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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

 

Publié par Michel LeDiablo

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venezuela-drapeau

La Havane. 19 Février 2014


Nicolas Maduro dénonce la montée
du fascisme au Venezuela
3 morts, 66 blessés et une trentaine d'arrestations au terme des manifestations violentes organisées par l'opposition

 

Le Venezuela ne connaîtra donc pas la paix ! De nouveau, l’extrême droite fasciste locale, financée et dirigée depuis les États-Unis, comme l’a dénoncé à plusieurs reprises le président Nicolas Maduro, prétend prendre le pouvoir à travers un coup d’État violent, malgré une réalité incontournable, à savoir que le chavisme, d’abord avec Hugo Chavez puis sans lui, a gagné 18 des 19 consultations populaires qui se sont tenues dans ce pays depuis 1999.

 

L’opposition vénézuélienne, représentée par l’oligarchie nationale en cheville avec les intérêts de Washington, n’a tiré de leçons ni de son échec lors du coup d’État du 11 avril 2002, au cours duquel le gouvernement fut renversé pendant 48 heures et le président Hugo Chavez séquestré, ni de la défaite de la grève pétrolière de décembre 2002, que certains analystes ont qualifiée de plus grande grève patronale de l’Histoire de l’Amérique latine.

 

Le chavisme est sorti renforcé de ces deux événements, mais il fut impossible d’éviter les pertes en vies humaines et d’énormes dommages matériels et financiers.

 

Ces actions reprennent le scénario utilisé par Henrique Capriles qui, après avoir perdu les élections présidentielles le 14 avril dernier, refusa de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro et lança les étudiants des classes privilégiées dans des manifestations anti-gouvernementales, qui se soldèrent par l’assassinat de 11 sympathisants chavistes.

 

Ce 12 février 2014 passera à l’histoire comme une triste date pour la patrie de Simon Bolivar. En effet, la Journée de la jeunesse au Venezuela, qui devait être une journée festive, s’est transformée en une journée de violence, avec des morts et des blessés et de nombreux dommages matériels dans le centre de Caracas, provoqués par des bandes d’opposants très bien entraînés, coordonnés et infiltrés dans les manifestations étudiantes hostiles au processus bolivarien.

 

LA DÉNONCIATION DU COMPLOT

 

Face aux graves désordres, qui prennent comme prétexte les pénuries et l’inflation provoquée par l’oligarchie nationale elle-même – en fait une véritable guerre économique –, le président Nicolas Maduro a lancé un appel au monde dans la nuit du mercredi 12, ainsi que le samedi 15 février pour alerter que « des groupes néofascistes financés par les États-Unis », avaient planifié de renverser son gouvernement, et il a fait appel à la solidarité latino-américaine.

 

Le mercredi 12 février, le chef de l’État a présidé le défilé civique et militaire à l’occasion du Bicentenaire de la Bataille de la Victoire et l’inauguration du monument Bicentenaire de la Victoire, dans l’État d’Aragua. Une journée qui était dédiée à la jeunesse vénézuélienne.

 

Faisant référence aux lamentables événements survenus dans le centre de Caracas, après la marche étudiante, le chef de l’État a affirmé qu’«un putsch semblable » à celui du 11 avril 2002 s’est mis en route dans le pays, et il a prévenu que quiconque descendrait dans la rue pour commettre des actes de violence serait arrêté.

 

Il a insisté sur le fait que ce plan « avait été préparé pour nous conduire à une guerre fratricide, inciter notre population à la violence, pour nous monter les uns contre les autres ».

 

Et d’affirmer que les « commanditaires des actes de mercredi ont été identifiés », et qu’il ne cèdera pas dans sa détermination de « faire justice et d’imposer la paix. »

 

Le président bolivarien a réaffirmé que les auteurs des actes de violence « ne sont pas des groupes spontanés, mais qu’ils sont entraînés (…) nous les suivons depuis longtemps. Il existe un groupe fasciste qui utilise les libertés publiques et la démocratie pour faire de la politique publique et se préparer à renverser le gouvernement national par la voie de la violence, et cela je ne saurais le permettre ».

 

Il a appelé de nouveau à la paix et il a demandé aux jeunes qui vivent dans le pays de se séparer des groupes violents, car « sinon ils deviendraient complices de la violence et de la mort, et se retrouveraient dans les rangs des groupes fascistes ».

 

« Il veulent nous appliquer la même formule que le 11 avril 2002. Le peuple a coutume de dire que pour tout 11 [avril 2002], il y a un 13, mais agissons avant, afin que plus jamais il n’y ait de 11 avril dans le pays (…) Au Venezuela, nous faisons face à un retour du fascisme, et nous allons y mettre fin », a-t-il conclu.

 

En réponse à cette nouvelle charge contre-révolutionnaire, le samedi 15 février, le peuple vénézuélien, fidèle à l’héritage de Chavez, est descendu dans les rues pour soutenir en masse le gouvernement bolivarien.

 

Le président Maduro a également dénoncé les déclarations interventionnistes du Secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, sur la situation au Venezuela, affirmant qu’« il n’acceptera de menaces de personne ». Dans ce sens, le 16 février il a ordonné, l’expulsion de trois diplomates nord-américains pour avoir conspiré dans les universités privées du pays.

 

Pour sa part, la Procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega Diaz, a informé les médias que les actes de violence qui se sont produits dans tout le pays, ont causé 3 morts et 66 blessés graves ( 9 à Caracas, 41 à Aragua, 11 à Merida, 1 à Tachira et 4 à Lara), dont 17 parmi les soldats et les forces de l’ordre et 49 civils.

 

« Trois Vénézuéliens ont perdu la vie, mais ils auraient pu être beaucoup plus nombreux… Ce crime ne restera pas impuni, nous allons lancer des enquêtes et déterminer les responsabilités. La justice sera rendue, faites confiance aux institutions vénézuéliennes et à leurs responsables », a déclaré la Procureure générale. Par ailleurs, plusieurs agences de presse annoncent environ 30 arrestations à la suite des manifestations.

 

Comme en avril 2002, une énorme manipulation médiatique internationale, dirigée par les principales agences de presse capitaliste, notamment le journal Nuevo Herald, de Miami, et la chaîne de télévision colombienne NTV24, a été lancée pour discréditer et désinformer sur les événements, et soutenir le coup d’État contre la Révolution bolivarienne, signe de l’esprit revanchard de cette droite continentale et internationale, dont les complices ne sont autres que les anciens présidents Oscar Arias, du Costa Rica, et Alvaro Uribe, de Colombie, ce dernier directement accusé par le président Maduro.

 

Après environ deux ans de calme relatif, sans élections à l’horizon et avec un Nicolas Maduro consolidé dans son leadership, après l’indiscutable triomphe aux élections municipales du 8 décembre, la tension envahit de nouveau les rues du pays.

 

Henrique Capriles n’a pratiquement plus d’espoir de prendre le pouvoir par les urnes.

 

La défaite aux élections municipales en décembre dernier, que Capriles lui-même avait présenté comme un plébiscite pour Maduro, a mit fin à sa période de leader indiscutable de l’opposition. Aujourd’hui, un secteur dur, relativement jeune, partisan de la confrontation avec le chavisme dans la rue, et profondément néolibéral dans ses propositions politiques et économiques,est apparu sur la scène politique. La parlementaire de l’opposition Maria Corina Machado et Leopoldo Lopez, ancien maire de Chacao, en sont les visages les plus visibles. Lopez, qui était sous le coup d’un mandat d’arrestation lancé par le ministère public pour une série de délits, notamment attaque contre un édifice public, instigation à la délinquance, blessures graves, intimidation, terrorisme et homicide, s’est rendu aux autorités le 18 février.

 

À la suite des incidents, les opposants ont confirmé qu’ils maintiendraient la stratégie de mobilisations dans les rues, accusant le gouvernement des assassinats, même s’ils ont été incapables de présenter la moindre preuve.

 

Pour les analystes, ce trio (Capriles-Lopez-Machado) incarne le visage fasciste et violent dans le Venezuela actuel, lesquels feront l’impossible pour renverser le processus bolivarien.

 

Les agissements de cette aile radicale est une mauvaise nouvelle non seulement pour la droite, mais pour tout le Venezuela, car les éléments de la classe politique les plus favorables au dialogue sont acculés par cette faction, qui met en danger la normalisation démocratique, que la droite avait entamée d’une certaine manière en assistant aux réunions convoquées par le président Maduro.

 

Le Venezuela tout entier est en alerte, car ce qui se joue dans le pays, ce n’est pas une distribution du pouvoir sous un même système, mais une tentative de renversement du système même.

 

Le « golpisme » latino-américain fait ses comptes après les coups d’État en Honduras et au Paraguay et tente de prendre sa revanche contre la Révolution vénézuélienne.


JUAN DIEGO NUSA PEÑALVER



source: http://www.granma.cu/

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