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Publié par Diablo

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Information communiquée par le PC israélien

 

B'Tselem [NdT : une ONG israélienne qui note les violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés] a sollicité auprès de l'armée israélienne une réaction après un grave incident l'arrestation par des soldats israéliens d'un enfant de cinq ans à Hebron pendant deux heures, coupable d'avoir jeté une pierre. Les soldats ont menacé l'enfant et ses parents, ont mis les menottes et bandé les yeux du père, livrant l'enfant à la police palestinienne. Arrêter un enfant en dessous de l'âge de responsabilité pénale, en particulier si jeune, n'a aucune justification légale.




Mardi 9 juillet 2013, à 15 h 30, sept soldats et un officier arrêtent Wadi' Maswadeh, âgé de 5 ans et 9 mois (sa date de naissance, sur la carte d'identité de sa mère: 24 septembre 2007), au checkpoint d'Abed, près du Caveau des patriarches à Hebron, après avoir lancé une pierre. Le chercheur de B'Tselem Manal al-Ja'bari, qui était présent au moment de la scène, a enregistré une vidéo de l'événement. Après que les résidents locaux se sont rassemblés sur place pour intervenir, les soldats mettent l'enfant en pleurs dans une jeep avec un autre résident palestinien et le ramènent chez lui. Quand ils arrivent chez lui, l'officier informe la mère de Wadi qu'il a l'intention de le livrer à la police palestinienne. Une heure après l'arrestation de Wadi, Karam Maswadeh revient chez lui. L'officier informe Maswadeh qu'il arrête son fils afin de le livrer à la police palestinienne. En attendant, Wadi passe l'essentiel de son temps à se cacher derrière une pile de matelas dans la maison, à pleurer. Les parents font comprendre à l'officier que l'enfant n'avait que cinq ans, mais l'officier insiste au contraire pour l'emmener à l'Administration civile israélienne et les menace, affirmant que l'armée arrêterait le père si ils n'obéissaient pas. Les soldats font ensuite quitter la maison à Karam et son fils et l'emmènent au camp militaire dans la rue Shuhada.




Wadi et son père sont conduits à la base militaire, où ils sont mis en détention pendant une demi-heure. Les soldats mettent alors des menottes et un bandeau sur les yeux à Karam et le font marcher, aux yeux de tout le monde, avec son fils, jusqu'au poste de police ducheckpoint 56, où les soldats l'arrêtent à nouveau 30 minutes. A ce moment-là, un lieutenant-colonel arrive. Le père, qui parle Hébreu, comprend qu'il s'agissait d'un officier de coordination israélien de l'Administration civile. L'officier interroge Wadi et lui demande pourquoi il lançait des pierres. Il réprimande aussi les soldats pour avoir arrêté le père et le fils devant les caméras, et regrette qu'ils « ternissent notre image publique ». L'officier fait comprendre aux soldats que, lorsqu'on arrête des gens devant des caméras, il faut « bien les traiter ». Un des soldats enlève ensuite les menottes du père, lui enlève son bandeau puis lui donne de l'eau. Quelques minutes plus tard, un officier palestinien et plusieurs policiers palestiniens arrivent. Les soldats leur livrent Karam et Wadi, les deux sont emmenés au poste de police palestinien, où ils sont rapidement interrogés puis relâchés.




Dans sa lettre au Conseiller juridique de Judée et Samarie, la directrice de B'Tselem Director Jessica Montell affirme : « La séquence montre qu'il ne s'agit pas d'une erreur individuelle d'un soldat, mais plutôt une attitude qui, nous le craignons, est considérée comme acceptable par l'ensemble des militaires impliqués, y compris des officiers de haut rang. Il est particulièrement troublant que personne n'ait pensé que cet incident pouvait être problématique : ni le fait qu'on ait effrayé un enfant de cinq ans, ni menacé ses parents de le « livrer » à la police palestinienne, ni menacé d'arrêter son père sans aucune raison juridique valable, ni qu'on ait mis menottes et bandeaux à son père, devant les yeux de son fils ».




Dans le système judiciaire militaire des territoires occupés de Cisjordanie, l'âge de responsabilité pénale est de 12 ans, comme en Israël. La signification légale est que les forces de sécurité ne sont pas autorisés à arrêter des enfants en-dessous de cet âge, même si ils sont suspectés d'avoir commis des actes criminels.




B'Tselem a rapporté de nombreux incidents impliquant des mineurs israéliens, en-dessous de l'âge de responsabilité pénale, jetant des pierres sur des Palestiniens, et aucune mesure n'a été prise contre eux. Selon la Convention sur les droits de l'enfant, signée par Israël, les mineurs doivent être prémunis contre les poursuites criminelles, surtout quand ils sont aussi jeunes.

 

Traduction JC

 

Source: Solidarité Internationale PCF


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