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Publié par Michel El Diablo

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Plus de deux ans après l’élection de François Hollande, la pauvreté et les inégalités continuent de se renforcer, comme les mesures xénophobes et les atteintes à la démocratie, le chômage et la précarité augmentent. Le gouvernement Valls2 aggrave encore l’orientation mise en œuvre depuis deux ans. Il expulse les ministres récalcitrants, revient sur les timides avancées de la loi sur le logement, veut s’attaquer au code du travail, stigmatise les chômeurs… et se fait ovationner par le MEDEF. Il va légiférer par ordonnances, pour s’imposer à sa propre majorité et pour faire passer cette politique. Alors qu’elle est massivement rejetée par nos concitoyens, le gouvernement veut l’imposer par un coup de force, car l’on nous dit « il n’y a pas d’alternative pas de marges de manœuvre ». Pourtant, des moyens ne manquent pas !

  •  Instaurer une justice fiscale : Les deux dernières décennies ont été marquées par une transformation profonde du système fiscal qui ont vu se multiplier les cadeaux aux ménages les plus riches et aux entreprises, en particulier les plus grandes. La présidence de François Hollande n’a pas  rompu avec cette logique. Le Conseil des prélèvements obligatoires, organisme officiel dépendant de la Cour des comptes, a estimé en 2010 à environ 170 milliards les pertes annuelles de recettes pour l’État générées par la combinaison des niches fiscales et de la fraude fiscale des entreprises. Et il faut encore ajouter depuis le coût du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) 20 milliards et les 10 milliards d’exonérations de cotisations sociales familiales du pacte de Compétitivité, soit au total 200 milliards d’euros de perte budgétaire. Une réforme de la fiscalité qui rétablirait une justice fiscale en rendant l’impôt réellement progressif et en s’attaquant aux niches fiscales et à la fraude pourrait rapporter environ 150 milliards d’euros.
  • S’attaquer au coût du capital : Depuis le milieu des années 1980, le capital a capté pour l’essentiel le surplus de richesse produite. Ainsi, la part des dividendes versés aux actionnaires dans les sociétés non financières (les entreprises) est passée de 5,6 %  de la valeur ajoutée (la richesse créée) en 1980 à plus de 9 %, niveau le plus haut depuis la seconde guerre mondiale. La part des salaires dans la richesse monétaire totale créée (le PIB) a ainsi reculé de 9 points par rapport à 1982 et de plus de 5 points par rapport à la moyenne des « Trente Glorieuses ». L’augmentation de la part des profits ne s’est pas faite au profit de l’investissement qui stagne, elle s’est faite au profit des dividendes versés aux actionnaires. Cette rente est une ponction sur l’entreprise et ses salariés opérée par les détenteurs de capitaux. C’est à ce coût exorbitant du capital qu’il faut s’attaquer. Récupérer ce qui a été pris au travail permettrait de retrouver une marge de manœuvre financière que l’on peut raisonnablement évaluer à plus de 100 milliards d’euros.
  • Lever l’hypothèque de la dette : Les intérêts de la dette publique versés aux marchés financiers représentent environ 50 milliards d’euros par an. Un moratoire immédiat du paiement de ces intérêts (avec préservation des avoir des petits porteurs et des organismes sociaux) est nécessaire. Comme l’a montré le collectif d’audit citoyen de la dette publique, 59 % de la dette est illégitime car provenant des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs. Annuler la partie de la dette illégitime réduirait de manière significative les intérêts versés.
  • Mettre la finance sous tutelle : Finance et grandes entreprises sont aujourd’hui étroitement interpénétrées. Les entreprises sont aujourd’hui dominées par une logique financière au détriment de l’investissement productif et de l’emploi. Il faut reprendre le contrôle de la finance. Cela passe par un éclatement des conglomérats bancaires avec une réelle séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires, par l’interdiction des produits financiers toxiques et des opérations spéculatives, par une sélectivité du crédit qui oriente les emprunts des entreprises vers des activités socialement utiles et écologiquement responsables, par la création d’un pôle public bancaire, la levée du secret bancaire, l’interdiction des transactions financières avec les paradis fiscaux et la mise en œuvre d’une taxe sur toutes les transactions financières, le maintien et le développement de la place du livret A.

 

Face aux politiques gouvernementales et patronales, face à la pression du capital sur nos vies, il est urgent de dire stop. Toutes les avancés sociales ont toujours été conquises lorsque le peuple a montré les dents jamais par la bonté de nos dirigeants. On nous laisse croire que les choses sont plus compliquées qu’il n’y parait, que les différents problèmes sont dus à la conjoncture internationale, qu’il n’y a pas d’alternative, ce que les différents gouvernements qui se succèdent s’empressent de démontrer. C’est ainsi que l’on domestique les peuples. Il suffit de leur ôter l’espoir d’un avenir meilleur en les maintenant dans la peur du lendemain. Ensuite il est facile de les convaincre, qu’ils sont aussi heureux qu’il est possible de l’être. Rien n’est fait au hasard, tout est parfaitement calculé! Ne Vous laissez pas berner, réagissez !!!

 

Pour aller plus loin : COMPRENDRE LA CRISE

 

« Le capitalisme c’est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses pour le plus grand bien de tous »… J.M KEYNES

 

Lu sur le blog Conscience Citoyenne Responsable

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