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Publié par Michel El Diablo

M-PEP-nouveau

 

Ce qui devrait être une évidence pour tous, est ensevelie sous le déluge médiatique visant à inoculer le virus dans les esprits selon lequel il y aurait en France un problème de « coût du travail », d’ « offre » et de « compétitivité ». Les plus hauts dignitaires « socialistes » ont mis la main à la pâte. Ainsi, le regretté Jérôme Cahuzac, ancien ministre délégué au Budget de Jean-Marc Ayrault, obligé de démissionner car accusé de fraude fiscale, n’a « jamais cru à la lutte des classes » (France 2, 7 janvier 2013). Son successeur, Bernard Cazeneuve, lui, croit observer que « les entreprises ne sont pas des lieux d’exploitation ou d’accumulation de profit » (BFM-RMC, 6 janvier 2014). Quant à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, il confirme que « les entreprises sont au cœur de notre politique économique » (Les Echos, 23 mai 2013).


Pourtant, dans le système capitaliste, les entreprises privées ne créent pas l’emploi. L’emploi dépend uniquement du niveau de leurs commandes. Ces commandes viennent de l’extérieur de l’entreprise et l’entreprise ne peut strictement rien pour les augmenter. Autrement dit, ce sont les consommateurs (les clients en général : ménages, autres entreprises pour l’achat de biens intermédiaires, collectivités locales et Etat) qui créent l’emploi dans les entreprises, lorsqu’ils adressent des commandes à l’entreprise. C’est Jean-François Roubaud, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises qui, sans aucune malice, réagissant au pacte de responsabilité présenté par le gouvernement, fait cet aveu plein de bon sens : « encore faut-il que les carnets de commandes se remplissent » (Les Echos, 3 janvier 2014).


L’emploi dans le secteur marchand (privé), donc, dépend des commandes des clients, qui dépendent elles-mêmes du pouvoir d’achat de ces clients. Les commandes et l’emploi dépendent par conséquent de la demande des clients, autrement dit de la conjoncture économique dépendant à son tour de la politique macro-économique menée.


Réagissant au pacte de responsabilité, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, n’est même pas au niveau du président de la CGPME. Il constate en effet que « on voit bien qu’il n’y a pas de contreparties. […] Il n’y a aucun engagement en matière d’emploi dans ce pacte  » (Le Figaro, 9 mars 2014). Ce n’est pas la politique de baisse du coût du travail, celle de l’offre et le mythe de la création de l’emploi par les entreprises qui gêne Pierre Laurent. Non, c’est l’absence de contreparties en termes d’emplois. Il croit ainsi, lui aussi, à la baliverne que les entreprises créent l’emploi…


Les entreprises privées, dans le système capitaliste actuel, ne créent pas l’emploi, elles enregistrent des commandes pour ensuite embaucher afin de les honorer. Elles convertissent en emplois les demandes de biens et services qui leur sont adressées. On objectera, certes, que certaines entreprises peuvent baisser leurs prix ou innover davantage que d’autres, et engranger ainsi de meilleurs carnets de commandes. C’est tout à fait exact. Mais ce constat parfaitement réel ne fait que répartir différemment les commandes et donc l’emploi entre les entreprises, le volume global des commandes et de l’emploi, au plan macro-économique, restant inchangé et limité par le revenu des ménages. Il n’y a aucune création de l’entreprise dans ce processus.


Au niveau international, le phénomène est strictement identique. Quand un pays-atelier comme la Tunisie va parler de création d’emplois dans le textile, les Français parleront de délocalisation, ce qui est le terme juste pour signifier que, dans le processus, il n’y a pas de création d’emplois productifs, simplement un transfert. L’Etat et la société n’ont donc pas à s’aplatir devant les entreprises privées car elles ne détiennent pas la clé de l’emploi. L’emploi dans le secteur marchand va dépendre de la situation économique générale et des possibilités données aux pouvoirs publics d’agir en matière macro-économique sur les leviers habituels : la monnaie, le budget et l’investissement public, le degré d’ouverture du commerce international, les revenus des ménages… Il existe néanmoins une exception à ce principe, concernant les petites entreprises, artisans, commerçants, petites exploitations agricoles. Même avec des carnets de commande pleins, certains ne peuvent pas embaucher car les cotisations sociales patronales sont pour eux bien plus lourdes, toutes proportions gardées, que pour les grandes entreprises. Il faudra pour résoudre le problème modifier le calcul de ces cotisations en passant d’une base de calcul qui ne repose pour l’instant que sur la masse salariale, afin d’y ajouter l’excédent brut d’exploitation qui prend en compte l’activité économique réelle de l’entreprise.


Dans le secteur non-marchand, l’emploi dépendra de la volonté du gouvernement pouvant, s’il le souhaite, confier à l’Etat la responsabilité d’être l’employeur en dernier ressort afin d’éradiquer totalement chômage et précarité. C’est à la politique macro-économique que le gouvernement socialiste a renoncé, car elle implique la souveraineté de la nation par rapport à l’Union européenne.


Pourtant des solutions immédiates existent :


=>L’augmentation des salaires qui redonnera du pouvoir d’achat influera sur les emplois.


=>La sortie de l’euro, en nous redonnant la souveraineté sur notre monnaie (le Franc nouveau), permettra notamment de la dévaluer pour relancer les exportations.


=>Le droit opposable à l’emploi, en garantissant un emploi à chacun, permettra à tous les citoyens d’avoir un salaire décent.




Pour aller plus loin pour connaître les propositions du M’PEP :

 

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