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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

Archives

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Publié par DIABLO

Réunion du 26 mars 2010

Intervention de Patricia Latour et Francis Combes

Nous avions appelé à la réunion qui s'est tenu le vendredi 26 mars 2010 rue Pelleport. Vous trouverez ici notre intervention à cette rencontre.
Nous avons appelé à cette réunion parce que nous partageons les questions posées et que, comme beaucoup d’autres, nous nous interrogeons sur la force communiste dont nous avons besoin.

Où en est aujourd’hui le courant communiste dans la société française ? Il semble plus affaibli, plus marginalisé et plus divisé que jamais.
La direction du parti paraît bien souvent n’être préoccupée que par la préservation des intérêts d’une fraction de l’appareil du parti et se montre incapable de rassembler les communistes.
Parmi les communistes, il y a les quelques uns qui semblent faire le choix de rallier le PS et proposent aux communistes un destin de muets du sérail.
Il y a ceux qui cherchent ailleurs, du côté d’Europe Écologie, abandonnant par là-même la perspective d’une éventuelle union des Rouges et des Verts pour un simple ralliement
Et il y a la grande majorité, plutôt désespérés et qui se demandent ce qu’ils peuvent encore faire…
La question majeure à nos yeux est que les couches populaires n’ont plus de représentant politique progressiste et révolutionnaire. Il se recrée ainsi une situation où les classes autrefois dites « dangereuses » sont mises hors jeu, comme à l’époque du suffrage censitaire, soit parce qu’elles sont privées du droit de vote, soit parce qu’elles s’abstiennent ; ce qui permet au bipartisme de se maintenir en toute tranquillité.
Les élections régionales et le résultat insatisfaisant du Front de gauche n’invalident pas de notre point de vue la nécessité d’une politique d’alliance et d’une stratégie de front.
Celle-ci a des raisons de fond. Aujourd’hui, ceux qui auraient intérêt à des changements anticapitalistes sont la majorité. Le « prolétariat » au sens que Marx donnait à ce mot, c’est-à-dire tous ceux qui sont contraints de vendre leur force de travail pour vivre, forme la grande majorité de la population. Mais ce prolétariat au lieu d’être concentré est très diversifié et même atomisé. L’exploitation est la réalité quotidienne de tous les précaires, des immigrés, des sans-papiers, mais il y a aussi les techniciens, les cadres, les nombreux prolétaires des ordinateurs qui ne se reconnaissent pas dans l’image classique de la classe ouvrière mais qui se sentent néanmoins souvent exploités.
Rassembler cette diversité sociale et idéologique ne peut évidemment pas se faire seuls.
Le problème est de réussir à faire du Front de gauche l’embryon d’une vraie convergence anticapitaliste. Il faut pour cela l’élargir, à plus de forces, politiques, mais aussi sociales et culturelles. Que ce soit un cartel d’organisations est nécessaire mais pas suffisant. Pour que ce front prenne vie et se change en un front social et solidaire, il faudrait aussi être capable de créer des formes de rassemblement à la base, quelque chose comme des comités populaires.
Les collectifs unitaires qui ont fonctionné avant l’élection présidentielle aurait pu, s’il n’y avait eu l’action des appareils, devenir l’embryon de tels lieux.
Dans le même temps, ce qui handicape le plus la possibilité que se forme un nouveau « Front populaire » comme en rêvaient ses initiateurs, c’est l’absence d’une vraie force communiste.
Disons-le clairement, cette faiblesse actuelle des communistes est d’abord idéologique.
En pleine crise du capitalisme globalisé, et alors que la critique du capitalisme est plus généralement partagée que jamais, nous n’avons pas été capables d’affirmer qu’on pouvait par exemple en finir avec la Bourse et qu’une autre société était possible.
Ceux qui apparaissent aujourd’hui porteurs d’une idée nouvelle, d’un nouveau projet de civilisation, ce sont les écologistes. Mais pour relever les défis écologiques, comme pour les défis sociaux auxquels la planète est confrontée, il faut une révolution du mode de production et d’échanges, et un changement de civilisation, une « réforme culturelle et morale », pour reprendre l’expression de Gramsci. Or nous n’apparaissons pas du tout comme les porteurs de cette idée nouvelle.
Cela tient bien sûr au fait que nos idées ont été criminalisées, notamment dans la jeunesse pour qui nous ne représentons souvent pas grand-chose ; mais aussi au fait que nous ne sommes pas capables ne serait-ce que de nous prononcer pour une véritable alternative. Alors que dans le monde un certain nombre de forces réfléchissent à ce que pourrait être un socialisme du XXIe siècle les communistes français ont renoncé à l’idée même du socialisme et nous ne nous distinguons pas, sur le fond, du discours social-démocrate d’aménagement du capitalisme.
Il ne s’agit pas d’en revenir à l’idée d’un « socialisme aux couleurs de la France », comme nous disions autrefois, mais de définir une alternative mondiale. L’idée communiste ne peut vivre que si elle est mondiale et redonne une actualité au mot d’ordre du Manifeste : « Prolétaires de tous le pays unissez-vous ».
C’est pourquoi, avec quelques intellectuels (comme Samir Amin, Bernard Noël, Yves Vargas, Jean Ziegler) nous avons lancé un appel à soutenir l’initiative d’une Ve internationale. Celle-ci est nécessaire pour dépasser les impasses actuelles de l’alter-mondialisme. Malgré l’appel de Chavez, cette Internationale nouvelle n’existe pas encore. Et si nous ne voulons pas qu’elle reste une rodomontade romantique et sympathique, il faut contribuer à lui donner une existence réelle. À notre avis, les communistes français, dans leur diversité, ont une grande responsabilité à cet égard.
Dans le même temps, notre faiblesse n’est pas qu’idéologique. Elle aussi organisationnelle et militante. Nous ne sommes plus organisés dans les entreprises ni dans les quartiers populaires que l’on laisse trop souvent aux mains de la télé… des dealers et des imams de tout acabit.
Les communistes aujourd’hui, dans leur très grande majorité, ne militent plus. Nous ne discutons plus avec les gens… le lien même faible que nous avions à travers l’existence de cellules et la vente de l’Huma dimanche est cassé depuis longtemps.
Et, à l’exception du travail formidable que font un certain nombre d’élus, nous n’impulsons quasiment jamais d’action.
Nous pourrions par exemple, si nous avions un vrai parti, mener une belle campagne de « votation citoyenne » pour défendre le droit à la retraite… Ce qui nous conduirait à dire beaucoup de choses sur le financement, sur la nécessité de prendre en compte non seulement la démographie mais aussi l’élévation formidable de la productivité, et de taxer les plus-values…
On ne peut prétendre redevenir porte-parole des couches populaires que si nous reprenons pied dans les quartiers, par une activité militante de terrain. En allant tout simplement non seulement distribuer du papier mais aussi et surtout discuter avec les gens.
Évidemment, la chose est plus facile quand on a des idées claires, fortes et lisibles. Et qu’on peut redonner à ses adhérents une formation politique véritable…
Cela nous conduit à dire un dernier mot sur un thème qui revient dans la bouche de nombreux camarades. Il s’agit de la « crise de la forme parti ». Attention à ne pas en faire une formule magique passe-partout. Cette crise est relative… Elle est visiblement moins vraie du côté du PS, voire du FN que pour nous.
En fait, une certaine conception du parti, comme simple machine électorale, et de la politique réduite à la participation aux institutions et à la quête des places ne marche visiblement pas pour les communistes. Et c’est normal car ce n’est vraiment pas leur raison d’être.
Lors du congrès nous nous étions prononcés pour un « Parti des communistes de France ». Façon de dire que sans jeter par-dessus bord l’héritage du PCF, il fallait une transformation manifeste pour accueillir et organiser la diversité actuelle des communistes, dans un esprit à la fois combatif et fraternel. Cette idée n’a pas été entendue, ni même écoutée. Tout comme d’ailleurs celle d’une Ve Internationale…
Que faut-il faire ? Tirer l’échelle ?
Nous ne le croyons pas. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous avons accepté de participer à la rencontre d’aujourd’hui.
Nous n’avons pas de solution magique. Mais nous pensons que la solution ne consiste pas en la disparition d’une expression autonome des communistes dans un rassemblement aussi nécessaire soit le rassemblement.
De ce point de vue, nous ne partageons pas la proposition de n’être plus qu’un courant communiste au sein de la FASE. Que la FASE existe, qu’elle se développe, que les communistes qui le souhaitent y prennent toute leur place, bien sûr… mais cela ne répond pas au problème posé.
Il existe dans la société française un courant de radicalité, un courant communiste et révolutionnaire qui ne trouve plus à s’exprimer dans le vote PCF ou Front de gauche. Les résultats du NPA aux dernières régionales sont, de ce point de vue, révélateurs. Même si au plan national leur score est en baisse (ce qui exprime une perte de crédibilité liée à une stratégie perçue comme antiunitaire), ce n’est pas le cas dans les quartiers populaires de nombreuses villes de tradition communiste, où, dans le même temps, l’abstention est la plus forte.
Autre exemple : le résultat fait par le front de gauche élargi dans le Limousin, qui s’est maintenu au second tour, est un exemple frappant et qui témoigne des possibilités d’une stratégie autonome à l’égard du PS.
Comment avancer ? Pour notre part, nous pensons qu’il ne faut pas se résoudre à l’éclatement actuel…
Même si notre proposition peut paraître un peu irréaliste, nous pensons qu’il faudrait au contraire se prononcer pour la tenue d’Assises communistes, réunissant membres du parti et communistes en dehors du parti, afin de donner le jour à ce qui pourrait être quelque chose comme une Alliance des communistes de France, ouverte à tous les groupes et tous les courants afin de donner encore une chance à ce que certains ont appelé à un moment une « Maison commune des communistes ».

Patricia Latour
Francis Combes

Texte d'appel à cette rencontre qui rassemblait plus de 300 communistes :
Après la séquence des élections européennes et régionales, beaucoup d’adhérents du Parti communiste s’interrogent sur l’avenir de leur engagement au sein du PCF. La logique de repli des dernières années, incluant dans la période récente la mise à l’écart d’un grand nombre de militants, va avec une incohérence inédite dans ses choix stratégiques, loin de ce qui bouge dans la société, ou l’abordant du « bout des lèvres ». Jamais les adhérents n’ont été à ce point divisés et privés de réflexions, de débats, de novations qui leur permettraient de peser sur le cours des choses dans une société capitaliste en crise systémique. Alors que de par le monde des millions d’individus cherchent des voies nouvelles pour construire un post-capitalisme qui réussisse là où jusqu’ici toutes les tentatives de faire mieux ont échoué, peut-on, et comment, faire vivre autrement une option communiste refondée ? Faut-il s’organiser, comment et avec qui pour contribuer à ce qu’une majorité de nos concitoyens défrichent les chemins inédits d’élaboration d’un nouveau projet et d’une nouvelle force de transformation sociale et écologique, pour une société de justice, de liberté, solidaire, humaine et démocratique ?

 

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C.Morin 28/03/2010 22:34


Que de baratin pour rien ,pas un mot sur l'europe alors que celle ci est devastatrice  pour tout changement de societeS , Un nouveau rassemblement pour quoi faire construire une europe sociale
, pour un capitaliste humain ? bof je ne pense pas que ce soit cela  qui c'est exprime dans le vote contestataire et surtout ceux qui se sont tres fortement abstenus lors des elections
regionales ,voir nouvel article El Diablo du 28.03.0-10 < les travailleurs n'ont pas encore gagnes !>d'Action Communiste de Haute Normandie ils ont compris que le rassemblement que le monde
du travail a besoin aujourd'hui ne se limite pas a etre plus rouge que le PS et ensuite faire des alliances avec ce parti de droite  Europeen eh oui
le PS ( traite de Lisbonne etc)  .Le grand rassemblement que souhaite nos camarades doit a mon avis etre avant tout pour que la France sorte de l'Europe et que soit
creer un veritable parti et une societe communiste au sens propre,voila le changement dont a besoin le monde du travail de la Fance