralliement aux islamistes a pu sembler d'autant plus surprenant pour les médias tunisiens.

 

Certains parmi ceux des entrepreneurs qui se mouillent le moins sont ceux qui ont des intérêts croisés : Bayahi, et surtout les Slama et Bouchamaoui, qui dirigent l'UTICA, sont à la tête de groupes financiers très diversifiés et mettent leurs billes dans chacun des camps.

 

Mais tous ont un programme commun : libéraliser le secteur public, source de profits potentiels ; garantir un libre-échange qui offre des opportunités à l'extérieur (marchés) comme à l'intérieur (financement) ; baisser le poids des impôts sur les entreprises ; libéraliser le marché du travail.

 

Les seuls désaccords – de taille – concernent le rythme des réformes, le partage du coût de la transition, le degré d'ouverture à la concurrence des grands groupes internationaux.

 


Dans le prochain gouvernement, « place aux jeunes » … affairistes libéraux


 

Beji Caid Essebsi a été prudent dans ses promesses, comme dans l'élaboration de son programme.

 

Alors qu'Ennahdha prônait ouvertement la réalisation des « réformes structurelles », la « libéralisation de l'économie », Nidaa Tounes parlait de « modernisation de l'économie », du renforcement d'un « cadre étatique favorable aux investissements ».

 

BCE a subtilement – pour incarner la figure de l' « union nationale » – confié le poste de responsable aux questions sociales à l'ex-leader de l'UGTT Taieb Baccouche, et surtout celui de responsable à l'économie à l'ancien dirigeant du Parti communiste, Mahmoud Ben Romdhane.

 

Le programme économique, délibérément flou, éludait toute référence à la libéralisation, aux réformes structurelles exigées par le FMI. Il restait sur des propositions de restauration d'un Etat régulateur pour inciter au développement des partenariats avec des investisseurs étrangers, rétablir une stabilité propice au retour de la croissance économique.

 

Entre les deux tours des présidentielles, si les commentateurs se sont focalisés sur la décision que devait prendre le leader de la gauche radicale, étiqueté comme « communiste », Hamma Hammami, avec ses 7,8 % des voix au premier tour. Jouant la montre, il a finalement, logiquement, appelé à voter BCE pour faire barrage aux islamistes, et empêcher la ré-élection de Marzouki.

 

Pourtant, tout s'est joué de l'autre côté, au centre. Les deux candidats surprises, les hommes d'affaires néo-libéraux et populistes Slim Riahi (UPL) et Yacine Brahim (Afek Tounès) ont intégré la direction du Comité national de soutien à BCE.

 

Il a promis de « faire la place aux jeunes » (logique à 88 ans) et surtout de faire une place à Riahi et Brahim dans le prochain gouvernement. BCE fera donc de la place aux jeunes loups du néo-libéralisme assumé, mais aussi de la démagogie et du clientélisme affairiste.

 


Un « compromis historique » en route avec Ennahdha ?

 


Ira-t-il jusqu'au « compromis historique » avec les islamistes d'Ennahdha, réel au pouvoir ou tacite dans un partage du pouvoir dans l'Etat et la société ? Nidaa Tounes est divisée, tout comme l'est l'élite bourgeoise tunisienne pour des raisons économiques comme idéologiques et politiques.

 

Eclairante à ce sujet l'interview de l'ex-numéro 2 d'Ennahdha, Hamadi Jebali.

 

Jebali est sans doute l'homme le plus puissant du pays avec BCE, proche des Etats-unis et du Qatar, partisan du libéralisme, des réformes du FMI ainsi que de la finance islamique, concepteur du gouvernement d'union nationale laissé à des experts technocratiques.

 

Jebali a annoncé cette semaine, à la surprise générale, sa démission d'Ennahdha à qui il reproche d'avoir fait un « cadeau gratuit à Nidaa Tounes » en ne présentant pas de candidat, et d'avoir laissé trop de pouvoir à BCE, dans une interview à Rue 89, le 11 décembre.

 

Jebali souligne ensuite que « la direction d'Ennadha est dans une stratégie d'intégration au pouvoir, mais dans une position de faiblesse », peut-être par peur ajoute-t-il « d'un scénario à l'égyptienne ». Or, « c'est l'absence d'Ennadha qui fait désormais peur aux Algériens et aux Américains ».

 

Jebali a réalisé un entretien le 15 décembre pour le site tunisien Leaders où il confirme que s'il ne soutient pas ouvertement Marzouki, il ne peut tolérer la concentration des pouvoirs entre les mains de BCE. Ce qu'il réclame, c'est un partage des pouvoirs :« Ma position est un appel à l’équilibrage des pouvoirs et à une large participation des forces significatives dans la prise de décision ».

 

Son gouvernement idéal, toujours un gouvernement d'union nationale, technocratique : « Il faudrait privilégier surtout la compétence et lui garantir le soutien le plus large non seulement des partis politiques, mais aussi des forces sociales, de la société civile et de l’Assemblée ».

 

Pour lui, un soutien à BCE, à Nidaa Tounes n'est plus impossible, il passerait par :

 

(1) une entente nationale sur des valeurs communes ;

(2) des réformes urgentes, portant d'abord sur l’État, la fiscalité, les dépenses publiques ;

(3) une paix sociale, pour réaliser les sacrifices nécessaires ;

(4) une union sacrée contre le terrorisme, pour la sécurité.

 

Et si Jebali était le partenaire rêvé de BCE dans un « gouvernement des compétences » élargi aux entrepreneurs Riahi, Brahimi et à l'homme d'Etat Jebali ? Un gouvernement 100 % libéral.

 

Le leader historique d'Ennahdha, Rachid Ghannouchi, ne cesse, lui, d'envoyer des signaux à BCE, répétant qu'il serait mieux que la Présidence et le Parlement soient de la même couleur politique, un soutien tacite à BCE, un lâchage de Marzouki, qui permet d'envisager le partage du pouvoir.

 

Une stratégie que dénonce Jebali, qui vise à constituer une force libérale – sans affiliation religieuse – pour former la base du gouvernement technocratique qu'il dessine depuis 2011. Alors que Ghannouchi ne désespère pas d'un « compromis historique » Ennahdha/Nidaa.

 

On s'achemine vers une tri-partition politique : 


(1) BCE, avec la bourgeoisie commerciale pro-française, 

(2) Ennhadha, et la finance islamique liée aux projets qataris

(3) Jebali, tentant de s'imposer comme la figure unitaire de la bourgeoisie, mais lié aux intérêts américains.

 

A ce sujet, les tractations avec Ennahdha vont bon train. Le partage pour la présidence de l'Assemblée des représentants du peuple est révélateur : la présidence revient à Nidaa Tounes, la vice-présidence à Ennahdha. La deuxième vice-présidence est pour le parti libéral UPL.

 

Le véritable enjeu est bien sûr la composition du prochain gouvernement. BCE joue aux devinettes, il a nié que le futur chef de gouvernement serait un ancien ministre de Ben Ali mais il pourrait accepter une « personnalité ». Il a confirmé qu'Ennahdha était « concerné » par le prochain gouvernement, tout en ménageant le fait que sa présence n'était pas automatique.

 

Le tout pourrait-il s'entendre sur un « compromis historique », un « gouvernement d'union nationale ». L'avenir nous le dira. Ce qui est sûr, c'est que moins que jamais, les Tunisiens sont maîtres de leur sort. Seule la lutte, dans la rue, dans les entreprises, peut changer les choses.

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