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Proverbe chinois

Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par Michel LeDiablo

Lepaon-matignon.jpg

Les agences de presse : « Le secrétaire général de la CGT, Thierry Le Paon, a déploré lundi 27 janvier 2014 à Matignon qu’il n’y ait à ce stade « aucune contrepartie » de la part des entreprises à la baisse annoncée du coût du travail ».

*****

Toujours la même démarche : une dénonciation au départ (comment faire autrement sans se dévoiler) suivie  de l'inscription dans les négociations en exigeant des contreparties qui dans le contexte de la crise du capitalisme ne peuvent être que des contreparties factices.

 

Pour évaluer la différence avec les années 50 et les 30 glorieuses on peut effectivement se référer à ce qui s'est passé en 1955 à Renault Billancourt et qui est relaté dans le récent bouquin de Leila de Comarmond : « Les 20 ans qui ont changé la CGT » :

 

Page 68 : « Un épisode mérite en particulier qu'on s'y arrête, car il est révélateur. Même au milieu des années 1950, fait-il apparaître, la confédération était parfaitement consciente du fait que « un syndicat qui n'engrange pas des résultats, ça pose problème »... Le 28 et 29 octobre, Benoît Frachon, alors secrétaire général de la CGT, viendra ainsi défendre devant 200 cégétistes Renault, la signature d'un accord avec la Régie, prévoyant des augmentations de salaires, une troisième semaine de congés payés et le paiement des jours fériés, que ne voulait pas parapher le syndicat de l'entreprise, car disait-il, son préambule était critiquable. Et il finira par l'obtenir »

 

Mais justement la différence est dans le contexte.

 

Dans les années 50, compte-tenu de la situation économique et du rapport de force issu de la Résistance il y avait des accords qui comportaient de véritables résultats, même si c'était aussi pour acheter la paix sociale et barrer la route à toute volonté de sortir réellement du système.

 

La crise actuelle du système n'offre plus le grain à moudre que le patronat faisait transiter par les organisations réformistes.

 

Les contre-réformes imposent des contreparties bidon et la mutation de la CGT (sous l'aspect on participe à la signature des accords dans les entreprises, les branches et au niveau national) va à contresens total des intérêts des travailleurs et des orientation de lutte qu'il convient d'avoir; car PAR AVANCE on sait qu'il n'y aura pas de véritables contreparties et que par exemple l'acceptation du « pacte de responsabilité » ne se soldera pas par des engagements du patronat et des créations massives d'emploi!

 

C'est en dévoilant ce double langage de la direction confédérale que nous continuerons d'avancer et de rassembler!

 

 

Source : Rebelles

 

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