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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel LeDiablo

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Mory Ducros, numéro deux du transport en France, a été placé en redressement judiciaire en novembre 2013. Son principal actionnaire, le groupe Arcole, a proposé une reprise qui, après quelques modifications, prévoyait finalement mercredi 29 janvier de conserver 50 agences sur 85 et 2210 emplois sur 5000, le groupe versant une somme globale de 21 millions d’euros aux salariés licenciés, soit 7000 euros par salarié en plus de l’indemnité légale.

 

Ces propositions ont suscité un vif mécontentement. Débrayages et blocages de sites se sont multipliés, les fédérations syndicales ont apporté leur soutien sans appeler à la grève. Le groupe Arcole a menacé de retirer son offre, exigeant que cesse toute mobilisation d’ici le 31 janvier, date à laquelle le tribunal de commerce doit se prononcer.

 

De son côté, Arnaud Montebourg, se rendant mercredi dans l’un des sites bloqués par les grévistes, encourageait les salariés à faire preuve de «prudence» et à réfléchir au «risque très sérieux» de se retrouver avec 5000 licenciements.

 

Après une rencontre entre le patron d’Arcole et le Premier ministre, des négociations ont eu lieu tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Un communiqué des ministres concernés annonce qu’un accord aurait été trouvé avec des organisations syndicales. Les fermetures de sites et les 3000 suppressions d’emplois seraient maintenues. Le groupe verserait 30 millions d’euros aux salariés licenciés au lieu des 21 initialement prévus. Le comité d’entreprise réuni ce jeudi 30 janvier 2014 examinera ce projet d’accord.

 

source: POI

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